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le cynisme de faire annoncer par voie de journaux qu'il tiendra une réception au Réduit le samedi 19 courant. C'est une nouvelle insulte doublée d'un défi qui ressemble singulièrement à du mépris. Gueulex tant que vous voudrez, semble dire air Charles Bruce; j'ai un moyen de vous calmer et de vous ramener à mes pieds: je vous ouvre les portes du Réduit et je vous invite à y venir prendre du thé, manger des gâteaux. Et vous y accourrez, mes amis !

Eh bien, non! Il ne faut pas qu'il y ait un Mauricien, un Anglais de bonne maison à cette réception de inonsieur le Gouverneur. Qu'on lalese y accourir les éternels basse-bottes, les assoiffés de favours et de sourires officiels, les gens à échine souple et à carcasse en feuille de songe; mais que les autres, que ceux qui ont de la diguité, s'abstiennent de paraltre à cette réception pour bien marquer leur désapprobation des actes du Gouverneur. Il faut que M. Bruce sache qu'il y a, à Maurice, des Mauriciens et des Anglais dignes qui ne désirent nullement aller saluer un hommie qui s'est montré leur ennemi en leur infligeant une humiliation imméritée et qui ternit, à jamais, une carrière qui avait été jusque là, à peu près honorable. Nous demandons à nos confrères de faire un appel à leurs lecteurs, au public, pour qu'ils restent chez eux, samedi prochain. Quant an Radical, il aura deux reportera qui veilleront aux portes du Réduit pour prendre le nom des gens sans dignité qui, oubliant le soufflet donné hier, viendront demain courbetter devant l'affreux vieux despote pour lequel nous avions, jusqu'ici, professé le plus grand respect-st qui n'en est plus digne! Et ces noms, c'est en lettres rouges que nous les publierons dans nos colonnes!

SIR,

Enclosure 16 in No. 12.

LEWIS.

Rose Hill, October 9, 1901. WE, the undersigned, inhabitants of Rose Hill and Beau Bassin, being apprised of the sanction of Mr. Mamode Ibrahim Atchia's appointment as member to the Board of the above towns, have the honor to beseech you to submit to His Excellency this, conveying our cordial thanks for having aggraced us with the appointment of an honest, liberal, impartial, and promising man, in spite of the various criticisms of certain local journals upon His Excellency's choice.

We are convinced that Mr. M. I. Atchia will earnestly endeavour to take in hand the welfare of the public in general.

Such an appointment cannot but be hailed with great satisfaction by all concerned.

We have, &c.,

To the Honourable

The Colonial Secretary,

40483

&c.,

&c.,

&c.,

Port Louis.

No. 13.

BEEKISSOON,

Proprietor, Rose Hill; H. AREKION,

Proprietor, Rose Hill; JEAN RAMPERSAD,

Proprietor, Rose Hill; C. VYTHILINGUM,

Proprietor, Rose Hill; and others.

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Enclosure in No. 13.

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EXTRACT from "LE VRAI MAURICIEN of the 18th October, 1901.

L'ENNEMI.

La presse continue à s'occuper de la nomination de M. Atchia. Les opinions se croisent. Presque toutes sont contraires à la nomination de cet Arabe; mais les raisons dounées ne sont pas toujours bonnes, et plutôt que de servir notre cause, peuvent lui être nuisibles.

Ainsi j'entends dire que si nous sommes mécontents de la nomination de M. Atchia, ce n'est point parce qu'il est un Asiatique, c'est parce qu'il est est un Asiatique illettré.

Un autre, dans le même temps, affirme que nous ne sommes contraires à la présence de quelques Asiatiques dans nos corps constitués, que nous sommes trop généreux pour ne pas vouloir qu'ils montent jusqu'à nous; et autres balivernes.

Un troisième survient qui soutient que si nous sommes furienx de voir Atchia, un illettrě, au board de Rose-Hill, c'est parce qu'on l'a” mis à la place de M. Hugnin fils. Ça, c'était absolument inattendu.

Nous devions mettre un peu d'ordre et un peu plus de logique dans tout cela. Car, si nous continuons à dire des bêtises, le gouvernement les retournera contre nous, et nous serons désarçonnés par nos propres "raisonnements."

Il est al peu vrai que c'est l'ignorance de M. Atchia qui nous a mis en colère, que nous avons crić, tout d'abord, contre la nomination de M. le Docteur Nalletamby qui est pourtant un homme instruit et de parfaite éducation (je souligne), qui est de plus un chrétien convaincu et militant. Ce qui nous a verés c'est que le gouvernement l'ait choisi comme représentant d'une catégorie d'Asiatiques. Co qui est d'une haute fantaisie. Or, si nous n'avons pas aimé qu'on nous donnât un représentant d'Asiatiques au Conseil du Gouvernement, même dans la personne d'un Mauricien instruit et chrétien, c'est tout simplement que nous répugnons à admettre que l'Asiatique joue un rôle dans la politique coloniale. Inutile, après cela de nous parler de l'ignoratice de M. Åtchia, qui, au roste, n'est pas plus illettré que ne l'était M. Affan Tank Wan on M. Goolam Hossen, membres de la Commission Electo- rale de jadio.

Pourquoi ne disons-nous pas nettement la cause de notre mécontentement? Ce n'est ni le cabaye ni l'absence de lettres de M. Atchis qui nous vexent: o'est simplement qu'il est un Asiatique, et que nous nous sommes tout à coup renda compte des dangers de l'Asiatisme, dangers que nous ne voulions pas voir il y a deux ans,

Toute la question est là. N'en sortons point. L'Asiatique doit pour nous rester l'Asiatique. Ce que nous ne voulons pas de lui, ce sont ses mœurs, sa religión, en un mot sa civilisation, qui n'est pas la nôtre, qui est hostile à la nôtre. C'est seulement cela qu'il faut dire le reste n'est que finasserie.

Et puis qu'est ce qu'on entend par instruction ? M. Atchia peut ne savoir ni l'anglais nt le français, mais être très versé dans sa langue maternelle et la parler littérairement. Il y a une littérature arabe et une littérature hindoue, que diable! Si demain M. Malabari, l'éminent publiciste parsi venait chez nous, refuserions-nous d'admettre que c'est un lettre? Ce serait un peu fort; car, comme valeur intellectuelle, il passe avant plus d'un de nos hommes publics. Mais comme nous aurions raison, si M. Malabari nous demandait nos votes, demain, de ini dire que nous lui préférons M. L'Homme (je me meta en scène, crainte qu'en nommant un autre, il ne fasse la bégueule), parce que M. L'Homme, s'il n'a pas la valeur de M. Malabari, est un Mauricien et un chrétien.

A mon sens donc, le mot d'ordre doit simplement être ceci : "Guerre aux Asiatiques !" Qu'il soit en langouti, ou en cabaye doré, il importe pea; qu'il soit lettrés, ou bête comme ses pieds, riche comme Crésus ou panné comme Job, ce n'est pas la question. Du moment qu'il est l'Asiatique, il est l'ennemi. Fonçons sur lui! Et maintenant, mes amis, tichons de marcher unis contre l'adversaire commun !

L. L'HOMME.

PUBLIC

RECORD OFFICE

Reference :-

TTIC.O. 882

mím

6

PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON

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(No. 392.) SIR,

GOVERNOR SIR C. BRUCE to MR. CHAMBERLAIN. (Received November 18, 1901.) [Answered by No. 14.]

Government House, Mauritius, October 21, 1901. IN continuation of my despatch of the 14th instant,* on the subject of the ap- pointment of members of the Indian Community to be nominee members of the Council of Government or of Boards and Committees, I have the honour to enclose an article from an evening newspaper, Le Vrai Mauricien, of the 18th instant, entitled

L'Ennemi."

2. This article, signed by the real name of the writer, proves very clearly that whatever may have been the ostensible reasons of objection to the appointments of Dr. Nalletamby to be a member of the Council and of Mr. Atchia to be a member of the Town Board of Beau-Bassin and Rose-Hill, the real reason is simply that they are of Asiatic descent.

I have, &c.,

CHAS. BRUCE,

Governor.

40145

SIR,

(No. 298.)

No. 14.

MR. CHAMBERLAIN to GOVERNOR SIR C. BRUCE.

Downing Street, December 4, 1901.

I HAVE the honour to acknowledge the receipt of your despatches, Nos. 385 and 302, of the 14th and 21st October,* on the subject of the appointments of Dr. M. F. X. Nalletamby to be an unofficial member of the Council of Government and of Mr. M. Atchia to be a member of the Board of Commissioners for Beau Bassin and Rose Hill.

2. Your action in making these two appointments meets with my entire approval, The selection of members of the Indian Community as representatives of the people on the public bodies of the Colony is in accordance with the principles laid down from the outset in connection with the introduction of a representative element into the Con- stitution of Mauritius. I can conceive no reason why a class of IIis Majesty's subjects which constitute the majority of the population of the Island should be deprived of a

• Nos. 12 and 13.

• No. 12.

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