[This Document is the Property of His Britannic Majesty's Government.]
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[B]
18807
AFFAIRS OF CHINA.
REC
き
REG 16 JUN 11
CONFIDENTIAL.
[May 20.]
SECTION 1,
[19332]
No. 1.
Dear Sir Francis,
Mr. Addis to Foreign Office.-(Received May 20.)
Hong Kong and Shanghai Banking Corporation,
31, Lombard Street, London, May 20, 1911. Hukuang Loan-After a good deal of difficulty, the four groups were brought into line last night, and a telegram was sent authorising the joint signature of the agree- ment. I hope to hear this afternoon that it has been actually signed.
Chinese Currency Loan.-I enclose copies of further correspondence between M. Simon and myself with regard to the reservations made by the Russian Government in re the currency loan.
Enclosure 1 in No. 1.
Yours truly,
C. S. ADDIS.
Cher Mr. Addis,
M. Simon to Mr. Addis.
Paris, le 19 mai, 1911. J'AI à répondre à votre lettre du 17 courant, trouvée ici ce matin à mon retour de Bruxelles.
Je reconnais, en effet, qu'aux termes de l'article 8, paragraphe 4, du contrat d'emprunt, nous ne sommes en droit d'exiger actuellement des Chinois une justification de l'emploi des fonds que jusqu'à concurrence du montant de la première avance, soit 1,000,000/.; mais je vous ferai remarquer que cette justification ne nous a été fournie que pour 400,000l., et encore par câble seulement, puisque le programme détaillé des dépenses afférentes à ces 400,0001, ne nous parviendra que par le courrier du 9 mai.
Cependant, le paragraphe 1 (b) et (c) dù même article dispose que les programmes complets des dépenses relatives à la réforme monétaire, ainsi qu'à la Maurichourie, doivent nous être remis le jour même de la signature du contrat, et ces programmes ne sont pas encore entre nos mains; je vois d'ailleurs par votre lettre que vous n'en avez pas non plus connaissance, puisque vous m'écrivez que nous ne savons pas encore quelle portion des fonds d'emprunt doit être affectée au "développement industriel de la Mandchourie." Il me semble donc bien que le Ministère des Finances ne s'est pas conformé aux termes du contrat sur ce point et que nous sommes en droit d'attendre la production de ces programmes avant d'entrer dans la voie des avances.
Quant à l'attitude du Gouvernement français, elle n'a pas varié, et je vous rappelle -ainsi que je vous l'écrivais le 16 courant (les souvenirs de M. Ullmann et les miens sont très précis à cet égard et se trouvent, du reste, confirmés par une note que M. Ullmann avait pris soin de rédiger à l'issue même de la conférence)--que nous avons, dès le début des réunions de Bruxelles, c'est-à-dire bien avant la signature du contrat, fait nos réserves tant sur l'emploi des fonds en Mandchourie que sur l'affectation à la garantie de l'emprunt des revenus de cette province; ces réserves ont été faites en vue d'objections possibles de la Russie, dont le Gouvernement français estimait déjà à co moment devoir tenir compte. J'ai même donné lecture à Bruxelles d'une note qui m'avait été remise le 16 mars par le Ministère des Affaires Etrangères et qui se terminait ainsi :-
"La participation du Gouvernement français à l'emprunt de 250,000,000 reste d'ailleurs subordonnée à la condition que les fonds de l'emprunt non destinés à la réforme monétaire ne seront pas appliqués à la Mandchourie dans des conditions soulevant les objections de la Russie et du Japon."
Ce n'est donc pas "aujourd'hui pour la première fois " que l'assentiment préalable du Gouvernement russe est présenté comme une condition nécessaire de l'admission à
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