PUBLIC RECORD OFFICE

། ། །

سلسلنا

Reference :-

C.O.

882

3

PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON

ALLY WITHOUT PERMISSION OF THE BE REPRODUCED PHOTOGRAPHIC-

COPYRIGHT PHOTOGRAPH-NOT TO

( 20 )

IV. Tout Créole ou Africain qui voudra se livrer à la culture de la terre ou exercer une industrie quelconque sera tenu de faire une déclaration à la police. Il dira s'il est seul, ou s'il a une famille, de combien de personnes se compose sa famille, l'industrie qu'il veut exercer, ou la quantité de terres qu'il veut cultiver, l'endroit où il doit habiter le nom du propriétaire qui lui donne des terres à planter. Quels sont ses moyens d'exist- ence jusqu'au moment ou les plantations qu'il doit faire seront en état de suffire à sa nourriture et à celle de sa famille.

A

J'insiste sur se paragraphe, parceque j'ai sous les yeux l'exemple d'Africains sortis chez moi depuis le 1* Avril dernier, Ils sont cinq ou six dans la même case, ils ont défriché environ un arpent de terre, ils attendent la bonne saison c'est à dire Octobre et Novembre pour planter leur terrain. De quoi vivent-ils maintenant, et de quoi vivront-ils jusqu'au mois de Mars 1875, époque de leur première récolte ? La réponse est facile, de vols et de pillage."

V. Le propriétaire ou l'habitant sera tenu de surveiller la conduite des Créoles ou des Africaine aux quels il donne des terres, et s'il est prouvé que ses fermiers ne font une culture suffisante pour leur nourriture, il sera passible d'une amende de 207.

VI. Toute personne qui emploiers dies Créoles ou des Africains (sans contrat d'engage- ment) soit comme journaliers, soit comme fermiers, sera tenue d'inscrire sur un régistre, le nom de chacun de ses employés ou fermiers, la dâte de leur entrée.

sous peine d'une amende de 201.

Il suffit de jeter un coup d'œil sur les livres de la magistrature stipendiaire pour se convaincre que, sur cent Africains qui finissent leur engagement, il n'y en a pas cinq qui se réengagent.

J'ai déjà dit ou allaient ces hommes, ce qu'ils devenaient.

Les habitants qui travaillent, qui cultivent de grandes propriétés, qui cherchent à donner l'élan dans les pays se vcient déjà dans l'impossibilité d'entretenir les plantations déjà commencées.

Je suis dans cette pénible situation. Sur quatre-vingt-dix Africains que j'avais, il y a un an, il m'en reste douze.

Ni les bons traitements, ni les gages élevés, ne peuvent les décider à rester. libres, et pour eux la liberté c'est le droit de ne plus travailler.

Ils sont

Je demande encore ce que nous deviendrons avec un pareil systême. Les habitants sérieux n'ont-ils pas raison quand ils témoignent leur répugnance pour tout nouvel impôt. Ils disent avec vérité, que le Gouvernement éprime le vagabondage. Si nous avons des bras pour cultiver nos terres, nous ferons des produits, et nous paierons sans murmure les impôts raisonnables qu'on nous demandera.

J'approuve hautement ce raisonnement.

On doit employer tous les moyens qui peuvent encourager les Africains à contracter de nouveaux engagements. A ce propos je demanderai que les engagés soient exemptés de toute taxe et de tout impôt.

J'ai parlé de la dévastation des baies, et j'ai dit que dans un temps très rapproché, il arriverait ici ce qui est arrivé à Maurice, le poisson s'éloignera et finira par disparaître.

Est-ce une raison parcequ'à Maurice on n'a pas eu la sagesse de faire des Ordonnances sur la pêche alors qu'il en était temps encore, pour que nous ne soyons pas plus prévoyants.

On dit, ia mer est à tout le monde; c'est très bien. Mais pourquoi ne pas faire des Ordonnances locales pour empêcher le pillage des baies et la destruction du poisson.

Je propose l'Ordonnance suivante :

I. Tout propriétaire aura le droit de louer du Gouvernement la baie, ou la portion de baie, qui se trouvera devant sa propriété depuis le rivage jusqu'aux brisants.

II. Il sera défendu au dit propriétaire de transmettre son droit de pêche.

III. La location sera faite pour un an et renouvellable chaque année.

IV. Le propriétaire ne pourra pêcher sans prendre une patente.

V. Il devia se conformer à toutes les Ordonnances qui pourraient être faites pour réglementer les époques de pêche, la dimension des mailles, des filets, et des casiers, &c. &c.

Le pays a besoin d'un chef qui sache se rendre un compte exacte de tout ce qui se fait, de tout ce qui se passe.

Votre Excellence a fait un heureux choix dans la personne du Capitaine Havelock qui a su par so courtoisie et sa fermeté, mériter le respect et l'estime générale. Ce serait un bonheur pour les Seychelles s'il était confirmé comme Chef Civil Commissioner.

( 21 )

J'ai eu l'honneur d'écrire à votre Excellence, qu'elle était mon opinion sur la manière dont la justice devrait être rendue aux Seychelles.

Ici le magistrat est non seulement investi de pouvoirs très étendus mais encore son autorité n'a pas de contre-poids, il n'a pas à craindre la publicité d'actes qui pourraient être répréhensibles, et s'il n'est pas honnête homme il fera un mal immense.

Tout le monde n'a pas les moyens ou l'énergie de lutter contre un magistrat ignorant ou partial; il nous faut un magistrat savant, équitable, consciencieux, qui, suivant l'admirable expression de nos codes, rende la justice à ses concitoyens, un homme probe et libre.

Il est indispensable que le magistrat connaisse parfaitement la langue française, autre- ment il lui sera impossible de rendre une bonne justice.

On ne croirait jamais que dans ce pays, il n'y a de gardes qu'en ville, et qu'à 15 et 20 milles de distance la police n'existe pas. Il y a dira-t-on des gardes qui font des tournées pour voir si tout est en ordre.

Les gardes font, ou ne font pas ces tournées; dans tous les cas ils ont si peu d'autorité, qu'ils n'ôsent rien entreprendre, et ils ferment les yeux sur les abus qu'ils

rencontrent.

On ne peut donc s'étonner qu'au fond des campagnes, dans les quartiers éloignés, les vagabonds pullulent et les voleurs ne sont retenus par aucune crainte.

Je demande que des corps de garde soient établis dans ces quartiers éloignés. Chez moi (par exemple) je crois que l'endroit serait bien choisi. Je pourrais même au besoin fournir le corps de garde. Il faudrait un sergent et trois ou quatre gardes. Ils ne manqueraient pas d'occupation.

La police recrute les constables trop légèrement. Je connais des gens enrolés comme constables, qui ne sont que d'affreux misérables.

Lorsqu'on a commencé à faire la route de la Grande Anse, des plaintes se sont élevées de tous côtés. A mesure que la route s'est avancée, les récriminations ont diminué. Sans doute dans les quartiers qui n'ont pas de chemins praticables, on crie au favori. tisme, chacun voudrait voir la route passer devant sa porte.

Le Gouvernement ne doit pas s'inquiéter de ces criailleries. Un chemin est commencé, il est utile, il doit être fini et il doit aller aussi loin que possible, car il porte avec lui le progrès, et les resources de la civilisation.

Un pays, dépourvu de voies de communication est un pays de sauvages. Il suffit d'aller à la Baie Lazarre, à l'Intendance, à la Grande Police, à l'Anse Forban, pour qu'on s'imagine être au centre de l'Afrique.

Je me permettrai de critiquer la manière dont le chemin du Barbaron a été tracé sur

la plus grande partie de son parcours.

L'employé chargé des routes avait alors à surveiller de nombreux travaux en ville, et il avail en outre les affaires de son bureau.

Lorsqu'il venait à la route du Barbaron, il ne pouvait disposer que de quelques heures pour tracer l'ouvrage qu'il devait laisser aux hommes employés à la confection du chemin. Il n'avait aucun instrument, il ne pouvait, se rendre un compte exact des difficultés qu'il avait devant lui; et, toujours, un examen attentif des lieux lui eût fourni les moyens d'éviter ou de tourner les difficultés.

Il est sage de continuer cette route commencée, et de la conduire jusqu'à l'Anse la Mouche, pour la rejoindre là à la route de la pointe au Sel. Il faudrait faire le tracé d'avance (ce qui est très facile).

Je ne crois pas qu'il soit déraisonnable de ma part de demander que la route soit continuée jusqu'à la Baie Lazarre. Si comme Civil Commissioner, je prends part aux affaires publiques et je cherche à me rendre utile au pays, il est juste que pour me rendre aux séances du conseil, je ne sois pas exposé à me rompre les os.

Je demande aussi que lorsque le chemin commencé sera achevé, qu'il soit fait droit à la demande des habitants du Port Gian et des environs, qui demandent une route par la Forêt Noire.

18:0

Monsieur Sangier, habitant de ce quartier, a travaillé à la Réunion' comme sous- ingénieur des ponts et chaussées. Il propose au Gouvernement de faire gratuitement le tracé de cette route, et il assure que les pentes n'auront jamais plus de sept pour cent, dans les endroits les plus difficiles.

ני

J'ai souvent, entendu, dire que le Gouvernement était embarrassé pour employer les prisonniers quand ils érafent nombreux. Pourquoi ne les mettrait-on pas à travailler

aux routes, sous la surveillance des gardes.

.1

Ce serait d'un fort bon effet et une grande économie dans la confection des chemins. Je signalerai à votre Excellence, l'inutilité d'un warden pour la partie Sud de Mahé.

C 3

Share This Page