PUBLIC RECORD OFFICE
Reference :-
C.O. 882
ALLY WITHOUT PERMISSION OF THE BE REPRODUCED PHOTOGRAPHIC- COPYRIGHT PHOTOGRAPH-NOT TO
4PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON
12
le reste ni les uns ni les autres nous n'avons d'opinion arrêtée, et peut-être même, sommes-nous divisés, mais nous avons la conviction qu'après nous être échangé nos idées, nous trouverons un terrain commun sur lequel nous nous rapprocherons et nous nous entendrons tous. (Vifs applaudissements.) Il me semble que nous avons procédé avec sagesse; je crois que je puis bien me permettre de nous adresser ce petit compli- ment. (On rit.)
Ce qu'il faut, messieurs, dans tous mouvements de ce genre, c'est de la discipline. Nous formerons un comité qui sera chargé de préparer les éléments des solutions que vous aurez à adopter. Il vous soumettra son travail, le livrera à la publicité et appellera la discussion sur les conclusions auxquelles il sera arrivé, et puis, si elles sont approuvées et qu'elles sortent intactes des critiques auxquelles elles seront très- certainement soumises, nous convoquerons un meeting public pour les faire sanctionner
la communauté elle-même. (Applaudissements.)
par
J'ai parlé de discipline, messieurs, mais on espérerait vraiment en avoir dans nos range si nous n'étions animés d'un même esprit de conciliation et résolus à nous faire de mutuelles concessions. Effaçons, pour le bien de notre pays, qui nous touche tous à un égal degré et qui nous est si cher, effaçons tous les petits griefs que nous pouvons avoir les uns contre les autres, et les dissentiments qui ont pu exister entre nous. (Applaudissements.)
Lorsqu'une armée se trouve en présence de l'ennemi et que le combat commence, est-ce que ceux qui sont engagés dans la mêlée songent à leurs différends passés ou à leurs querelles récentes ? Tous, généraux, officiers et simples soldats n'éprouvent qu'un seul sentiment; ils serrent les range et ne songent plus qu'au drapeau qu'il s'agit de défendre! (Vifs applaudissements.)
moins
Ce n'est pas une bataille sanglante que nous allons livrer, mais ce n'en est
pas une bataille; que nos cœurs se confondent en une seule pensée; que tous nos yeux soient fixés sur la bannière de notre paya, et que notre unique préoccupation soit de la faire sortir triomphante de la lutte que nous entreprenons. (Bruyants applaudisse- ments.)
Ecartons, rejetons loin de nous toutes les mauvaises influences; restons sourds aux pernicieuses inspirations de l'amour propre, et n'hésitons pas à faire fléchir nos opinions individuelles quand elles ne seront pas celles de la majorité. (Applaudissements.)
Pour ma part, je manquerais de franchisse si je prétendais que je n'ai pas réfléchi sur les questions qui occupent nos esprits et que je n'ai pas un idéal sur ces matières; mais je le déclare bien hautement, il n'est pas de préférences personnelles auxquelles je ne renonce en vue du succès de l'œuvre commune: à la condition que l'élément électif, sous quelque forme que l'on veuille, soit introduit dans le conseil du gouvernement, je me monterai un peu plus facile sur les autres points. Je sais que les libertés politiques ne se fondent pas en un jour, et qu'une fois le principe électif admis, il ne dépendra que de nous mêmes de posséder bientôt une constitution plus libérale encore. (Applaudissements.)
Messieurs, l'heure qui va sonner est grave et solennelle, et qu'aucun de nous ne se dissimule que, si la campagne que nous avons si heureusement commencée, n'aboutit pas, ce sera notre propre faute, et qu'alors, c'en sera peut-être fait pour toujours des institutions électives à Maurice; tandis que, si nous avons resté unis jusqu'au bout, nous ne pourrons pas manquer de triompher. Quoique je sois dans mon pays, je ne pas de me faire prophète en cette occasion et de vous prédire ce résultat. (Applaudissements prolongés.)
crains
Je vous demande de voter, à l'unanimité, la résolution qui nous a été proposée par M. Ambrose.
Discours de M. L. Rouillard.
Je suis chargé, Messieurs, de seconder la Résolution qui vient de vous être présentée par M. Guibert.
l'érmettez-moi, Messieurs, de vous faire observer, tout d'abord, que si nous ne nous sommes pas encore entendus sur la nature des réformes à demander, il est un point sur lequel nous sommes unanimes, c'est qu'il y a des modifications à apporter à notre Conseil Législatif, qui a fait son temps et qui ne répond plus à nos aspirations. (Applaudissemente.)
La population Mauricienne, on peut le dire sans hésitation, est aujourd'hui une population intelligente et éclairée; il n'est donc que juste qu'elle ait une participation à la gestion des affaires publiques et qu'elle puisse contrôler les finances coloniales. (Bravos.) Payant des impôts, nous réclamons un droit de contrôle sur l'emploi que
13
l'on fait de notre argent; en un mot, nous voulons pouvoir délier ou serrer les cordons de notre bourse, quand nous le jugeons convenable. (Rires et bravos.)
Messieurs, nous avons été soumis pendant vingt ans à un gouvernement qui était armé à la fois des pouvoirs législatifs et exécutifs. Ce régime a pris fin grâce l'énergie de quelques patriotes dont les actes devraient être toujours présents à notre esprit. On nous a accordé le Conseil Législatif actuel. Ce n'était là qu'une demi-concession, car l'élément officiel n'a cessé d'y dominer, sauf à une époque récente sous l'adminis tration de Sir Henry Barkly-où le nombre des membres inofficiela a été augmenté. Mais cela n'a pas duré longtemps; l'Administration malheureuse qui lui a succédé ayant fait un pas rétrograde et rétabli la prédominance de l'élément officiel dans le Conseil. (Bravos.)
Soyons sages, Messieurs, mais soyons fermes sachons demander ce que nous voulons, en ne demandant que des choses raisonnables. (Applaudissements.) Formons un Comité d'action et n'y appelons que des personnes dont les lumières et le caractère soient une garantie pour nous. Et laissez-moi vous dire que rien ne sera plus facile; je parle devant une assemblée composée de l'élite de la population mauricienne.
Messieurs, je ne doute pas du succès de l'œuvre que nous avons entreprise, si nous savons être modérés, unis et résolus. (Applaudissements prolongés.)
No. 2.
LIEUTENANT-GOVERNOR F. NAPIER BROOME, C.M.G., to the RIGHT HON. THE EARL OF KIMBERLEY. (Received August 30, 1882.)
No. 330.
MY LORD,
Government House, Mauritius, July 13, 1882.
I HAVE the honour to transmit herewith, for your Lordship's information, copy of a letter to the public press of the Colony by the Honourable C. Antelme, C.M.G., the senior unofficial member of the Council of Government, relative to the proceedings and discussions respecting reforms in the constitution of the Council of Government, reported upon in my Despatch No. 307 of the 10th instant.*
2. Mr. Antelme's remarks are'sound, moderate, and practical, and they are sure, as
I have, &c.
his words always do, to carry much weight with his countrymen.
The Right Hon. the Earl of Kimberley, (Signed) F. NAPIER BROOME,
&o.
&c.
&c.
Enclosure in No. 2.
THE SITUATION OF THE COLONY.
To the Editor,
SIB,
Port Louis, July 12, 1882. Tax constant intervention of the Colonial Office in the management of our affairs having suscitated some complaints in the Council, the opportunity has been seized to begin an attack upon the Council itself, which seems to be made responsible for the errors committed in London. This is, in my opinion, singularly to displace the question.
Far from me the thought of wishing to discourage a movement which has already produced very fine speeches, if above all it is to have useful results, but I think it right, if only on account of being the eldest Member of the Council, to declare that it is sufficient to look at the general state of the Colony to be convinced that my colleagues of the Council, both official and inofficial, have not been undeserving of the confidence of the public.
I do not know any country in the world in which there exists as much security for persons, and for property, as at Mauritius. The most perfect harmony reigns amongst all the classes of our society. All religions are respected by the Government, if not by ourselves. The administration of justice, thanks to recent reforms, and to the nomination of two distinguished and honourable creoles at the Supreme Court, is no
• No. 1. B 3
No comments yet.
Private notes are available after approval.