[This Document is the Property of His Britannic Majesty's Government.]

CHINA RAILWAYS,

CONFIDENTIAL.

[7247]

No. 1.

465

[March 1.]

SECTION 2.

Rro 4 APR 10

Dear Mr. Grog,

Mr. C. S. Addis to Foreign Office.-(Received March 1.)

31, Lombard Street, London, March 1, 1910. I ENCLOSE copies of correspondence between M. Francqui and myself, in which an attempt is made to define the present position of the Chinese Central Railways (Limited) in the Hukuang negotiations, from the French and English points of view respectively.

Whether the correspondence will help to clear the air or not, I do not know, but we felt that we could not leave the French statement without an answer.

Yours truly,

C. S. ADDIS.

Enclosure 1 in No. 1.

M. Francqui to Mr. C. S. Addis.

Cher Mr. Addis,

Bruxelles, le 22 février, 1910. J'AI vu nos amis à Paris samedi dernier et je crois utile de vous faire connaître, à titre confidentiel, le raisonnement qu'ils tiennent :-

En 1903, le groupe français se mit d'accord avec le groupe anglais pour poursuivre en commun l'obtention de la ligne du Sétchouen ainsi que de tous autres chemins de fer à construire au nord du Yang-tsé. Il fut entendu que toutes les opérations financières ayant en vue l'objet précité seraient partagées par moitié entre les deux groupes. Quant à la direction technique, les accords spécifièrent que la ligne de Tien-tsin-Poukéou serait exclue de l'entente, mais que, pour les autres chemins de fer, la première ligne on la première section de ligne qui serait obtenue serait réservée au groupe anglais, la seconde au groupe français, la troisième au groupe anglais, et ainsi de suite.

"En 1904, pour la réalisation de ce programme, les deux groupes convinrent de constituer la Chinese Central Railways.

"En 1905, l'un des participants au groupe français (Banque de l'Indo-Chine) se mit d'accord avec l'un des participants au groupe anglais (British and Chinese Corporation) pour poursuivre ensemble--

"(a.) L'opération financière qui devait permettre aux Chinois de racheter l'emprunt ayant servi à la construction du IIankéou-Pékin.

"(b.) L'obtention de la concession du Hankéou-Canton.

"Cet accord stipulait que toutes les opérations financières pouvant résulter de l'obtention de l'une ou l'autre de ces affaires seraient partagées par moitié, que la direction technique du Hankéou-Pékin serait réservée au groupe français, tandis que pour le Hankéou-Canton elle serait réservée au groupe anglais.

"Telle était, disent les Français, la situation lorsque surgit brusquement la concurrence d'un groupe allemand qui s'imposa à l'entente franço-auglaise en raison d'un contrat que ce groupe venait d'obtenir pour la construction du Hankéou-Canton. "Profondément émus de l'échec qu'ils subissaient pour cette affaire du Hankéou- Canton, les Anglais se mirent immédiatement en rapport avec les Allemands et finalement demandèrent à Paris d'accepter coux-ci dans l'entente générale.

"Les Allemands consentirent à abandonner leurs droits sur le Hankéou-Canton, à condition qu'on leur réservât la première section dans l'affaire du Sétchouen. Les Français ne virent pas d'inconvénient à ce que les Allemands prisscnt ainsi la place réservée dans l'affaire du Sétchouen au groupe anglais de la Chinese Central Railways, à condition que la seconde section de ce chemin de fer leur restât acquise, conformé- ment à l'entente franco-anglaise de 1903.

"En juin 1909, une convention fut établie sur ces bases entre les trois intéressés. Il était stipulé, conformément à ce qui précède, que toutes les opérations financières

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