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territoire colonial. Le Mozambique subit chaque jour le tir nour- ri de l'hostilité des pays occidentaux qui ont compris que ce jeune Etat, enfant de la guerre de libération, ne peut être que sérieusement engagé aux côtés des autres peuples africains qui luttent pour leur véritable indépendance. Au cours de la récente visite officielle qu'il a effectuée au Mozambique, le Président Kaunda a été victime de la presse sud-africaine qui lui a prêté des propos pour le moins désobligeants à l'égard de son homologue Mazambicain. On a fait dire à Kaunda les paroles suivantes : je cite "quelque chose pourrait arriver à mon jeune collègue... Le pouvoir lui tourne la tête et l'écarte de son peuple" Fin de citation. Mis au courant de cet "avertissement" largement dif- fusé par la presse sud-africaine, le Président MACHEL n'a pas mâché ses mots "Nos armes sont entre les mains du peuple et la force du peuple est comme un cyclone".
comme un cyclone". Telle a été la réponse fulgurante du Chef de la Révolution Mozambicaine. Il faut dire que le Prési- dent Kaunda a rejeté les propos qu'on lui prêtait, affirmant qu'ils étaient sans aucun fondement. Mais le mal aura déjà été fait... Le concept de la "Troisième Force" au Zimbabwé émane du Président Samora MACHEL qui, abusé par les luttes intestines qui minent l'ANC, a décidé, comme je l'ai souligné plus haut, de prendre en main la formation militaire et politique des combattants du Zimbab- wé. Nous avons rencontré auprès des autorités Tanzaniennes et du Bostwana un grand respect pour le point de vue du Mozambique sur la lutte de libération du Zimbabwé. Je n'ai pas peur d'affirmer qu'à Dar-Es-Salam comme à Gaborone, on est prêt à appuyer l'avène- ment d'un leader qui sortirait des rangs des combattants, un leader
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