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divers groupes européens et provoquer ainsi, le moment
venu, une surenchère comme celle qui leur a été si
favorable lors de la conclusion de notre dernier emprunt.
Mais les Belges, se rendant compte qu'il est déplor-
able de faire ainsi le jeu des Chinois, viennent aujourd'hui
faire auprès de nous une nouvelle tentative de conciliation
et, comme le négociateur antique, ils apportent dans leur
manteau la paix ou la guerre!
Ils admettent bien qu'en ce qui concerne le Hankéou-
Canton, ils n'ont guère de chances de l'emporter contre le
groupe anglo-francais, mais, mettant de nouveau en avant
la question que vous connaissez des anciens Bonds non en-
core rachetés par la Chine, ils menacent de nous gêner con-
sidérablement.
D'autre part, ils rappellent qu'ils ont des droits
incontestables sur certaines lignes et par conséquent sur
leurs prolongements éventuels.
Bref ils offrent une entente: Moyennant quoi non
seulement ils abandonneraient l'opposition qu'ils se
disent en mesure de nous faire sur le Hankéou-Canton, mais
encore nous admettraient dans les affaires sur lesquelles
ils prétendent avoir vis-à-vis de la Chine des droits ex-
clusifs.
exclusifs.
Bien entendu, cette entente devrait rester absolument
secrète et, pour être plus efficace, elle ne devrait rien
changer, en apparence, à ce qui existe: il faudrait main-
tenir vis-à-vis des Chinois l'apparence de la compétition
efin qu'ils soient persuadés qu'on leur fait les conditions
les plus avantageuses.
Monsieur Simon s'est borné à prendre acte de cette
démarche des Belges et à déclarer qu'étant donné nos rap-
ports il ne pouvait rien répondre avant de vous avoir con-
sulté.
Mais il pense, et moi avec lui, que cette entente est
en somme une chose tout à fait avantageux pour nous et par
conséquent désirable.
Il est certain en effet que les Belges, à supposer
même qu'ils n'aient plus assez d'influence en Chine pour
y décrocher eux-mêmes les affaires, en conservent suffisam-
ment cependant pour nous gêner considérablement, et qu'à
tout le moins leur compétition aura pour effet de faire
hausser les prix de facon à rendre les affaires à peu
près blanches.
Il est de bonne politique d'évitée cela, au prix
d'un