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trempé au feu de la lutte de libération. Mais toute autre est
opinion de la Zambie à qui on puête l'intention de caresser le secret espoir de voir Nkomo (acquis aux idées du Président Kaunda) accéder au pouvoir au Zimbabwe. Après le "coup de l'Angola", le Président Kaunda aurait du mal à accepter dans cet autre pays voi- sin qu'est le Zimbabwé l'avènement à la magistrature suprême d'un homme "indépendant et engagé" qui viendrait ainsi ruiner le pro- gramme du fameux "dialogue" qui a reçu l'appui "militant" du Pré- sident Kaunda. Il n'est pas utile de rappeler avec quel accent pathétique le Président Kaunda a accueilli les fameuses déclara- tions de Kissinger. Tout le monde en Afrique a suivi le film de cette "mise en scène". Le Président Zambien s'était empressé d'in- troduire auprès de "son ami" Henry Kissinger l'un des "Chefs de 1'ANC" Nkomo. De source bien informée, on dit que le Président Kaunda, tout comme dans le cas de la guerre d'Angola, aurait ex- horté les USA à s'engager plus à fond au Zimbabwé, suggérant au Secrétaire d'Etat américain d'exercer des" pressions" sur l'Afri- que du Sud pour qu'elle lâche le régime Ian Smith... En plaçant un homme comme Nkomo à la tête du Zimbabwé, on éviterait la catas-
trophe que constituera la venue d'un leader qui pourra émerger des
rangs de l'armée de libération et qui, formé à l'Ecole du FRELIMO,
ne sera pas très différent du Président Samora MACHEL. Un fait est
certain, rien ne se fera au Zimbabwé sans l'adhésion de la "Troi-
sième Force", par conséquent sans au préalable obtenir la coopéra-
tion du Mozambique. Il faut souligner en passant que les membres du Comité Ad Hoc ont été fortement impressionnés par la personnalité
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