[This Document is the Property of His Britannic Majesty's Government]
[B]
OPIUM.
CONFIDENTIAL.
&
[1993]
No. 1.
C o 3443 January 18.]
SECTION 1.
Baron Gericke to Sir Edward Grey.--(Received January 18.)
Légation néerlandaise, Londres, M. le Baron,
le 16 janvier, 1911. LE Ministre d'Amérique à La Haye a communiqué à mon Gouvernement, le 6 octobre dernier, que le Gouvernement de Sa Majesté britannique stipulait deux conditions par rapport à la conférence sur le commerce de l'opium; ces conditions
sont :--
1. Les Puissances intéressées devront examiner avant l'ouverture de la conférence la manière dont l'on prépare chez elles la morphine et la cocaïne.
2. Ces Puissances devront déclarer également avant la réunion de la conférence qu'elles sont prêtes à prendre des mesures sévères pour empêcher le commerce et la fabrication de ces articles.
Toutefois, une communication du chargé d'affaires d'Amérique, en date du 13 novembre dernier, ne fait pas mention de cette seconde condition, et votre Excellence ne l'émmère pas dans sa note à Jonkheer van der Goes en date du 1er décembre dernier. Comme mou Gouvernement sait que la seconde condition pourrait rencontrer des difficultés, son Excellence M. le Ministre des Affaires Etrangères a deroandé au Ministre d'Amérique à La Haye s'il savait si parfois le Gouvernement de Sa Majesté britannique avait rénoncé à la seconde condition.
M. le Ministre d'Amérique a répondu qu'il n'avait reçu aucune confirmation à cet égard.
Mon Gouvernement désirant avoir des nouvelles certaines, j'ai l'honneur de prier votre Excellence de vouloir bien avoir la bonté de me faire savoir s'il est bien entendu que votre Excellence maintient la seconde condition, et, en cas d'affirmative, dans quelle forme elle désirerait obtenir la déclaration susindiquée ?
J'ai l'honneur de faire part que mon Gouvernement a reçu au sujet de l'examen de la morphine et de la cocaïne les communications suivantes :-
Les États-Unis out terminé leur enquête, mais l'Italie a fait savoir qu'elle ne croyait pas que ces recherches fussent nécessaires en ce qui la concerne, parce qu'il n'existe aucune fabrique de morphine ou de cocaïne en Italie et qu'il n'y subsiste pas de commerce proprement dit en ces articles, parce qu'ils sont employés exclusivement en vue d'usages médicinaux.
Cependant, le Gouvernement italien procède encore à une enquête auprès des bureaux des douanes.
L'Allemagne examine si les lois et règlements en vigueur en Allemagne sont suffisants pour empêcher d'une manière efficace l'abus de ces produits. Pour le moment elle ne peut donc émettre d'opinion concernant la proposition anglaise.
Le Gouvernement français a déclaré, comme votre Excellence voudra bien s'en convaincre après lecture de l'annexe de la présente, qu'il ne peut émettre d'opinion à propos de l'époque de la réunion de la conférence aussi longtemps que les Puissances intéressées n'ont pas accepté les propositions britanniques.
par
le
Le Cabinet de Paris désire aussi une définition plus claire des désirs émis Gouvernement de Sa Majesté britannique concernant la morphine et la cocaïne.
Une communication semblable a été reçue de la part du Gouvernement portugais, qui serait heureux d'être mis en possession d'un questionnaire à ce sujet.
Pour ce qui concerne le passage de la note du Ministre Pichon à
propos de la morphine et de la cocaïne, j'ai l'honneur d'ajouter que cette communication est basée sur une communication du Dr. Wright, un des délégués américains, au Ministre des Pays-Bas à Washington.
Mon Gouvernement serait doublement heureux si votre Excellence voulait bien me faire tenir sa réponse à la présente dans un délai aussi rapproché que possible.
[1857 8--1]
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