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سلتيليينا

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voice in public affairs solely on account of an Asiatic origin, and I cannot, therefore, admit the contention that the Indians have no right to be represented in the Council.

3. That this Indian Community is beginning to take that share in public life which its important interests in the Colony render desirable is, in my opinion, a matter for congratulation.

I have, &c.,

45234

(No. 446.) SIR,

No. 15.

J. CHAMBERLAIN.

GOVERNOR SIR C. BRUCE to MR. CHAMBERLAIN.

(Received December 23, 1901.) [Answered by No. 16.j

Government House, Mauritius, November 19, 1901. REFERRING to my despatch, No. 385, of the 14th October last,* on the subject of the appointment of Mamode Ibrahim Atchia to be a member of the Town Board of Beau Bassin and Rose Hill, I have the honour to transmit a copy of a letter published in the newspaper "Journal de Maurice," this morning, signed by Goolam Mahomed, in reply to the attacks directed against the Indian Community by the local press in connection with the appointment of Mamode Ibrahim Atchia. In argument and in tone it certainly compares favorably with the writings it replies to, some specimens of which were annexed to my despatch of the 14th October.

2. The writer points out that the community he represents have been insulted and wounded in everything they hold most dear. The position of that community is well known to, and recognised by, you; their loyalty is admirable; in my opinion one thing only could alienate it. It might be alienated by a surrender on the part of the Government to the opposition offered by the local press and those they represent, or profess to represent, whoever they may be, to the policy I have advocated in my despatch of 14th of October.* I cannot doubt that policy will secure your approval.

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Pourquoi alors M. Piperdy n'aurait-il pas le droit de demander aux électeurs à participer à la direction des affaires municipales alors que son père possède en ville de si gros intérêts et que les Arabes y possèdent aussi des intérêts considerables? Ces intérêts demandent plus que jamais à être defendus puisque, avec l'aurore de ce siècle, est née une politique d'extermination asiatique, alors que, nul ne l'ignore, c'est l'asiatique qui, comme laboureur et comme commerçant, est le principal artisan de la fortune publique, comme l'a si remarquablement et si à propos fait remarquer Me Gandhi. Sans donte les Arabes se seraient-ils abetenus de se mêler aux afires autres que celles con- cernant le négoce et l'agriculture si, prenant texte de la nomination de M. Mamode Ibrahim Atchia au board de Rose Hill, certains publicistes ne nous avaient humiliés, blesses et insultés en bloc, et dans tout ce que nous avons de plus cher. Il est vrai que quelques uns ont prétenda que ces attaques n'étaient dirigées contre M. Atchia que parce qu'il est an illettré. M. Cassim Piperdy n'en est pas un lui, car il a fait ses classes et s'il se présente à l'élection municipale, c'est pour voir si c'est vraimant l'arabe illettré qu'on a si durement combaltu et humilié on si c'est purement et simplement à toate la colonie asiatique qu'on en veut, que ses membres les plus recommandables soient ou non lettres. M. Léoville L'Homme peut se rassurer; Casēm Ajum Piperdy n'est ni un pouilleux, ni un porteur de babouche, et il ne lui est jamais arrivé de retirer ses fines chaussures pour se passer les doigts entre les orteils. Je répète à M. L'Homme que Piperdy a vu le jour comme celui qui écrit ces lignes, à l'Ile Maurice sous le même pavillon qui a abrité et qui abrite encore M. L'Homme, Bous le béral et glorieux pavillon britannique. En écrivant et en parlant donc l'Anglais, M. Cassin l'iperdy n'en parle pas moins" notre langue," car M. l'Homme ne peut pas ignorer que la langue anglaise est la langue nationale de tous les sujets du vaste empire britannique. M. L'Homme a gravement tort de vouloir toujours mêler des questions de religion aux questions politiques et d'établir des différences entre l'Evangile et le Coran. Nous adorons tous le même Dieu, seule la

façon de l'honorer diffère entre rous.

Nous n'avons jamais cessé d'être respectueux de toutes les opinions et de toutes les religions, et quand, deux fois par semaine, des centaines de pauvres viennent nous tendre la main, nous ne repoussons pas les chrétiens et les hindous pour ne faire l'aumône qu'aux seuls musulmans; nous ne demandons pas à ces malheureux à quelle religion ils appartiennent, Il nous anffit de savoir qu'ils sont pauvres pour leur venir en aide à tous, afin d'être agréables au Dieu anique qui préside, dans l'Univers, à nos destinées, que nous soyons mahométans, boudhistes, chrétiens ou autres.

Quand un cataclysme frappe le pays, nous sommes toujours les premiers à soulager les détresses et nous le faisons sans quella rélame s'en mêle, et M. Ajum Goolain Hossen en a donné maintes preuves, notamment après le désastre de 1892.

Je ne veux pas abuser longtemps de votre complaisance, M. le rédacteur, et je terminerai cette lettre en demandant à M. L. L'Homme et à nos autres détracteurs de nous respecter en tant que communauté asiatique s'ils veulent que, par réciprocité, nous les respections. Puisqu'ils sont d'une civilisation plus ancienne et plus raffinée que la nôtre, ils devraient, ce nous semble, être plus tolérants et plus courtois.

Votre respectueux serviteur,

GOOLAH MAHOMED.

I have, &c.,

CHAS. BRUCE,

Governor.

45234

No. 16.

PUBLIC RECORD OFFICE

Reference :~~~

C.O. 882

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PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON

Enclosure in No. 15.

EXTRACT from “LE JOURNAL DE MAURICE," November 19, 1901.

M. LÉOVILLE L'HOMME.

M. le Rédacteur du Journal de Maurice.

Votre collaborateur, M. Léoville l'Homme, chevauchant une fois de plus son dada favori frappe, ce matin, d'est c et de taille, sur les Asiatiques et leur décoche, avec des épithètes malsonnantes, des traits acérés dont M. Cassim Piperdy, candidat aux futures élections municipales, doit prendre sa bonne part. Ce qui nous vaut cette charge à fond de votre collaborateur, c'est le discours qu'a prononcé au banquet qui fut offert par Mears. Goolam Mamode Ajum, à l'éminent avocat indien, Me Gandhi et où il nous a parlé de nos droits et des bienfaits de l'instruction, M. Cassim Piperdy so présente aux élections municipales non comme asiatique, bien qu'il le soit par origine, mais bien comme un mauricien civilisé et instruit et comme fils d'un des plus grands propriétaires immobiliers de la ville: M. Ajum Goolam Hossen, si avantageusement connu dans le monde des affaires. M. Cassim l'iperdy est né à Maurice, où il a commencé ses études pour aller ensuite les achever dans un des meilleurs collèges de Bombay, son père voulant lui faire donner une instruction anglaise qui lui permit de sa débrouiller dans le monde et de figurer avec honneur parmi les civilisés. Il ne parle certainement pas le français comme M. L'Homine. Il ne l'écrit pas non plus comme lui, mais il le parle et l'écrit assez proprement pour se faire comprendre. De plus il parle et écrit l'Anglais aussi correctement que la plupart des mauriciens de sa génération. Sa civilisation n'est pas aussi “raffinée " que colle de M. Léoville L'Homme, mais elle n'est pas à mépriser, et s'il ne porte pas une redingote et un chapeau à la mode, il a une toque et des vêtements qui sont de la plus rigoureuse propreté. Son père paye, annuellement, plus de Rs. 10,000, de taxes municipales: la maison Ajum Goolam Hossen est une des plus puissantes et des plus honorables de la place, et ajoutons-le, le bien qu'elle fait aux mauriciens et aux pauvres est immense.

No. 12.

(No. 1.)

SIR,

MR. CHAMBERLAIN to GOVERNOR SIR C. BRUCE.

Downing Street, January 1, 1902.

I HAVE the honour to acknowledge the receipt of your despatch, No. 446, of the 19th November,* on the subject of the objections raised to the appointment of an Indian Representative to the Board of Commissioners for Beau Bassin and Rose Hill, and to refer you to my despatch, No. 298, of the 2nd uitimo.t

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(No. 482.)

No. 17.

I have, &c.,

J. CHAMBERLAIN.

GOVERNOR SIR C. BRUCE to MR. CHAMBERLAIN. (Received January 27, 1902.)

Government House, Mauritius,

December 26, 1901.

SIR,

WITH reference to my despatch, No. 446, of the 19th November last, and previous correspondence, on the subject of the nomination of members of the com munity of Indian birth or descent to the Council of Government, and to Boards or Committees, I annex an extract from the newspaper "Le Cernéen," in which the electors of Port Louis are recommended to vote for Mr. C. Piperdy, a Mauritian of Indian descent, and a candidate for the office of Municipal Councillor.

• No. 15.

↑ No. 14.

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