PUBLIC RECORD OFFICE

זוי

C.O.

Reference :-

885

PUBLIC RECORD OFFICE, LONDON

ALLY WITHOUT PERMISSION OF THE BE REPRODUCED PHOTOGRAPHIC- COPYRIGHT PHOTOGRAPH-NOT TO

54

tion. Employment for the Ionian youth, and the encouragement of Ionian industry and commerce. Since that appeal was made the unfavourable circumstances have been greatly aggravated. The discontent occasioned by the amount of the contribution and the dimi- nution of the military force has spread wider. The evil arising from the want of employ- ment is increasing, and will continue to increase year by year, nay month by month, for every youth who grows into a man enhances it; and the unusually hard winter, sharpened by the high price of grain throughout the Mediterranean, has rendered the general penury much more severe. Every item in this sad catalogue has had a sinister influence upon the revenue, which has not a promising appearance; and the disaffected are busy, endeavouring to make the disasters of their country the means of promoting their own designs, and of embarrassing the Government.

It is of the very first importance that if any abatement or diminution of the contri- bution be made, either on account of diminished revenue or a diminished military esta- blishment, this should be done spontaneously by the Government. A motion, like that of which I have intimated as likely, if successful, would deprive Her Majesty of the grace and favour of originating and bestowing such a consideration. I shall parry any such motion as long as I can, and keep in a position to be able, if so instructed, to announce an abate- ment; and, if not, to resist any motion to that effect.

In the long despatch to which I have referred, I have, as in others, strongly recom- mended the expediency of showing favour and advantage to the productions of this country-the oils and wines-on importation to the United Kingdom. And I intimated to your Lordship that there was a feeling here, becoming intense and general, that neither in these respects, nor with respect to the contribution, did the Government of the Protect- ing Power treat these Islands as was necessary to strengthen the political bonds, by attend- ing to the material interests of the protected country. I have it in my power to furnish your Lordship particular proof of this fact.

Count Viaro Capodistria, a person of high standing in the country, and of eminent abilities, with whom I have always been on the best of terms, and who has assisted me very much in my agricultural measures, had a conversation with me lately which turned upon the fresh attempts of this kind; he stated, in conversation to me, upon a frank invitation so to do, candidly and unreservedly, that all exertions of the Government to give a stimulus to agriculture must fail, unless the burthen and pressure, under which the staple produce of the country laboured, were diminished or removed. Count Capodistria's sen- timents, and I am assured they are the sentiments of all the well-informed people of these States, though delicacy may forbid their expression, are, in almost every respect, the same as those I had the honour to bring under your Lordship's consideration in my despatch of January 18, 1838. These he afterwards embodied in writing, and I forward this document in original for your Lordship's consideration.

Surely, my Lord, I am justified in asserting, that this state of things requires a prompt remedy. I therefore, most respectfully, but most earnestly, beg to recall your attention to my letter of the 21st of June, and that you will be pleased to take into your immediate and favorable consideration, the expediency of adopting some, if not all, of the measures therein recommended,

Lord Glenelg,

I have, &c.

(Signed)

Inclosure 1 in No. 19.

HOWARD DOUGLAS.

Count Capo-d'Istria to the Lord High Commissioner, Sir Howard Douglas.

Excellence,

Corfou, le 10 Janvier, 1839. J'AI l'honneur de soumettre à Votre Excellence mon petit travail concernant les intérêts de ma patrie, divisé en deux cahiers, dont l'un concerne les réformes agricoles à faire, et l'autre les avantages que Sa Majesté pourrait nous accorder.

J'espère avoir démontré que ce qui pour nous serait avantageux, le serait aussi pour l'Empire Britannique.

Je vous remercie pour la bonté que vous avez eu, de me donner occasion de travailler pour ma patrie.

Je recommande mon travail à votre indulgence. Si mes principes et mes idées méritent votre approbation, je serai charmé, et grandement flatté, toutes les fois que Vore Excel- lence voudra les employer pour mon pays, dont la prospérité et le bonheur me sont à cœur, et je les espère, et je les attend de la magnanimité de Sa Majesté.

Soyez, My Lord, l'avocat des Iles Ioniennes, au pied du trône auguste de notre bien- veillant Protecteur, et procurez à la noblesse de vos sentimens la meilleure satisfaction, qu'une âme comme la vôtre, se souhaite, celle de voir heureux un peuple dont vous fut confié le gouvernement.

Je prie Votre Excellence d'agréer l'hommage de mon dévouement respectueux, et de la parfaite considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, &c.

(Signe)

Son Excellence le Lieutenant-Général H. Douglas,

Haut Commissaire à Corfou.

V. A. MICHEL CAPO-D'ISTRIA.

55

Inclosure 2 in No 19.

MEMORANDUM No. 2.

DANS mon memorandum No. 1. que j'ai l'honneur de vous soumettre, Mylord, j'ai ex- primé mes idées sur les mesures à prendre pour l'amélioration de notre état agricole. Pour voir prospérer l'état de choses que je propose, il serait d'une utilité considérable, de présenter aux propriétaires Ioniens, l'aspect d'avantages, que les chances ordinaires du commerce ne sauraient que faiblement promettre, mais qui souriraient très-agréablement, si le Gouverne- ment de notre auguste Protecteur voulait étendre envers nous une main secourable, dans la certitude que les résultats utiles en seraient réciproques.

C'est trop oser, que prétendre éclairer la sagesse du Ministère Britannique, sur les avantages que tel commerce favorisé, ou non favorisé, ferait aux intérêts, soit matériels, soit moraux, de l'Empire Britannique. Toutefois, une impulsion de conscience me porte à vous soumettre, Mylord, ce que je pense sur cette matière très-grave, ne fut-ce que pour plaider la cause de ma patrie devant celui qui scul peut mettre les vœux que j'exprime, aux pieds du trône auguste qui protège ses destinées.

Le Royaume Uni de la Grande Bretagne, et la presque totalité de ses établissemenx coloniaux, ne produisent, si je ne me trompe pas, ni huile, ni vin, le seul Cap de Bonne Espérance excepté, qui produit du vin.

Dans le Royaume Uni de la Grande Bretagne, ou pour mieux dire, sur les tables des grands Seigneurs, ou de gens aisés de ce Royaume, sont admis les vins de France et du Portugal. Or, pourquoi n'y admettrait-on pas les vins des Iles, si leur goût leur serait agréable?

L'Angleterre ne favorise-t-elle pas l'introduction de vins du Cap de Bonne Espérance; or, pourquoi ne favoriserait-elle pas aussi les vins du crû des Iles Ioniennes?

On pourrait faire connaître aux consommateurs Anglais, que le Mavrodafni d'Ithaque, le Livato de Céphalonie, valent le Bordeaux, ainsi que la Vardea de Zante vaut le Madère. Or, si les habitans du Royaume Uni pouvaient se servir de ces vins, en les ayant à bien meilleur marché que les vins de France et du Portugal, le Gouvernement Britannique ne jouirait-il pas

d'un double avantage de celui, c'est-à-dire, de faire percevoir un droit d'importation en Angleterre, qu'on ne perçoit pas à présent, et de procurer à ceux de ses sujets qui ne peuvent pas acheter ni le Bordeaux, ni le Porto, ni le Madèrc, d'autres vins qui leur donneraient la même satisfaction ?

Nos vins, améliorés qu'ils soient, résisteront au temps, acquerront un goût excellent, mais ils seront vendus à meilleur marché que les vins de France et du Portugal, puisque les grands seigneurs Anglais ne voudront pas changer leurs habitudes; et les grands seigneurs payent toujours plus cher que les propriétaires, les négocians, et les ouvriers, qui balancent leur dépense avec l'argent qu'ils ont dans leur poche.

Les Joniens scraient très-aises que leurs vins ne soient servis que sur la table des classes inférieures des habitans de l'Angleterre, et que leur prix soit en proportion de la

fortune de leurs consommateurs.

Cela pourrait avoir lieu, pourvu que l'impôt d'importation en Angleterre soit modique, pour qu'il soit proportionné à la valeur intrinsèque de la matière sur laquelle il serait fondé. Différeniment, il ne serait plus un impôt, mais une prohibition simulée.

Il faudrait que l'impôt laissât le prix de la marchandise à la portée de ses consomma- teurs, pour qu'ils trouvent de leur convenance, que leur table soit garni de bouteilles de vin à prix modéré.

Les riches, pour lesquels la forte dépense est nécessaire, pour mettre en circulation leurs fortunes immenses, ne voudraient pas changer d'habitudes, pour donner de la satisfac- tion aux Ioniens, de manière que, sans une bien remarquable diminution d'impôt d'importation en Angleterre, l'importation de nos vins en ce Pays serait impossible.

Si, pour la rendre possible, le Gouvernement Britannique modere l'impôt, et le fixe à un taux qui convienne à la valeur de la marchandise, ce qui serait le 6 pour cent ad valorem, le même impôt que payent les marchandises Anglaises à la douane des Iles Ioniennes, les intérêts matériels du Trésor Britannique "perdront-ils, gagneront-ils ? Quel en sera-t-il le résultat?

Je suis fondé à croire que la modération de l'impôt sera utile au Trésor Britannique, et voilà les pourquoi.

Le bas prix de la marchandise en rend possible le débit et l'augmente; plus que l'on vendrait, plus on en importerait, et l'augmentation de l'importation rendrait plus riche la perception de l'impôt.

La consommation du vin ne suit pas la régle générale de comestibles, dont chaque consommateur en prend, chaque jour, cette partie que son ventre peut contenir. La con- sommation du vin en suit d'autres, et tout-à-fait contraires à la régle générale. Le con- sommateur de vin, plus qu'il boit, plus il en boirait, et il ne règle d'ordinaire sa part de boisson qu'avec l'argent qu'il a en poche.

Je crois que les consommateurs de vin en Angleterre ne sont pas dissemblables des consommateurs de vin d'autres pays, et c'est pour cela que j'affirme que la quantité de la boisson n'est réglée que par l'argent.

De cette vérité, les propriétaires Ioniens en ont, cette année-ci, la triste expérience. Leurs vins ne se vendent pas parceque leurs consommateurs n'ont pas d'argent pour en

acheter.

Share This Page