CO882-(3-4) — Page 607

CO882 & CO885 Colonial Office Confidential Prints 理藩院機密印刊 All

PUBLIC RECORD

OFFICE

Reference :---

TICO. 882

سلائس

4PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON

ALLY WITHOUT PERMISSION OF THE BE REPRODUCED PHOTOGRAPHIC- COPYRIGHT PHOTOGRAPH—NOT TO

56

No. 13.

GOVERNOR SIR J. P. HENNESSY, K.C.M.G., to the RIGHT HON. THE EARL OF DERBY. (Received February 22nd, 1884).

(No. 47.) MY LORD,

Government House, Mauritius,

January 29, 1884.

Ar the request of the Honourable L. Raoul I have the honour to transmit the enclosed reply of the reform committee, of which he is the president, to your Lord. ship's Despatch No. 202, of the 11th of June 1883.*

2. Mr. Raoul asks that Her Majesty's Government might consider this reply before any final decision is arrived at on the constitutional question.

I have, &c.

The Right Hon. the Earl of Derby,

&c.

&c.

&c.

(Signed) J. POPE HENNESSY.

Enclosure 1 in No. 13.

RAPPORT DU COMITÉ DE VIGILANCE sur la dépêche du SECRÉTAIRE D'Etat au sujet de la réforme de la CONSTITUTION du Conseil LÉGISLATIF.

Depuis que la réponse du Ministre des Colonies à notre Pétition nous est parvenue, on s'est à maintes reprises demandé ce que devenait le Comité de Vigilance nommé au grand meeting public du six Octobre de l'année dernière. On s'est préoccupé de son silence et de son inaction apparente; on a recherché les motifs qu'il pouvait avoir à ne pas se mettre immédiatement en rapport avec ses commettants.

Cette curiosité et cette impatience sont toutes naturelles. Cependant, on aurait tort de penser que les membres du Comité de Vigilance aient perdu de vue ou négligé un seul instant le précieux mandat dont ils ont été investis. A peine ont ils connu la décision du Gouvernement de Sa Majesté, qu'ils se sont réunis. S'ils ont tardé à publier le résultat de leurs délibérations, c'est pour des raisons faciles à apprécier.

Ils ont pensé que, dans la phase difficile et critique que traverse le mouvement réfor- miste, nous devions tous nous recueillir et réfléchir mûrement avant de nous arrêter à un parti définitif.

Ďu plus, au moment même où nous avons eu connaissance de la dépêche de Lord Derby, un nouveau Gouverneur venait d'arriver à Maurice. On verra dans un instant tout ce qu'a réussi à faire contre nous un Lieutenant-Gouverneur qui nous était défavor- able; le Comité s'est dit que le Gouverneur qui a succédé à M. Ñapier Broome serait peut-être animé d'autres sentiments et nous accorderait peut-être son appui.

Reprendre la lutte dans laquelle nous sommes engagés, sans avoir vu Sir John Pope Hennessy à l'couvre et sans être fixé sur les principes dont son administration allait s'inspirer, eût été de la plus grande imprudence. Il fallait lui laisser le temps d'étudier le pays et ses habitants, afin qu'appelé, à son tour, à se prononcer sur nos revendica- tions, car nous avons le ferme espoir qu'il le sera, il puisse dire en connaissance de cause si elles sont légitimes ou non.

Certes, nous n'avons pas le droit de sonder la pensée du Gouverneur et nous ne sommes pas autorisés à dire qu'il nous prêtera sa puissante assistance; mais l'esprit large et libéral qui a marqué ses actes jusqu'ici, la noblesse et la générosité de son cœur, l'indépendance et la fermeté do son caractère, tout nous est garant qu'il sera pour nous un juge impartial.

Accessible à tous, toujours désireux de se mêler à nous, Sir John Pope Hennessy a fait plus, depuis son arrivée, pour apprendre à nous connaître, que la plupart de ses prédécesseurs pendant tout leur séjour à Maurice. De sa part, nous n'avons à craindre ni petites Labiletés, ni hostilité systématique.

Ce court préambule suffira pour faire comprendre l'attitude du Comité de Vigilance.

Nous ne saurions nous dissimuler que la réponse du Gouvernement de Sa Majesté est un échce pour nous.

Ce qui nous console pourtant, ce qui nous fait croire que cet échec

• No. 2.

57

n'est pas une défaite irréparable, c'est que les arguments à l'aide desquels le Ministre cherche à justifier les conclusions auxquelles le Gouvernement de Sa Majesté est arrivé, nous semblent on ne peut plus faciles à réfuter, et qu'ils s'appuient en grande partie sur des renseingnements dont il est aisé de démontrer l'inexactitude. Mieux éclairé, le Gouvernement de Sa Majesté reviendra sans doute sur sa première décision. C'est dire que nous sommes d'opinion qu'il convient de lui faire un nouvel appel et de le prier l'examiner de nouveau toute la question.

Les objections que nous oppose Lord Derby peuvent se diviser en deux catégories et soulèvent deux ordres d'idées distinctes.

Le noble comte commence par déclarer qu'il a dû se demander avant toutes choses si notre système de gouvernement n'a pas suffi aux besoins de la Colonie, et si le Conseil Législatif, tel qu'il existe, n'a pas fonctionné d'une manière convenable. Le Ministre trouve que l'honorable Antelme a répondu clairement à ces questions par sa lettre du 17 Juillet 1882 (lettre publiée dans le Cernéen) et Lord Derby, reprenant en quelques mots la thèse soutenue par l'honorable Antelme, affirme que Colonie a prospéré sous

65

sa constitution actuelle; que le Conseil Legislatif a veillé avec soin à tous les intérêts, et qu'il n'a jamais été l'objet d'une plainte sérieuse, soit de négligence, soit d'injustice, de la part d'une classe quelconque. "Le Conseil Législatif de Maurice," dit-il, "se distingue par ses lumières et son assiduité, et il serait difficile de citer une autre Législature coloniale où les membres inofficiels aient prêté un concours plus utile et plus actif à l'Exécutif."

On remarquera la forme dans laquelle est conçue cette appréciation. Le Conseil Législatif tout entier, comme corps ou être collectif, mérite des éloges, et les membres inofficiels ont, pour leur part, droit à une mention honorable pour la raison spéciale que donne le Ministre.

Les louanges dont Lord Derby comble le Conseil Législatif, les compliments tout particuliers qu'il adresse aux membres inofficiels de cette Assemblée, ne nous surpren- nent pas; la bienveillance du Bureau Colonial est naturellement acquise à une Légis- lature qui a constamment marché dans les voies qu'il lui traçait, et qui ne l'a jamais gêné ni contrarié. Mais ce qui fait le mérite de notre Conseil Législatif aux yeux du Gouvernement de la Métropole, ne constitue aux nôtres qu'un sujet de défiance.

L'un des plus sérieux reproches dirigés contre le Conseil n'est-il pas précisément que, par le vice même de sa constitution, et quelle que soit la bonne volonté de ses membres, il est incapable d'exercer un contrôle suffisant sur les actes du Gouvernement?

Dire que le Gouvernement de Maurice a toujours été en communauté inaltérable de vues et d'idées avec ses administrés, qu'il n'a jamais mécontenté la population, c'est tout simplement prétendre que, de tous les gouvernements de la terre, il est le seul parfait, que Maurice et un véritable Eldorado, et que, pauvres fous que nous sommes, nous n'avons pas conscience de notre félicité!

Cette proposition étant inadmissible, il s'ensuit que, lorsqu'on prétend que les membres inofficiels du Conseil n'ont jamais résisté au Gouvernement, que leur co-opéra- tion ne lui a jamais fait défaut, qu'ils n'ont été pour lui que des auxiliaires dévoués, on ne fait, en définitive, que proclamer leur manque d'indépendence?

Les allégations du Ministre sont donc a priori contestables; mais nous prenons la liberté de les révoquer en doute, et nous demandons la permission d'apporter les preuves que nous n'avons pas produites dès l'abord.

Dans la démonstration que nous allons entreprendre, nous nous étudierons à citer surtout des exemples se rattachant aux questions les plus importantes et les plus graves, en choisissant de préférence les plus récents et les plus probants. Pour en saisir toute la portée, on aura soin de ne pas oublier quelles sont les attributions de notre Conseil Législatif. Placé à coté du Gouvernement pour l'assister dans son œuvre législative, il eat censé surveiller aussi l'emploi de nos finances et l'administration des affaires géné- rales de la Colonie; il vote les budgets, et les membres inofficiels peuvent, par voie de résolutions ou au moyen d'interpellations, peser d'un certain poids sur les mesures purement administratives du Gouvernement.

II.

De tous les griefs que nous avons contre nos gouvernants, il n'en est pas de plus ancien ni de mieux établi que celui qui a trait aux préférences injustifiées qu'il montre quand il s'agit des nominations aux emplois publics et surtout aux principaux emplois.

Les créoles de Maurice sont en quelque sorte frappés d'ostracisme dans leur pays; il leur est interdit d'aspirer aux postes les plus élevés de l'Administration.

propre avec peine qu'ils se fraient un passage jusqu'à certaines fonctione; quant aux premières H

Bu 8965.

C'est

Comments

Approved members can add comments, bookmarks, and private notes.

No comments yet.

Private Research Note

Private notes are available after approval.