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and we prefer not to admit that his Excellency is capable of conceiving and carrying out a design which would, in practice, fall (pull?) to the ground the fabric which his Excellency has toiled so hard to raise.

GENTLEMEN,

(Signed)

We have, &c.

0. Beaugeard, D.M. G. DE CORIOLIS.

To the HONOURable Ó. Beaugeard and G. de Coriolis.

Colonial Secretary's Office, March 13, 1886. HAVING laid your letter of yesterday's date before the Governor, his Excellency desires me to thank you for it, and to refer you as regards the composition of the Council of Education to his Minute of the 27th ultimo.

With reference to your idea, that the repeal of a part of the Education Ordinance of 1860 ought to occupy the immediate attention of the Government, I am to inform you that his Excellency thinks there are questions of more pressing importance, such as the development of local industries and trades, better hospital accommodation, district dis- pensaries for the sick poor, the revision of the labour law, the state of our finances, the the Government plan of colonial defence, to say nothing of such ques- rupec currency, tions as water supply and technical education.

:

Even if these questions were not of more importance, than the one you have been pressing on the Government's attention, I am to point out to you that you seem to misconceive what passed in August last when his Excellency said that the particular question to which you now refer would possibly be decided, with others relating to education not by him but by the new council of Government, provided Her Majesty's Government consented to the change in the Ordinance of 1860.

I have, &c.

(Signed) J. H. ACKROYD, Acting Assistant Colonial Secretary.

Enclosure 6 in No. 8.

"Journal de MAURICE," Samedi, 8 Mai 1886.

L'ADRESSE AU GOUVERNEUR.

Anjourd'hui, à 3 hres. p.m. une députation composée d'une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient quelques membres du Conseil Législatif et du Conseil Municipal, s'est rendue auprès du Gouverneur pour lui présenter l'adresse dont le texte a déjà été publié.

MM. L. Rouillard et W. Newton devaient faire partie de la députation; à leur vif regret, ils en ont été empêchés, ayant été retenus à la Cour Suprême jusqu'à

3.45 hres.

Sir V. Naz avait été chargé de présenter l'adresse; en le faisant, il a prononcé le discours suivant:

Nous avons l'honneur de présenter cette Adresse à votre Excellence.

L'idée de cette adresse a été spontanée, et, dans un peu plus d'une semaine, elle a déjà été signée librement et avec empressement par 6,408 personnes appartenant à toutes les classes, tandis que la Pétition adressée à Sa Majesté, en 1882, pour lui demander la réformic de notre constitution, a été, dans le cours de plusieurs semaines, signée par 3,329 des sujets de Sa Majesté résidant à Maurice.

Nous croyons que cette adresse porte les signatures de la majorité des membres des professions libérales, des grands propriétaires fonciers, des administrateurs de propriétés sucrières et des commerçants patentés de la Colonie. Elle est également signée par une grande partie des petits propriétaires créoles et indiens, et des ouvriers qui ne sont pas Bous contrat de service.

Si le temps alloué pour la signature de cette Adresse n'avait pas été limité par le départ de la malle, elle aurait été signée par un bien plus grand nombre de personnes.

Les signataires de cette Adresse prient votre Excellence de la transmettre au Secrétaire d'Etat pour les Colonies. Ils comptant qu'elle convaincra le gouvernement de Sa

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Majesté que si votre Excellence est attaquée par une petite minorité, votre adminis- tration de la Colonie a conquis l'affection et la reconnaissance de la très grande majorité de la population; qu'elle inspire une entière confiance è cette majorité et qu'elle con- tribue à cimenter la loyauté de Maurice envers la Couronne.

Son Excellence le Gouverneur a remercié la députation dans un remarquable discours dont voici un résumé:

Je me ferai un véritable plaisir de transmettre au Gouvernement de Sa Majesté l'adresse que vous avez la bienveillance de me présenter et je vous en remercie vivement.

Je pense comme vous que l'opposition qui m'est faite vient d'une minorité. Nous ne devons pas oublier que l'opposition constitue une des nécessités du gouvernement parle. mentaire, à condition, sien entendu, qu'elle prenne une forme constitutionnelle. Aujourd'hui que vous êtes dôtés du système représentatif, il est impossible qu'à côté du gouvernement il n'y ait pas d'opposition à Maurice.

Le nouveau système politique qui vous a été accordé ne fonctionne que depuis six mois et déjà une opposition s'est formée contre le gouvernement. Nous ne devons pas

nous en étonner.

Quelle est l'origine de cette opposition qui nous est faite? car je considère qu'elle vous est faite aussi bien qu'à moi-- je considère qu'elle est faite à la grande majorité de ce pays.

Quelles en sont les causes? Comment s'est-elle formée? Pendant la campagne élec- torale, je ne me rappelle pas avoir lu dans aucun manifeste, dans aucun discours adressé aux électeurs d'un district quelconque, je ne me rappelle pas, dis-je, avoir lu le moindre blame ou la moindre désapprobation de la politique que je cherche à faire prévaloir à Maurice; au contraire, à chaque fois qu'il était fait allusion à cette politique, c'était toujours dans des termes bienveillants et élogieux. Depuis les élections, cette opposition a pris naissance et elle se poursuit d'une manière constitutionnelle. Les chefs de cette opposition sont au nombre de quatre, comme vous le savez; j'ai pour eux le plus profond respect, mais je ne crois pas que l'opposition qu'ils ont formée puisse être considérée comme bien compacte ou bien solide.

Avant les Elections, il s'est passé à Maurice un fait qui s'était déjà produit en Angle- terre, qui s'y produit encore.

Nous avons vu les ultra-conservateurs, les anti-réformistes former une alliance avec les ultra-radicaux.

L'Honble. C. Antelme est allié à quelques-unes des plus anciennes et des plus honorables familles de la colonie; il occupe à Maurice une haute situation sociale et morale. Il est bien connu par de nombreux actes de charité; il a des croyances reli gieuses. D'un autre côté, un de ses collègues de l'opposition a souvent déclaré, il m l'a déclaré à moi-même, qu'il n'avait aucune foi, aucune croyance religieuse. Est- possible qu'une opposition faite de pareils éléments dure longtemps?

Un des journaux de la colonie faisait l'autre jour une comparaison entre Lord Ripon et moi; cette comparaison est juste si l'on entend dire que la politique suivie par Lord Ripon dans l'Inde ressemble à la politique que je suis à Maurice. Dans l'Inde Lord Ripon a fait l'essai d'un gouvernement local; à Maurice j'ai inauguré le gouvernement, représentatif.

Dans l'Inde, Lord Ripon a cherché, comme je l'ai fait à Maurice, à assurer aux enfants du sol les postes de l'administration. Lord Ripon a été attaqué par ceux qui étaient opposés à sa politique, par le parti anglais appelé ainsi, non pas parce que ceux qui le forment représentent l'Angleterre, mais par ce que ce sont tous des Anglais.

Eh bien à Maurice aussi, nous avons un parti anglais. Je suis heureux de pouvoir dire que privément j'ai des relations les plus amicales avec les membres de ce parti, mais au point de vue politique, nous sommes divisés. Ils sont opposés aux idées que je cherche à mettre en pratique; ils combattent ma politique parce qu'ils la considèrent trop mauricienne.

Dans le nouveau conseil, sur les treize membres officiels qui en font partie, n'y a qu'un seul créole de Maurice, l'Hon. Cox. Et même, si les vues d'un certain part devaient prédominer et si M. Gibson, un anglais ou plutôt un écossais, étaite nomme Procureur Général, il n'y aurait plus un seul Mauricien parmi les membres officiels du Conseil.

En vous remerciant, Messieurs, de votre adresse, j'espère que nous nous rencontrerons de nouveau un jour, disons dans une année et que l'opposition dont vous parlez sera alors une chose du passé.

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