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commissioner still remains very intractable, and I propose to take an early opportunity of again warning the Chinese Government that persistence in this attitude may involve a degree of intervention on our part, which in the interests of friendly relations it is very desirable to avoid.

As there is no reference to the port of Heungchow in the Portuguese statements, I have asked M. Brederode to obtain, if possible, a telegraphic denial of Liang Ta-jen's allegation from General Machado.

Two despatches* which I have the honour to enclose from the consul-general at Canton will be found of interest in connection with the proposed opening of this place, to which, however, little serious attention need be paid.

I have, &c.

Inclosure in No. 1.

J. N. JORDAN.

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(d.) Les îles de Lapa, Verte, Taipa, Colovane, Dom João, Vong-Cam, et les îlots qui leur sont de tout près adjacents.

(e.) Les eaux littorales de la péninsule et du territoire insulaire ci-dessus.

De leur position dans des établissements, c'est-à-dire à Macau et ses dépendances, dix générations durant, les Portugais affranchirent de la piraterie le commerce méridional de la Chine, et ils y ont été l'agent primaire du développement économique dont s'est enrichi l'Empire dans ses relations avec les autres Puissances, arrivées après le Portugal.

D'autres avantages d'une haute importance politique ont résulté pour l'Empire de la présence du Portugal dans ces lieux.

Dans l'intérêt réciproque des deux nations, de leur bon voisinage et du respect mutuel qu'elles se doivent, le commissaire du Portugal s'attend que son Excellence le haut commissaire du Celeste-Empire saura s'accorder avec lui dans la délimitation d'une ligne de frontière sur le système territorial ci-dessus, capable d'être agréée par les Gouvernements qu'ils ont l'honneur de représenter.

O Secretario da Commissão,

J. NORTON DE MATTOS.

Hong-Kong, le 23 juillet, 1909.

JOAQUIM MACHADO.

Memoranda by Senhor Machado.

(1.)

D'APRÈS l'article 2 de la charte constitutionnelle, qui établit le régime politique de la Monarchie portugaise et qui fut solennellement publiée le 26 avril, 1826, avec connaissance de toutes les Puissances, saus qu'aucune d'elles y ait opposé la moindre objection, sont compris dans le territoire appartenant au Royaume de Portugal, en Asie, les" établissements de Macau."

Lorsque l'Empire chinois, en conséquence de la cession de Hong-Kong à la Grande- Bretagne et de l'ouverture de quelques-uns de ses ports au commerce des autres Puissances, origina la perte des avantages commerciales que les Portugais jouissaient dans leurs établissements de Macau, un décret Royal du 20 novembre, 1845, a dû déclarer la franchise pour le commerce de toutes les nations de quelques ports des établissements de Macau, lesquels, dans ce décret, sont désignés le port intérieur" ou "de la rivière (rio)" et "les ports extérieurs de la Taipa et de la rade."

D'après l'article 2 du protocole signé à Lisbonne le 26 mars, 1887, confirmé par l'article 11 du traité conclu à Pékin le 1er décembre de la même année, Sa Majesté l'Empereur de la Chine a reconnu formellement l'occupation et le gouverne- ment de Macau et de ses dépendances par le Portugal, comme toute autre colonie portugaise.

Il est stipulé que des commissaires des deux Gouvernements délimiteront les frontières, qui seront fixées par convention spéciale, avec cette clause expresse que, pour aussi longtemps que les délimitations ne seraient pas conclues, tout les concernants serait maintenu sans augmentation ou altération, par aucune des parties

contractantes.

Pour l'exécution de ce qui a ainsi été convenu, le Gouvernement Impérial, en note du 8 février, 1909, de son Excellence le Ministre Liou, a donné sa pleine adhésion à l'arrangement proposé par son Excellence le Ministre des Affaires Etrangères du Portugal, le Conseiller Wenceslau de Lima, pour la délimitation de Macau et ses dépendances.

Outre ce qui est statué dans les diplômes susmentionnés le commissaire de Portugal ayant compulsé les titres fournis par l'histoire des relations séculaires entre son pays et la Chine, tenant en considération l'état de fait des occupations portugaises depuis longtemps, et au moment de la signature du traité de 1887, et en obéissance au devoir qu'ont les Etats limitrophes de démarquer leur frontières en sorte que l'ou écarte toute cause, et même tout prétexte, à des conflits qui puissent entraver la paix et la bonne harmonie entre leurs ressortissants, et sans préjudice d'un examen plus approfondi, fait conjointement avec son Excellence le haut commissaire du Gouvern- ment chinois, est d'avis que l'on prenne, comme base des délimitations :---

(a.) La Péninsule de Macau de la pointe de la Barre jusqu'à la Porte de l'Enceinte, sise sur l'ancienne " Barrière de limite."

(b.) Le territoire neutralisé entre cette barrière et Passalean. (c.) Le port intérieur.

* Not printed.

(2.)

Hong-Kong, le 22 juillet, 1909. Le fait accompli de l'établissement des Portugais à Macau et ses dépendances, en vertu d'ancienne occupation, ayant été conventionnellement reconau par le Gouverne- ment chinois en 1887, ce qui constitue ces dépendances est resté, cependant, en suspens et sans décision jusqu'à présent.

Pour que l'on puisse arriver à une conception positive de quels étaient les territoires compris l'occupation primitive, et pourtant de ce qui doit constituer les dépendances de Macau, il faut d'abord examiner les circonstances où l'occupation s'est accompli.

C'est un fait avéré par l'opinion unanime d'historiens nationaux et étrangers que les Portugais ont occupé Macau en 1557 après avoir mis en déroute le fameux pirate Chan-si-long, qui à cette époque infestait la mer, les fleuves, et les canaux du sud de la Chine, en so servant des territoires où les Portugais se sont depuis établis comme base d'opérations.

Ces territoires, c'est-à-dire, la Péninsule de Macau, les îles et eaux environnantes, étaient alors tout à fait dans les mains de pirates.

Les Portugais s'établirent pourtant dans les lieux où il n'y avait pas d'autorité publique constituée ou de fait, ils ne rencontrèrent aucune occupation chinoise.

D'abord ils choisirent dans ces lieux l'emplacement le plus convenable pour la fondation d'une ville, sans cependant délaisser le territoire insulaire d'où ils avaient chassé la piraterie.

Il faut insister sur ce point, d'où découle le fondement initial du droit du Portugal aux fles voisines de la Péninsule de Macau,

Les Portugais ont fait dans ces contrées, il y a trois siècles et demi, ce que les Grandes Puissances fout encore aujourd'hui, mais dans des proportions plus considér- ables, en circonstances identiques. Après l'occupation on s'établit dans les positions les plus favorables pour conserver, dominer, et défendre le territoire occupé.

A cette époque-là la seule occupation de la péninsule, appuyée par les forces et les vaisseaux portugais, était tout ce qu'il fallait pour garantir et maintenir la domination sur le reste du territoire: en sorte que la fondation de la ville n'a seulement représenté l'occupation de la péninsule, mais aussi celle des îles désertes voisines.

Pour la conservation et sûreté des Portugais à la péninsule il était essentiel de dominer sur ces îles et sur la mer qui les entoure: autrement au ralliement de pirates, l'arrivée d'autres ennemis, ou tout outre événement fortuit, mettraient leur vie en risque et pourraient même causer la disparition de la ville, comme, du reste, ils en savaient déjà par l'expérience des faits tragiques de Liampo et Chincheu.

Leur commerce a exigé, immédiatement après l'occupation de Macau, l'établisse- ment du port de la Rivière et de celui de la Taipa, où mouillaient les navires de plus fort tirant et dont la barre était alors la plus accessible; pour leur outillage, leur adaptation aux besoins de la navigation et leur défense et sûreté, on ne pourrait pas se passer de la terre attenante.

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