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Il est permis, et conséquent, de conclure que la modération de l'impôt au lieu d'ètre nuisible au Trésor Britannique, elle lui serait utile, parce qu'elle présenterait à l'administra- tion de la douane en Angleterre. une source de perception nouvelle laquelle dans sa modicité, aurait fondé le principe de sa prospérité.
Cet avantage qui serait le premier, ne serait pas le seul.
Entre l'Angleterre et les fles Joniennes, depuis l'année 1817. se sont établies des relations de commerce qu'entre ces pays n'existaient pas auparavant. Ces relations, avec le découlement du temps, se sont augmentées, de manière, qu'à présent, des commis de maisons de commerce Ioniennes se sont établis en Angleterre, et les expéditions de inarchandises manufacturées, et de denrées coloniales, qui se font des ports de l'Angleterre Les registres de pour les lles, arrivent au montant de deux millions de Tallaris par an. la douane peuvent donner de la précision à mes calculs qui ne sont que hypothétiques.
Les raisins secs de Corinthe qui est la seul denrée de notre crû qui va en Angleterre, ne couvre pas la valeur des marchandises que nous recevons de ses ports, ainsi que les traites du commissariat Britannique, à charge du Trésor Royal. sont continuellement recherchées ici par le commerce, et quelquefois, elles sont recherchées au point que commissariat, au lieu de perdre, il y gagne; cela prouve sans contredit, que le commerce que les Ioniens entretiennent avec l'Angleterre est à leur charge, et leur enlève, tous les ans, une grande partie de l'argent qu'ils reçoivent de leurs relations commerciales avec d'autres pays.
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La diminution de notre numéraire est si frappante, qu'il n'y a personne qui puisse la révoquer en doute.
Dans les lles Ioniennes n'y sont plus les capitalistes qui existaient trente ans aupa- ravant. L'or, l'argent, et les pierres précieuses que les Ioniens avaient, n'existent plus. Les tables vernissées sont la partie brillante de leur mobilier, et tout au plus, quelques lampes de bronze, ou d'argent plaqué, éclairent leurs maisons.
Les loniens se rappellent constamment la réponse que Son Altesse Royale fit à leurs députés, le 11 Juillet, 1817. La force de ces paroles augustes est pénétrée jusqu'au fond de leur âme. Les Ioniens ne peuvent, et ne savent faire de meilleurs souhaits pour leur bonheur, que de voir accompli le vœu qu'avait fait le cuur magnanime de Son Altesse Royale, de voir d'autant plus resserrés leurs liens avec l'Empire Britannique, pour jouir de résultats heureux que Son Altesse Royale leur souhaitait.
Cela posé, je me permettrai de demander, les Ioniens ont-ils manqué de donner des gages les plus assurés, de leur dévouement à leur auguste Protecteur, et de leur désir pour que leurs intérêts soient, de plus en plus, noués avec les intérêts de Bon Empire.
Que pouvaient-ils faire de plus prononcé, de plus positif, que de serrer leurs relations de commerce avec la Grande Bretagne, en mettant de côté leurs anciens amis, et leurs habitudes séculaires ? Mais, d'autre part, non quel privilèges, mais quelle facilité commerciale le Gouvernement de Sa Majesté trouva-t-il, de justice, d'accorder aux Ioniens? Les liens que Son Altesse Royale jugeait parfaitement bien placés par la Convention de Paris, entre l'Empire Britannique et les Etats loniens, ne peuvent être que de deux espèces, intérêts politiques les premiers, et intérêts matériels, de commerce, les seconds. Les premiers sont, et seront toujours les mêmes, et pour l'un et pour les autres. Lex loniens sont très-heureux de vivre sous la protection Britannique. Or, si les premiers sont si parfaitement réunis, pourquoi ne jugera-t-on pas de justice que les intérêts matériels, et de commerce, acquièrrent le même caractère d'union, caractère qui ressortirait de mesures financières favorables pour les Etats Unis des Iles Ioniennes ?
Veut-on que la balance de notre commerce soit plus penchée à l'avantage de la Grande Bretagne qu'au nôtre Soit. Mais que du moins elle penche du nôtre quelquefois, et pour quelque chose.
Si le Gouvernement Britannique favorisait l'importation de nos vins en Angleterre, nuirait-il aux intérêts des Etats Britanniques? Non. Il est vrai, on porterait de la dimi- nution dans la consommation des vins du Portugal et de France, mais serait-ce nuisible aux intérets Britanniques? Xon.
Or. pour ne pas nuire aux intérêts Français ou Portugais. refuserait-on un acte de justice aux foniens, et ne lear donnerait-on pas un gage de bienveillance que mérite leur dévouement à leur auguste Protecteur ?
Les huiles des les loniennes, soit pour l'usage de la table, soit pour les fabriques, on pour l'éclairage, sont mises au pair avec les huiles de Candic, de Tunis, de Génes, et de France.
En donnant quelque préférence aux huiles des fles loniennes, nuirait-on aux intérêts matériels de la Grande Bretagne Non. Or, en diminuant l'impôt d'importation en Angleterre, sur cet objet, on procurerait deux bénéfices, l'un aux consommateurs d'huile en Angleterre, l'autre aux propriétaires d'huile loniens.
Ne devrait-il pas ce double bénéfice, l'un direct, l'autre indirect, pour l'Angleterre. etre préféré à l'incommodité que, tout au plus, on se donnerait de changer le tarif de lu douane, et d'établir quelques régies pour empêcher des abus, uin que d'autres huiles n'entrent pas en Angleterre comune huile des Iles Ioniennes ?
Si l'Angleterre diminuait de la moitié, ou de trois-quarts, l'impôt d'importation sur les huiles des Iles, à quelle quantité la diminution de la recette de la douane en Angleterre pourrait-elle monter chaque année Je crois que cela ne serait pas grand chose pour le Tror Bruniq e, et cette petite diminution de cette en Angleterre, produirait un
Core Teable aux feriche, contre de 3 1.
liser.
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La quantité d'huile que l'on peut calculer, par approximation, dans notre commerce d'exportation ne saurait aller au-delà de 6,800 tonneaux, dans les années heureuses, et lorsque la récolte prospère. Mais dans les années malheureuses la diminution n'aurait pas de bornes.
Toutefois, en supposant cette quantité constante tous les ans, elle ne pourrait pas toute être exportée pour l'Angleterre, parcequ'une partic considérable est recherchée pour les besoins de l'Italie et de l'Allemagne, de manière que ce qui serait exporté pour l'Angleterre, n'irait pas à 2,000 tonneaux. Or, les trois-quarts de l'impôt sur cette quantité ne serait que 6,000 livres sterling. Ce que pour la Grande Bretagne équivaut à zéro. Mais cette quantité, toute petite qu'elle est, exportée pour l'Angleterre, en supposant la diminution de l'impôt, porterait la diminution de la recette qui fut remarquée, mais or. jouirait en Angleterre d'une large récompense provenant de l'augmentation de la quantité de draps et de savons, résultat très-probable de la diminution du prix de l'huile, encouragée par l'augmentation du débit de ces marchandises, lesquelles seraient plus facilement vendues, à cause de la baisse de leur prix.
Un pays manufacturier comme l'Angleterre, dans la facilité du débit des manufactures de l'Etat, duit considérer exister la base principale de la prospérité nationale.
Les habitans des Iles Ioniennes, ayant assuré le débit d'une partie d'un de leurs re- venus principaux, ils seraient grandement encouragés à en accroître la quantité, et à en améliorer la qualité, puisque la concurrence des acquéreurs des autres pays de l'Europe en soutiendrait le prix, et le sort de ce revenu serait plus assuré qu'il ne l'est à présent. La douane des Etats Unis des Iles Toniennes, qui exige les 194 pour cent, ad valorem, sur l'exportation de cette denrée, ferait, sans doute, une recette plus riche de ce qu'elle
fait maintenant, et de celle qu'elle pourrait faire, si nos huiles n'auraient pas favorisé leur importation dans les Etats de l'Empire Britannique.
La prospérité de la douane des Etats Unis, si elle n'influe pas directement à In prospérité du Trésor Britannique, elle y influe indirectement.
Je vous prie, Mylord, de considérer que les relations de commerce des Etats Unis avec l'étranger, dépendent tout entièrement de la bienveillance de leur Protecteur; et leur com- merce avec l'étranger, pour être florissante, aurait besoin d'être encouragé, et ne peut l'être, que par leur Protecteur.
Si l'on a jugé nécessaire, depuis longtems, d'encourager les propriétaires Ioniens, soit pour qu'ils augmentent les produits de leur sol, soit pour qu'ils en améliorent la qualité, on tombera d'accord avec moi, que l'encouragement le plus puissant sera celui qui leur ferait espérer la vente de leurs denrées, augmentées et améliorées, et la vente à bon prix.
J'ignore, Mylord, si vos prédécesseurs ont fait, sur cette importante matière, quelque représentation au Ministère de Sa Majesté, ou s'ils vous ont laissé le soin et l'honneur de la faire pour la première fois.
ne doute pas que Votre Excellence la fera, et une fois qu'elle sera faite, les résultats
ne pourront qu'être favorables aux voeux et aux intérêts des Ioniens.
La grandeur de Sa Majesté Britannique ne trouverait-elle pas, que le plus beau fleuron de sa couronne serait celui qu'y placeraient la reconnaissance et la prospérité des peuples qui vivent sous l'égide de son bras puissant?
La magnanimité de Sa Majesté a très-clairement exprimé que le motif qui l'a fait accéder au désir universel, que les Iles Ioniennes soient placées sous sa royale protection, ne fut que la conviction que l'union des intérêts du peuple Ionien avec ceux de la Grande Bretagne, en ferait leur bonheur, dont Sa Majesté jouissait d'avance, ayant exprimé qu'elle aurait une satisfaction particulière, si elle voyait heureux, sous sa protection, un peuple si célèbre dans l'histoire.
Les paroles augustes de Sa Majesté furent d'une force immense pour les Ioniens. Elles renfermaient toute la politique de son Cabinet, envers ce petit Etat, qui ne fut, et n'est, vis-à-vis de Sa Majesté, que comme un faible petit enfant dont le bonheur dépend en tout de celui qui lui a donné l'existence.
Un grand et puissant Etat gagne-t-il, perd-il, en contribuant au bonheur d'un petit Etat qui lui est soumis? La prospérité d'un petit pays fait sa gloire. et la langueur en fait le contraire.
La position des Etats Unis des Iles Ioniennes, au centre de la Méditerranée, les fait être sous les yeux de l'Europe entière. Tout le monde les observe et les juge. Tout le monde peut parler de leur bonheur et de leur malheur. Tout le monde se plait à examiner ce qu'ils sont, ce qu'ils devraient être. La presse périodique s'occupe d'eux. Les bateaux à vapeur donnent de leurs nouvelles, d'un bout à l'autre de l'Europe, dans l'espace de peu de jours.
L'état moral actuel d'une immense partie des populations de la terre, le développement extraordinaire de l'esprit humain, la direction qu'il a prise, et les grands événemens qui ont eu lieu depuis l'an 1830, subordonnent à une enquête vigoureuse les actes de tous les gouvernemen, grands ou petits qu'ils soient.
Je me permets de placer sous les yeux de Votre Excellence res dernières observations fugitives qui sont l'extrait sominaire de quelques pages de l'histoire de nos jours.
Je m'arrête ici; votre sagesse n'a pas besoin de mes faibles lumières pour reconnaître en cet état de choses, quels sont les devoirs d'un homme d'état, fidèle à sa patrie, et ami de ses semblables.
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