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adhérents. Il lui semble que voilà le point délicat et le veritable terrain du débat qui va s'ouvrir.
Son Exc. M. van Dyke, Délégué des Etats-Unis d'Amérique. C'est une question qu'on pourra discuter demain. Il y a le monopole commercial et le monopole moral. Si nous avons le monopole moral je crois que le monopole commercial ne vaudra pas autant.
La résolution de la Délégation américaine sera imprimée et distribuée.
La proposition du Président de fixer la prochaine séance à mardi prochain
à 2.30 de l'après-midi est adoptée à l'unanimité.
La séance est levée à 3.30.
DEUXIÈME SÉANCE PLÉNIÈRE.
Le mardi, 16 juin 1914.
Le Secrétaire-Genéral,
J. A. A. H. DE BEAUFORT.
Le Président,
CREMER.
Présidence de M. J. T. Cremer,
La séance est ouverte à 2,80 heures.
Le Président ouvre la séance en donnant lecture du télégramme suivant que Sa Majesté la Reine des Pays-Bas a daigné lui adresser en réponse au message de la conférence:
"Je suis heureuse de voir réunie à nouveau dans ma résidence la troisième conférence internationale de l'opium. En vous remerciant, Monsieur le Président, de votre télégramme, je vous exprime mes meilleurs voeux pour le but de la conférence.
WILHELMINA."
Après avoir donné lecture de ce télégramme le Président continue: Avant d'ouvrir les discussions, je tiens, Messieurs, à attirer votre attention sur
la différence entre cette troisième et la deuxième conférence.
Je sais que cela sera superflu pour les Délégués qui ont assisté aux conférences précédentes, mais cela pourrait être utile pour les Délégués que nous avons l'honneur de saluer ici pour la première fois.
La seconde conférence était appelée à examiner la question qui lui était soumise par le 2ème paragraphe de l'article 23 de notre Convention du 23 janvier 1912, disant:
"Dans le cas où la signature de toutes les Puissances invitées n'aurait pas été obtenue à la date du 31 décembre 1912, le Gouvernement des Pays-Bas invitera immédiatement les Puissances signataires à cette date, à désigner des Délégués pour procéder, à la Haye, à l'examen de la possibilité de déposer né anmoins leurs ratifications".
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Quand cette seconde conférence s'est réunie ici en juillet dernier il nous manquaient 12 signatures et la question à mettre devant M. M. les Délégués était simplement s'ils pourraient néanmoins déposer les ratifications ou non.
Nous avons alors entendu que pour diverses raisons, mais surtout à cause du grand nombre d'abstentions, quelques Puissances ne pouvaient pas encore se décider à la ratification.
Mais en même temps, pour ne pas compromettre la réussite du grand travail complété par la première conférence, elle a émis un coeu qui, avait pour but, non seulement de faciliter de nouvelles démarches en vue de décider les abstenants à nous joindre, mais aussi selon les paroles de M. le Président du Comité de Rédaction qui l'avait rédigé "allait plus loin que de prolonger d'une année la période
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