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Colonies not by force of arms, but by one common sentiment and by common principles. I have faith in the goodness of my cause and I go ihead.
"Let, then, our English fellow-subjects appear before the registering officers and have their names registered as voters. When the day comes, hand in band, we shall go to the poll with our common watchword:
"DOWN WITH THE CLIQUE!"
EXTRACT from & Speech delivered by me on the 20th of December last. "Messieurs, s'il m'est permis de donner un idéal à notre politique, je dirai qu'elle devra avoir pour but de nous rendre de plus en plus digne de notre titre glorieux de sujet britannique. (Applaudissements.)
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"Parmi les bonnes paroles que m'a dites l'autre jour M. Cheramy, celles dont il s'est pour me parler de mes sentiments à l'égard de l'Angleterre m'ont vivement ému. J'ai été heureux de voir que si dans nos milieux il y en a en petit nombre je dois le dire, qui me font un crime de mon affection pour notre auguste mère-patrie, il y en a d'autres et ceux-là sont la majorité, qui l'apprécient, la comprennent, et l'approuvent (applau- dissements). On peut être descendance française, Messieurs, avoir comine moi un culte pour la France et aimer tout autant l'Angleterre. Et quoi! Messieurs, après les trois quarts de siècles passés par nous sous la loi de l'Angleterre, après les bienfaits sans nombre dont notre colonie a été si généreusement comblée, après l'esprit de justice, d'impartialité et de sagesse, qui a présidé, pendant ce temps, au Gouvernement de ce pays il y en a qui sont aveuglés au point de traiter d'apostasie notre loyauté à l'égard du peuple qui a uni nos destinées aux siennes! Il y en a qui s'en voit tirer de la poussière, où il est enseveli, je ne sais quel parchemin rongé de vers, qu'on appelle l'acte de capitu- lation, pour dire à l'Angleterre qu'il y a dans cet acte certaines conventions qui doivent régler sa conduite à notre égard! Allons donc! Il y a longtemps que nous l'avons déchiré de nos propres mains cet acte, car le plus vulgaire sentiment de reconnaissance nous ordonnait de le faire (applaudissements). Et ensuite! qui était partie à cette acte de capitulation ? Une poignée d'hommes, dont les descendants se trouvent être aujourd'hui noyés dans une population qui leur est de quarante à cinquante fois supérieure par le nombre. (Applaudissements frénétiques.)
"Messieurs, loin de moi la pensée de vouloir raviver à plaisir dans vos cœurs des blessures à peine fermées. Mais en présence de tout ce qui se dit et s'imprime de repoussant et d'ignoble depuis quelques jours dans une certaine presse, nous nous devon a.nous-mêmes de protester d'une façon virile contre les outrages sans nombre dont le Gouvernement métropolitain est l'objet. Vous reconnaissez dans le langage qui est tenu par cette presse ébontée, le même dont on s'est servi pendant les soixante quinze dernières années, à chaque fois que l'Angleterre a fait faire un pas en avant la démocratie à Maurice. (Applaudissements.)
"Quand pour le première fois, le drapeau Britannique fut planté sur ces plages, il y avait ici une nombreuse population, soumise au despotisme, aux caprices, à la cruauté partois de quelques-uns. (Mouvement.)
"A ceux sur qui ne pensaient pas les lourdes chaînes de l'esclavage, il était refusé la dignité d'hommes. Ceux-là n'avaient même pas la jouissance de leurs droits civils et quand ils fermaient pour toujours les yeux à la lumière la persécution contre eux ne s'arrêtaient même pas aux portes du tombeau et ils devaient être inhumés dans un lieu de sépulture spécial (Applaudissements et mouvement). Ce fut l'Angleterre qui mit fin à ces turpitudes. Accomplissant à Maurice l'œuvre d'affranchissement qu'elle avait entreprise dans le monde, elle dit aux uns: vous êtes libres; à tous: vous êtes égaux en privilège et en droits; vous êtes désormais enfants de la Grande Bretagne. (Applau- dissements enthousiastes et cris de: Vive l'Angleterre.)
"A ce moment, au lieu de réjouissances que le plus commun sentiment d'humanité commandait, ce furent, dans certain camp, des imprécations et des injures contre la Grande Nation qui avait accompli une œuvre si belle. Plus tard l'Angleterre, voulant resserrer les liens qui nous unissent à elle, voulant que ceux qui n'avaient d'autre patrie que ce coin de terre jeté au milieu de l'océan, la connussent afin de l'aimer, elle qui avait eu pour eux les tendresses d'une mère, l'Angleterre, dis-je, leur donna sa langue (applaudissements). Ce furent les mêmes emportements et les mêmes délires venant encore du même côté. (Applaudissements.) Enfin, aujourd'hui que tous nous réclamons des libertés politiques, que la Métropole s'apperçoit que quelques-uns veulent seuls jouir de ces libertés, fidèle à sa politique d'équité et de justice, elle vous permet
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à vous qui m'écoutez, à vous qui êtes de la démocratie, de vous approcher de l'urne électorale, dont on voulait vous tenir éloignés, ce sont encore les mêmes actes de démence, avec cette différence que cette fois les plus acharnés contre le gouvernement de Londres sont quelques transfuges, issus de la démocratie, qui se sont faits les plats valets des gens qui les méprisent, (bravos et applaudissements prolongés), qui poussent l'ingratitude jusqu'à oublier qu'ils doivent tout et doublement l'insultent grossièrement dans la personne de ceux qui la dirigent. (Applaudissements l'Angleterre et prolongés.)
"Messieurs, il faut nous inscrire en faux contre ces débordement d'injures dont sont assaillies les autorités métropolitaines (applaudissements). actes insensés, contre le Il nous appartient de repousser toute solidarité avec ceux qui, sans respect d'eux-même, étaient à nu leur bideuse déloyauté. (Applaudissements prolongés et bravos.)
"Le Bureau Colonial sait au reste à quoi s'en tenir sur le compte de ceux-là. Il sait de quel côté se trouve à Maurice la loyauté, le respect en même temps que l'affection pour la mère-patrie. C'est de ce côté, du vôtre, qu'il a incliné dans le passé, et qu'il s'inclinera dans l'avenir toutes les fois qu'on voudra vous refuser la jouissance d'un avantage qui vous est légitimement du. (Applaudissements.)
"Vos représentants au nouveau Conseil auront à entretenir le bureau des colonies de vos tendances et de vos aspirations. Ils auront à lui exposer ouvertement et loyale- ment vos ambitions et vos vues, basées sur le respect de l'ordre et de la justice et sur l'attachement sincère au noble pays qui nous gouverne." (Applaudissements.)
Enclosure 2 in No. 11.
EXTRACT from the Minutes of Proceedings at a Meeting of the Council of Government held on the 4th May 1886.
9. The Honourable G. de Coriolis asked the following questions standing in his name on the orders of the day.
To the Honourable the Lieutenant-Governor and Colonial Secretary:- Whether a despatch had been received from the Right Honourable the Secretary of State for the Colonies intimating to his Excellency the Governor to appoint as nomi- nated members of the Council of Government, Messrs. Fraser, Ambrose, Ferguson, and in case such despatch has been received, when it is intended to communicate the same to the Council ?
The Honourable the Lieutenant-Governor and Colonial Secretary replied that no such despatch is in the Colonial Secretary's office where they are filed.
2. The Honourable the Receiver General
Whether there is any foundation in the rumour now current that during the electoral campaign, he, on behalf of his Excellency the Governor, promised to one of the candidates for election in the electoral district of Port Louis a seat as a nominated inember of the Council in case he would consent to withdraw his candidature.
The Honourable the Receiver General said that before answering the question he would appeal to his Excellency the Governor on the point of order that is involved in it, not with the view of avoiding the question, but that he did not see how the question concerned any matter connected with his Department as Receiver General, and in that capacity he did not think that he should he called upon to answer it.
HIS EXCELLENCY THE GOVERNOR :-Gentlemen, the question of order which has been submitted to me is undoubtedly of importance, for the decision now given, subject always to the approval and sanction of this Council, will form a precedent. I may as well state in the first place that the President of every legislative assembly, and the Speaker of the House of Commons in England, is the judge as to whether a question ought to be allowed to appear in the order book or ought to be allowed to be put; and if put whether it ought to be answered. That is the case with respect to every repre- sentative assembly in Her Majesty's dominions. Commons exercises that privilege from time to time.
The Speaker of the House of I see he has already done it this year; and it is absolutely necessary, because a member may commit a breach of order, as it were, in a question as well as in a speech. Now I did not myself see the notice of the question of the honourable member until it was in print, but I have now to decide whether or not it is in order. The last point taken by my honourable friend the Receiver General disposes at once of the question; you cannot address to the Receiver General any question unconnected with the business of his department, or on some Ordinance or motion that he himself may have before this Council. That is perfectly clear, and I do not see that the nature of this question is connected with the G
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