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des divergences d'opinion se sont produites lors des conférences tenues à Londres et

à Paris.

Je vous suis très reconnaissant des explications détaillées contenues dans votre lettre, et qui confirment, en les développant, les arguments que vos représentants, MM. Urlig et Erich, ont déjà fait valoir dans les conversations que j'ai eu le plaisir d'avoir avec eux,

J'ai le vif regret, cependant, de ne pouvoir me rallier à votre manière de voir, et je crois de mon devoir, en raison même des anciennes et amicales relations qui existent entre nous, de préciser, à mon tour, notre point de vuc.

Croyez bien, d'ailleurs, que les observations qui vont suivre n'ont nullement pour objet de rappeler inutilement les griefs des groupes anglo-français contre l'action du groupe allemand, mais plutôt de chercher, par une explication franche, à préparer le terrain, en vue d'une entente ultérieure que je ne désespère pas de voir intervenir.

L'argument principal sur lequel le groupe allemand s'appuie repose sur le fait que l'adhésion donnée le 1 mars au Mémorandum Addis--et approuvée le 3 mars par le Consortium-ne liait pas votre groupe, tant que l'accord de principe n'était pas complété par l'entente définitive sur tous les points que la conférence des trois groupes devait discuter.

Sur ce point essentiel notre manière de voir diffère de la votre.

L'adhésion du groupe allemand donnée le 1" mars engageait-elle sa responsabilité au moins morale ? Je ne puis pas un seul instant le mettre en doute. Cette adhésion signifiait la signature de préliminaires de paix, après une guerre reconnue nuisible par tous les intéressés.

Or, pouvait-il entrer dans l'esprit des contractants qu'après la signature de ces préliminaires et avant la conclusion définitive du traité de paix, les hostilités continuassent ?

En ce qui concerne le groupe anglo-français la cessation de toute action en dehors de l'entente générale a été absolue. Vous en avez été informés, et la prière instante vous a été adressée de suivre la même voie.

Il est certain-et personne ne le met en doute que le groupe allemand en attendant le résultat de la conférence a cru, de bonne foi, pouvoir maintenir les propositions faites au Gouvernement chinois, bien que l'Article 6 du Mémorandum Addis comportât expressément le retrait de ces propositions.

Mais si l'attitude du groupe allemand peut, au point de vue juridique, ne pas être contraire à la lettre des engagements, sa politique contradictoire devait fatalement placer ce groupe dans une situation fausse soit vis-à-vis du Gouvernement chinois, soit vis-à-vis des autres groupes.

Son offre du 3 mars-d'apporter, le cas échéant, l'affaire obtenue par lui seul aux trois groupes réunis n'atténue nullement les difficultés de cette situation, puisque vous étiez prévenus d'avance que les autres groupes n'accepteraient pas la formule de Tientsin-Pookow que l'ententé générale avait précisément pour objet d'écarter.

C'est cette politique contradictoire du groupe allemand, continuant la concurrence sur des bases reconnues inacceptables dans les préliminaires d'entente, qui, à notre avis, justifie les critiques que les autres groupes lui ont adressées.

Vous faites valoir que l'abandon de vos propositions aux Chinois vous eût placés dans cette situation inadmissible que, la conférence repoussant vos demandes, vons eussiez sacrifié sans compensation le fruit de vos efforts.

Cette crainte, permettez-moi de la dire, me paraît exagérée. En effet, vous étiez assurés d'avance de l'eutente sur les points essentiels: l'entrée du groupe allemand dans la Chinese Central, le système de la désignation alternative de l'Ingénieur en chef, et le partage par tiers des commandes et autres avantages.

Pour ce qui est de Finternationalisation des emprunts, vous savicz certainement que la solution ne dépendait pas de la conférence, mais des autorités compétentes.

Quant à la désignation d'un Ingénieur allemand pour tout le chemin de fer du Sze-Chouen, je pense bien que vous n'aviez pas sérieusement l'intention d'écarter de cette affaire l'influence française, ce qui aurait rendu toute entente impossible. Vos représentants n'ont d'ailleurs pas insisté sur ce point lors de la conférence.

Le risque de vous asseoir entre deux chaises, comme vous le dites, n'existait done pas. Cependant, pour employer la même image, le groupe allemand, en vue d'éviter ce danger, paraît avoir voulu occuper les deux chaises à la fois.

Permettez-moi done de vous demander quello eût été notre situation respective si, comme il avait été proposé, la conférence se fût réunie avant l'acceptation de vos propositions par le Gouvernement chinois ?

Je ne doute pas que l'accord définitif n'eût été facilement établi, et si, faute

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d'instructions contraires de votre part à votre représentant en Chine, vos propositions, toujours valables, avaient été acceptées simultanément par le Gouvernement chinois, vous vous seriez trouvés dans la nécessité de manquer à des engagements définitifs, et non seulement préliminaires-vos engagements envers le Gouvernement ne pouvant se concilier avec ceux contractés envers vos associés.

Je connais trop bien la correction de vos procédés pour croire que vous vous seriez exposés volontairement à une difficulté de cette nature. Je crois ne pas me tromper en supposant que l'acceptation de vos propositions par les Chinois a été une surprise pour vous. Mais c'est précisément sur ce point, et non pas sur la légitimité de votre action, que les autres groupes sont en droit de se plaindre de la politique suivie par vous et qui a rendu cette surprise possible.

Voilà, chers Messieurs, dans quels sentiments nous envisageons cette question. Ai-je besoin d'ajouter que je suis personnellement très affligé d'un différend qu'il n'a pas dépendu de nous d'éviter ?

Ce différend j'en ai la fermo conviction-pourra avce de la bonne volonté réciproque être aplani dans la suite pour le mieux de nos intérêts communs, et je puis vous assurer que je serai très heureux de pouvoir contribuer à rétablir l'entente.

Veuillez, &c.

Inclosure 4 in No. 1.

(Signé) E. ULLMANN.

Instructions to Counsel to Advise in re the Hankow-Canton Railway.

HEREWITH are sent :-

Prints of the two draft Agreements recently settled by counsel.

Prints of the Minutes of meetings held between the various groups held in London on the 12th and 13th March, 1909,

Prints of the Minutes of further meetings held between the various groups at Paris on the 2nd and 3rd April, 1909.

Copy cablegram received by the Hong Kong and Shanghae Banking Corporation in London from their agent, Mr. Hillier, in Peking, dated the 16th April, 1909.

Print of the Addis Memorandum.

Print of the Tien-tsin-Pukow Railway Loan Agreement.

As will be seen from the Minutes sent herewith, the meetings between the various groups proved abortive. This was due to the fact that the German group, prior to the meetings and in defiance of the terms of the Memorandum and Protocol by Mr. C. S. Addis, dated the 26th February, 1909, concluded with the Chinese a Preliminary Agreement for the loan in question, upon terms which were referred to at the various meetings as Tien-tsin-Pukow terms. The terms in question appear from the Tieu-tsin-Pukow Railway Loan Agreement sent herewith.

The objection to these terms is that they allow the Chinese a free hand in the spending of the loan funds, and that the only protection which the bondholders receive is that after the money is spent the accounts are audited by an auditor who is appointed and paid by the lenders. See the last paragraph of Article 14 of the Tien-tsin-Pukow Railway Loan Agreement.

At the conference in Paris, the British and French groups stated clearly their determination not, for the future, to join in loans to the Chinese which did not provide for a check or control or veto over the power of the Chinese to obtain the loan funds. The German group in Paris protested that they could not withdraw from the Preliminary Agreement if the Chinese insisted upon holding them to it without modification, but as will be seen from the Minutes of the meetings, they did telegraph to their agent in China with a view to adding the words "and countersigned by the Chief Engineer," to the last sentence in paragraph 1 of Article 14 of the Tien-tsin- Pukow Railway Agreement. If the Chinese had accepted this modification the British and French groups were prepared to have come to terms and to have settled all outstanding points on the draft Agreement sent herewith, but unfortunately the German group were unable to obtain any reply from their agent, and the conference broke off.

Negotiations have been going on since, and it is, we believe, the fact that the final Loan Agreement has not yet been signed by the Chinese,

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