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the crop and a small rise in the price of sugar on the one hand, and the forbearance of their creditors on the other, many planters would not have been able to reach the beginning of the crop, it must also be borne in mind that this result, such as it was, could not possibly be, and was not actually, achieved without the greatest sacrifice and suffering.
This His Lordship will no doubt now realise in presence of the declining revenue of the Colony If the receipts of the customs, of the railway, and of the excise have decreased to such a fearful extent, it is because the purchasing power of the com- munity has decreased in the same proportion.
His Lordship believes that our predictions have not been realised and this because the business community in general did not share the pessimistic views that Lord Crewe is evidently misinformed as were put before the Secretary of State. the business community- I suppose His Lordship means thereby the traders and the financial institutions never ceased to join the planters in their applications for Government help because they knew that a moment would otherwise surely come when they would have to face insuperable difficulties owing to the distress of the sugar industry.
The comments made by the Secretary of State on my conduct are therefore unwarranted, and I cannot help thinking that had the matter with which His Lordship has dealt been viewed in all its aspects. His Lordship would have come to a different conclusion.
22nd September, 1908.
No. 5.
Enclosure 2 in No. 84.
SEANCE DU MERCREDI, 8 Avril 1908.
H. LECLÉZIO.
Sous la Présidence de l'Hon. Louis SOUCHON, Président. ORDRE DU JOUR : Communication de la réponse du Secrétaire d'Etat et décision à prendre à ce sujet. Membres Présents: M. Ed. Carcenac, ler Vice-Président, l'hon. C. Dumat, 2nd Vice-Président, M. Jules Regnard, Trésorier, l'hon. H. Leclézio, C.M.G., MM. Amédée Hugnin, Henri G. Ducray, G. Regnard, G. Pierrot, A. Ulcoq, Ls. Le Breton, Ls. Noël, Jules Hein, I. Desvaux, Octave Adam, C. Hardy, Daruty de Grandpré, Mce. Pitot, Eug. de Senneville.
Visiteurs L'Hon. A. Duclos, MM. Tristan Mallac, H. Wiehé, Léon Maurel, Dr. Guibert, Maurice Martin, Ad. Sauzier, C. Rey, Arthur de Senneville, Merven, P. Leclézio, Antoine Martin, Hure, Letourneur, G. Rey, G. T. Lionnet, O. Couve, Hall, H. Lacaze, R. Noël, Alfred Tennant, H. Thévenau, Aristide d'Arifat, Félix Montocchio, Aristide Samouilhan, Ulcoq fils, Robert Pitot, &c.
Les Procès-verbaux No. 1, 2, 3 et 4 sont adoptés.
Le PRÉSIDENT, après avoir déposé différentes correspondances (Annexes), dit qu'il a tenu à convoquer la Chambre pour la saisir sans retard de la décision minis- térielle. Il donne lecture de la déclaration du Gouverneur aux membres inofficiels du Conseil, contenant la substance du télégramme de lord Elgin. (Annexes).
Cette réponse, dit le Président, ne nous laisse pas l'espoir qu'il accordera notre demande. Les motifs qu'il invoque sont 1o, que les renseignements qu'il a reçus ne sont pas suffisants à son avis, et 20. que, à en juger par ces renseignements, tels qu'ils sont, il n'est pas porté à se former une idée favorable à la demande du corps agricole. Cela prouve la mentalité qui prévaut à Downing Street. Le Ministre nous propose de solliciter nous-mêmes l'envoi à Maurice d'une Commission d'enquête. Je crois que les renseignements que les Commissaires royaux lui fourniraient ne lui donne- raient pas davantage satisfaction, car vous devez savoir que la grande difficulté consiste à obtenir des créanciers hypothécaires qu'ils cèdent priorité au gouverne- ment. Quiconque désirerait emprunter devrait au préalable obtenir la main levés des hypothèques pesant, en première ligne, sur sa propriété, et bien rares seraient les créanciers hypothécaires qui s'engageraient à l'avance à faire une pareille conces- sion. Les Commissaires seraient donc bien vite arrêtés par cette difficulté, et la signaleraient dans leur rapport, disant sans doute que, dans ces conditions, l'emprunt ne peut être accordé. Le gouverneur n'a pu fournir des renseignements détaillés sur point, justement parce que, dans les circonstances actuelles, il est impossible de
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savoir quelles sont les propriétés qui iraient à l'emprunt. On ne le saura que si l'emprunt est accordé. La situation, comme vous le voyez, est inextricable. Il ne faut pas, non plus, perdre de vue la seconde réflexion du Ministre, dont il a été question. Les Commissaires, en admettant qu'ils nous soient favorables d'intention, n'auraient pas seulement à fournir au Ministre de nouveaux renseignements, mais encore à déraciner ses préventions. Je me demande, en somme, si le Ministre ne voudrait pas se servir du corps agricole pour faire procéder à une enquête sur l'administration du pays. La colonie n'a rien à cacher, d'autant plus que le gouverneur, dans ses dépêches, a clairement exposé la situation. Si Sa Seigneurie veut d'une enquête, qu'elle en prenne l'initiative en même temps que la responsabilité. Rien ne lui sera plus facile que de la faire proposer par le gouvernement et voter au Conseil législatif par son bataillon officiel! (Applaudissements.)
L'hon. LECLÉZIO: J'aurais désiré, Messieurs, que quelqu'un d'entre vous autres nous formulat son opinion sur cette question. Il ne faut pas qu'on voie toujours les mêmes personnes se lever et expliquer leurs vuer. Je crois que je suis un "rendu," et que vous n'aurez plus souvent l'occasion de m'entendre.
VOIX NOMBREUSES: Oh! non.
M. LECLÉZIO: Cette dépêche du Ministre contient tant de contradictions, qu'il est difficile d'en coordonner les principaux points pour en tirer une déduction logique. Lord Elgin dit de façon très claire qu'il n'est pas d'avis de sanctionner notre projet d'emprunt. En même temps, il allègue qu'il n'est pas suffisamment renseigné pour se faire une "opinion satisfaisante" sur la question, et ajoute que la correspondance officielle ne peut pas lui fournir le supplément d'information qu'il désire. Ce même Lord Elgin, qui proclamait naguère que le Ministre des Colonies devait, en toutes rencontres, prendre ses données de the man on the spot, rejette aujourd'hui celles que lui fournit le Gouverneur, et déclare qu'il ne pourra être éclairé à sa satisfaction que par les travaux d'une Commission de son propre choix. Notez d'ailleurs qu'il " opinion ne promet pas que, même alors, il pourra se fornier ce qu'il appelle une satisfaisante. Et pourtant, il nous demande, à nous, de prendre les devants, et de solliciter l'envoi à Maurice d'une Commission d'enquête. En outre, les attribu- tions de celle-ci sont fort mal définies par la dépêche. Je vous dirai aussi que je trouve qu'il y a comme une menace dans ces mots: “Si la colonie désire insister sur le projet d'emprunt et si le Conseil du Gouvernement, par une résolution, sollicite la nomination d'une Commission d'enquête et fait provision pour les dépenses y afférentes, le Secrétaire d'Etat s'empressera de désigner les membres de cette Commis- sion." Ce n'est pas ainsi qu'on procède. Du moment que le Ministre n'était pas satisfait des renseignements fournis, et certainement la Commission ne l'éclairera pas mieux, il aurait dû purement et simplement rappeler le gouverneur et nous en envoyer un autre à sa place. Car, par suite de l'arrivée ici d'une Commission royale la situation du gouverneur, qui s'est inséparablement identifié avec le corps agricole, et avec la population tout entière, serait des plus difficiles. suspicion; il serait, pour ainsi dire, mis sur la sellette; nos planteurs y seraient aussi, il est vrai, mais ils ne craignent pas cette Commission, bien qu'il soit douteux qu'elle nous vienne avec des sentiments bienveillants à notre égard et dans le but de nous être utile. C'est mon impression, je le dis de la façon la plus catégorique. L'attitude du Ministre le fait voir assez clairement; il nommerait, comme Commissaires, des hommes dans ses vues et, en fait, à sa dévotion. Non, le Ministre ne nous répond pas de bonne grâce, ne se montre bienveillant, ni pour le gouverneur, qui a fait son devoir, qui a assumé toutes les responsabilités, ni pour la population. "La Chambre a pris la peine d'examiner la question sous toutes ses faces, et a exposé le plus sincèrement qu'elle a pu la situation, et la population a été unanime à demander avec elle une assistance. Tout cela a été mis de côté par le Ministre, qui ne croit pas ce qu'ont dit le Gouverneur, le corps agricole et la population. Nous sommes donc tous mis en accusation. Le Ministre veut d'une Commission. Généralement, oes Commissions sont composées de membres fort peu au courant des questions dont ils ont à s'occuper. Ceux qu'on enverrait ici feraient, dit-on, leur apprentissage. Allons donc, on n'improvise pas des spécialistes. Qui les renseignerait? Qui leur fournirait les données nécessaires? Se les assimileraient-ils, et auprès de qui iraient-ils scruter et contrôler nos déclarations! Ce serait un immense danger que d'accepter l'offre d'une Commission qui nous est faite dans les conditions actuelles. Le principe du Gouvernement libéral est que chacun doit se tirer d'embarras comme il l'entend, et que le Gouvernement ne doit pas venir au secours de personne, pas même à celui d'une communauté. Ce principe est, il est vrai, souvent élastique. On ne l'applique pas rigoureusement à tous. Quand il s'agit de Maurice, on se
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