TNAG-2954-FCO40-4231-Extradition-cases-from-the-UK-and-France-to-Hong-Kong-Lorrai-1993 — Page 15

FCO40 Hong Kong Department Records 聯邦事務部香港部檔案 All

27-04-1993 16:58

ERI

-- EMBASSY PAR119

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3.- Une chose est bien sûr de reconnaître la compétence

de la juridiction administrative, une autre de déterminer ce qu'il lui est

possible de contrôler.

Et c'est à cet égard, et à cet égard seulement, que l'arrêt du

26 juillet 1985 "Solis Estarita" (Rec. p. 230) apporte une précision utile.

Il s'agissait, en l'espèce, non pas d'une extradition

ordonnée ou refusée, mais d'une information apportée à l'Ambassade de

Colombie sur les conditions d'exécution d'une extradition décidée, matière

dans laquelle il n'existe aucune règle applicable.

En l'espèce, il n'est pas contesté que la décision critiquée

constitue, qu'elle soit un refus de proposer l'extradition ou un refus de la prononcer, une décision tenant au principe même de l'extradition et non point

à ses modalités.

En application de la jurisprudence maintenant constante

depuis l'arrêt d'Assemblée du 28 mai 1937 "Decerf", cette décision est

incontestablement susceptible de recours contentieux.

Et l'autorité requérante, exposante dans la présente requête, est incontestablement recevable en cette contestation qui la concerne au premier chef, ce qu'au demeurant le Garde des Sceaux n'a pas

contesté.

V.- Sur la compétence du Conseil d'Etat pour connaître de la présente

requête

En premier lieu mais en réalité par voie de conséquence, le

Garde des Sceaux soutient que, s'agissant du refus de prendre un décret, la

décision wiliquée relève aii nun pão de la compétence en premier et dernier

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