[This Document is the Property of His Britannic Majesty's Government.]
[B]
AFFAIRS OF CHINA,
CONFIDENTIAL.
[December 9.]
SECTION 1.
[44538]
(No. 462.) Sir,
No 1.
Mr. Carnegie to Sir Edward Grey.~(Received December 9.)
Paris, December 8, 1910. WITH reference to Sir F. Bertie's telegram No. 105 of the 5th instant, I have the honour to transmit to you herewith a copy of a note from M. Pichon on the subject of the Chinese loan."
His Excellency states that he accepts the procedure advocated by you, and will allow Mr. Straight to negotiate alone until the contract is ready to be signed.
M. Pichon, however, criticises the manner in which the American representative is negotiating for the loan,
I have, &c.
L. D. CARNEGIE.
Enclosure in No. 1.
Note communicated by M. Pichon to Sir F. Bertie.
L'AMBASSADEUR de Sa Majesté britannique a bien voulu, à la date du 4 décembre courant, en répondant à la note verbale du 19 novembre dernier du Gouvernement de la république, faire connaître le, sentiment de Sir Edward Grey, appuyé sur une démarche du Gouvernement des États-Unis, qu'il serait préférable pour le succès de l'emprunt de surseoir à toute nouvelle tentative pour assurer une action concertée des quatre légations à Pékin et de laisser les Etats-Unis négocier seuls la signature jointe.
En considération du désir exprimé par le Gouvernement anglais et en raison de l'effet moral déjà produit par la conversation officieuse du Ministre de France au Wai-wou Pou (à la suite de ses entretiens avec son collègue des États-Unis, qui lui avait dit n'avoir reçu aucune instruction de son Gouvernement et se trouver en toute hypothèse embarrassé d'agir auprès du Gouvernement chinois dans le sens d'une signature à quatre du contrat), le Gouvernement français accepte la procédure indiquée par Sir Edward Grey et laissera Mr. Straight négocier seul jusqu'à ce que le contrat soit prêt à être signé.
M. Pichon ne peut cependant s'empêcher de remarquer, d'après les informations qu'il reçoit aujourd'hui dé Pékin, que le négociateur américain continue à insister pour l'obtention d'un avantage particulier, sous la forme de nomination d'un conseiller financier américain, et que le contrat provisoire du 27 octobre a négligé de rien spécifier touchant les garanties de l'emprunt et le contrôle de l'emploi des fonds; le négociateur se trouve ainsi en contradiction avec les principos sur lesquels repose l'entente à trois et avec les tormes mêmes de l'accord à quatre.
Paris, le 6 décembre, 1910.
[1810 i-1]
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