2
C'est sans doute parce qu'il aperçoit pour son Gouvernement un inconvénient dans ce que nous considérons comme un avantage que le chargé d'affaires d'Allemagne, le Comte Luxbourg, se montre, lui, très opposé à une entente, mais la faiblesse des arguments qu'il fait valoir et qui ne consistent qu'à dénier son opportunité, en même temps que l'ardeur qu'il met à les développer, montre que sa thèse ne lui est inspirée que par la crainte de voir échouer une politique à laquelle le Gouvernement allemand tient à juste titre, mais à laquelle, pour les mêmes raisons, la France doit être opposée. Ce sont là des questions de haute politique, mais elles sont liées étroitement à nos affaires, et si je me permets de vous les indiquer, c'est que vous aurez à y réfléchir vous-même le jour où vous serez saisi de propositions analogues à celles que M. de Hoyer a faites à Mr. Straight. C'est en effet en Europe et par les groupes dont nous dépendons--comme nous l'avons fait remarquer à MM. de Hoyer et de Cartier-que peuvent seulement être traitées des questions de principes aussi importantes.
118
E
Page 120Page 121