PUBLIC RECORD OFFICE
سلة سيالا
Reference :-
CO
8859 OFFICE, LONDON
ALLY WITHOUT PERMISSION OF THE
BE REPRODUCED PHOTOGRAPHIC-
COPYRIGHT PHOTOGRAPH-NOT TO
37579
بھجو
70
No. 84.
UGANDA.
THE EARL OF ELGIN to COMMISSIONER H. HESKETH BELL.
(Sent 3.45 p.m., November 1, 1906.)
TELEGRAM.
[Answered by No. 93.]
November 1, 1906. Referring to your telegram of October 11,* which refers to residents chiefly, it should have been stated in my despatch of August 25† that Bishop of Uganda argues against retention of Entebbe on ground that it is dangerous to whole Protectorate, owing to being visited by many natives who have to come to headquarters from all parts, and carry away sleeping sickness to places previously free. I am much impressed by this argument, which deserves careful consideration, but if, after full consideration, you adhere to views expressed in your telegram of October 11,* you may proceed with public works.
40912
No. 85.
FOREIGN DEPARTMENT OF THE CONGO FREE STATE to COLONIAL OFFICE.
MONSIEUR,
(Received November 6, 1906.)
Bruxelles, 20, rue de Namur, le 5 Novembre, 1906. Satisfaisant au désir que vous avez bien voulu m'exprimer, je m'empresse de vous transmettre, sous ce pli, un exemplaire d'une notice, intituléc "mesures co- ordonnées concernant la maladie du sommeil," qui a été rédigée d'après l'expérience acquise à la suite de la guérison de deux Européens qui ont été en traitement pour cette maladie à la Villa Coloniale de Watermael. Ainsi que vous le verrez, ces notices contiennent des instructions pour prophylaxie de la maladie du sommeil, pour son diagnostic et son traitement."
Monsieur H. T. Read,
Colonial Office,
Londres.
Veuillez agréer, &c.,
AD. DE CUVELIER.
Enclosure in No. 85.
MESURES COORDONNÉES CONCERNANT LA MALADIE DU SOMMEIL.
Pour empêcher la transmission de la maladie aux régions non encore infectées il faudra outre la surveillance incessante du personnel médical, le concours absolu de tous les chefs de poste, commandants de détachements militaires, chefs de missions et factoreries et même des chefs indigènes mis au courant par les médecins ou chefs de poste.
La recherche des malades arrivés à la deuxième période, avec somnolence, ne rencontre guère de difficultés. Il sera plus important de reconnaître les cas de la première période, parce que à cette période les malades peuvent circuler et porter au loin les germes de la maladie; ensuite parce qu'ils sont plus facilement curables, la maladie ayant fait moins de ravages dans les centres nerveux.
Les chefs de poste, etc., examineront ou feront examiner par un médecin, s'il y en a un dans l'endroit, tout leur personnel, hommes, femmes, enfants. Ils recherche. ront par la palpation du cou l'existence de ganglions lymphatiques engorgés (glandes). Les personnes chez qui on aurait constaté ces ganglions engorgés au cou seront envoyées sans retard au médecin le plus proche. Celui-ci fera l'examen (répété en
No. 73.
No. 80.
71
cas de résultat négatif à plusieurs jours d'intervalle) du suc ganglionnaire et du sang au point de vue trypanosomiase.
Dans les régions non encore contaminées la conduite à tenir en cas de résultat positif (ou de diagnostic de maladie du sommeil franche) sera la suivante :-
Le médecin fera diriger dans le plus bref délai, les personnes atteintes vers les lazarets ou postes d'observation situés en pays déjà contaminé. La feuille de route ou le livret porteront le diagnostic fait.
En tout cas le médecin qui constate la trypanosomiase fera le jour même de la constatation et les deux ou trois jours que le malade devrait encore rester au poste avant son départ une injection journalière de 5 cc. d'atoxyl à 5 %.
Tout européen (chef de zone, chef de mission, de factorerie ou particulier, etc.), qui par négligence ou par mauvaise volonté aurait été cause de l'existence parmi le personnel dont il a charge ou surveillance (serviteurs personnels, travailleurs, soldats, etc.), de cas de trypanosomiase avec ganglions nettement engorgés, pourra être poursuivi devant les tribunaux et être puni d'une amende ne dépassant pas 200 francs et ce indépendamment des mesures disciplinaires qui pourraient être prises à l'égard des européens au service de l'Etat.
Les médecins de tout le territoire de l'Etat Indépendant du Congo auront le droit et le devoir de faire en toute occasion l'examen des individus au point de vue trypanosomiase. Cet examen sera très sévère dans les régions non encore contami- nées. Tout cas diagnostiqué sera immédiatement signalé aux autorités, chefs de secteur, commissaires de district avec notification des mesures prises à l'égard du malade.
Les médecins et chefs de poste au courant de la recherche des ganglions engorgés devront convoquer les chefs indigènes et leur apprendre la façon de procéder pour constater cet engorgement.
Ils leur diront toute l'importance qu'il y a pour eux à signaler au plus tôt la présence de ces suspects et aussi les cas de maladie du sommeil nettement établis. Cette aide des chefs indigènes sera surtout importante, dans les régions indemnes et dans les régions où la maladie ne commence qu'à faire son apparition Ils tâcheront de leur faire comprendre le rôle de la mouche tsé-tsé, leur montreront des spécimens de celle-ci et les inciteront à débarasser les environs des cases des mauvaises herbes, broussailles, ordures, etc., endroits préférés par cette mouche.
POSTES D'OBSERVATION ET LAZARETS SPÉCIAUX.
Les lazarets pour maladie du sommeil devront toujours être érigés en pays contaminés. On les établira en terrain découvert sur une hauteur, loin des rivières
et ruisseaux, à 600 mètres au moins des habitations.
On
Le terrain devra être débroussé à 500 mètres aux alentours des lazarets. débroussera aussi avec soin l'endroit réservé (ruisseau, source) où les occupants du lazaret se rendraient éventuellement pour prendre de l'eau.
Les cases destinées à loger les malades pourront être construites en herbes, de façon à pouvoir être détruites par le feu en cas de besoin. Elles ne devront pas comporter plus de six à huit lits et seront distantes les unes des autres de 10 mètres au moins. Les rangées de maisons seront éventuellement à 30 mètres l'une de l'autre.
camp
devra être clôturé sur tout son périmetre et une surveillance active empêc- hera les malades de communiquer avec le dehors.
Le
Seront envoyés au lazaret: (1) tous les malades de la région (au service de l'Etat et autres); (2) les malades envoyés des postes situés en dehors des régions contaminées; (3) les malades retenus à leur passage par le médecin. L'entretien des malades non
au service de l'Etat sera mis à charge des maisons commerciales au service desquelles ils sont et, dans la mesure du possible, à charge des chefs indigènes.
Plusieurs personnes ainsi retenues seront encore très aptes à rendre des services en attendant la guérison et seront en conséquence employées aux travaux d'installa- tion et d'entretien du lazaret, ou à des plantations pour leur propre subsistance. Le médecin fera un classement et indiquera celles qui pourraient être employées à des travaux de défrichément, de culture, etc. Les équipes ne seront pas mêlées aux autres travailleurs et ne travailleront pas non plus dans des endroits humides et bas ni dans des places manifestement hantées par des mouches tsé-tsé.
Le médecin du poste d'observation examinera soigneusement les personnes qui se rendent dans les régions non infectées; toute personne, européen ou indigène, qui sera trouvée atteinte d'engorgement ganglionnaire sera retenue en observation et
No comments yet.
Private notes are available after approval.