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"Hongkong and Shanghai Bank" à Londres, Monsieur Ad-

dis, s'est efforcé de convaincre Monsieur Simon, Di-

recteur de la Banque de l'Indo Chine à Paris, de la

possibilité de faire réaliser l'emprunt de 25 mil-

lions de Livres par les Anglais seuls en nom, les

Francais devant y participer en sous main.

Cette conception de la première opération à la-

quelle doive s'appliquer l'entente Anglo-Francaise

pour les Chemins de Fer n'a pas paru admissible en

France. On ne saurait y accepter qu'un haut fonc-

tionnaire Chinois déclare accepter les capitaux Bri-

tanniques et refuser les capitaux Francais, surtout

lorsqu'il s'agit d'un emprunt ayant un caractère of-

ficiel et bénéficiant de la garantie Imperiale.

Moneleur Simon a donc fait savoir à Monsieur Addis

que, la question de l'emprunt devenant diplomatique

et non plus exclusivement commerciale, la Banque de

l'Indo Chine ne pouvait que s'en tenir aux accords

conclus à Londres; il a ajouté que, dans le cas où

l'emprunt ne devrait pas être applique aux Chemins

de Fer, la Banque de l'Indo Chine pourrait avec la

"Hongkong and Shanghai Bank", ensemble et officielle-

officiellement, prendre l'emprunt ou constituer au be-

soin une société spéciale à cet effet, mais toujours

sur le pied d'égalité convenu.

Le Ministre des Affaires Etrangères a rappelé au

Ministre de France à Pékin que l'entente Anglo-Fran-

calse pour les Chemins de Fer ne permet pas plus à la

Banque d'un des deux pays de traiter seule qu'à l'autre

de se contenter d'une sous participation; dans le cas

présent, 11 appartient aux Anglais d'indiquer au Vice

Roi qu'ils ne donneront leur concours qu'à cette con-

dition et ils estimeront que, par la tractation avec

le groupe Anglo-Francais, le Vice Roi tient sa promesse

en leur faveur. Il va de soi que, si l'emprunt d'un

million de Livres doit servir à amorcer la construc-

tion des chemins de fer, cette destination doit être

indiquée dans le contrat et que la rédaction de celui-ci

devra présenter toutes garanties de nature à éviter

que le Vice Roi n'applique les capitaux Anglo-Francais

*

a entamer la construction des lignes de Henkeou vers

Canton ou Tchentou en se passant de la participation

des deux pays pour la construction, le matériel, la

direction

ment

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