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plus préjudiciable aux intérêts Britanniques que ne l'est celle des navires de la Compagnie Asiatique de Navigation.

De plus, notre Compagnie n'est nullement subventionnée par le Gouvernement Français, ainsi que vous le savez, mais par le Gouvernement-Général de l'Indo-Chine; la subvention qu'elle touche est très faible si on la compare à celle que touche la Compagnie Japonaise, et elle peut être considérée comme une simple rémunération des charges onéreuses qu'elle entraîne et a entraînées : réduction de tarifs pour les fonc- tionnaires, obligation de construire les navires en France, &c., détails qui sont certainement inconnus à Mr. E. C. Werner.

Ce prétexte n'est donc pas défendable, et il faut arriver au second paragraphe que nous venons de citer et qui a, lui au moins, le mérite de le sincérité.

Il est, croyons-nous, sans précédent qu'une Municipalité, voire même un Parle- ment, prenne des mesures aussi coercitives dirigées exclusivement contre une personne ou une Compagnie déterminée, et nous croyons pouvoir dire que l'exagéra- tion de la malveillance dont est animé, à l'égard de la Compagnie Asiatique de Navigation, le Consul d'Angleterre à Kiukiang, l'amène à provoquer ou à ratifier des décisions de son Conseil Municipal qui confinent au ridicule.

En d'autres pays Anglais où la concurrence entre Compagnies Anglaises et entre Compagnies Françaises subventionnées est non moins âpre qu'elle ne l'est dans le Yang-tsé, jamais une pareille mesure d'ostracisme n'a été, nous ne dirons pas "prise," mais simplement "conçue," par un fonctionnaire Britannique; et nous ne sachions pas que l'accostage des navires de la Compagnie des Messageries Maritimes, par exemple, ait été jamais interdit à Singapore ou dans tel autre port Anglais, bien que les intérêts en jeu soient infiniment plus importants qu'ils ne peuvent l'être à Kiukiang.

Dans la lettre que nous a adressée Mr. E. C. Werner il est dit que c'est "en vue de mettre à exécution les désirs des contribuables que le Conseil Municipal, dont il est le Président, a rédigé une clause suivant laquelle les navires de notre Compagnie seraient absolument exclus." Nous sommes en mesure de démontrer qu'il n'en est rien.

En effet, dans le compte rendu de l'assemblée des contribuables de Kiukiang tenue le 30 Janvier, qui a été publié dans le " Shanghae Mercury" du 4 Février suivant, il est dit :-

"A cette réunion un total de vingt-huit votes était représentés, desquels le représentant de Robert Anderson and Company, Dr. F. 8. D. Clindenning, en détenait quinze, les pouvoirs des Missions Catholiques et des maisons Russes étant en sa posses- sion, comme d'habitude."

Nous avons done écrit à M. Ferrand à Kiukiang pour le prier de nous faire connaître s'il connaissait l'emploi qui avait été fait par son fondé de pouvoirs des six voix appartenant à la Mission. M. Ferrand nous répondit à la date du 24 Février dernier, en nous communiquant une lettre de même date que venait de lui adresser Dr. Clindenning.

Nous détachons de cette lettre de Dr. Clindenning, dont l'original est toujours en notre possession, les passages suivants, et nous insistons sur ce point que l'écrivain de cette lettre, qui détenait quinze votes sur vingt-huit à l'assemblée des contribuables, représentait, à lui seul, la majorité.

Dr. Clindenning écrit donc que si le frontage en question a été alloué à la Compagnie Japonaise, c'est simplement parce que cette Compagnie était la seule à formuler une demande, et il ajoute :-

(Traduction littérale) "Si Mr. Racine avait fait une demande pour le droit exclusif au frontage, les six votes de la Mission auraient certainement été placés en sa faveur et, très probablement tous les autres votes, étant donné que beaucoup de nous ici préférerions voir flotter le pavillon Français devant notre Concession que pavillon Japonais."

Et plus loin Dr. Clindenning ajoute :-

le

"La question de permettre aux différentes Compagnies de sous-louer leurs bulks

a été définitivement réglée par le Consul, et non pas par les contribuables."

Il nous reste à dire maintentant pourquoi nous continuons à accoster au hulk de la Compagnie Japonaise à Kiukiang, malgré l'avis qui nous a été donné par la dite

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Compagnie Japonaise le 7 Février d'avoir à ne plus accoster à partir du 10 Février, c'est-à-dire trois jours après.

Nous continuons à accoster parce que nous avons passé, avec la Compagnie Japonaise, un Accord, suivant lequel nous utiliserons en commun le hulk de Kiukiang pour les navires de nos deux Compagnies, et qu'il est expressément convenu que cet Accord ne peut être rompu que par un préavis de six mois.

Cette Accord a été passé sur l'autorisation qui eu a été donnés à la Compagnie Japonaise par Mr. E. C. Werner lui-même, par sa lettre du 27 Août, 1906, lettre dont nous vous avons remis copie il y a quelques jours.

Sur la foi de notre Accord avec la Compagnie Japonaise, reconnu par le Consul Anglais à Kiukiang, nous avons pris des engagements multiples avec nos agents, avec des chargeurs, avec nos compradores de navires au sujet des passagers, &c.; et il nous est matériellement impossible, sous peine d'un préjudice incalculable, de ne pas tenir ces engagements. D'autre part, toute personne raisonnable comprendra qu'il n'est au pouvoir d'aucune Compagnie de navigation d'improviser en trois jours une instal- lation complète comme celle qui est indispensable à ces bateaux de rivière pour le chargement et le déchargement des marchandises et des passagers à quai-toute autre solution entraînant un transbordement du navire à la rive étant ruineuse pour une Compagnie de navigation.

Mr. E. C. Werner nous a mis sciemment dans une situation impossible, il obéit simplement à des sentiments injustifiés d'inimitié pour notre Compagnie Française, et c'est tout. Nous n'attendons plus rien de lui, mais nous conservons confiance dans l'esprit d'équité de M. le Ministre d'Angleterre à Pékin que la mesure inique qui a été prise par son Consul ne soit pas ratifiée.

Nous vous serions reconnaissants, M. le Consul-Général, de vouloir bien saisir d'urgence M. le Ministre de France à Pékin de la situation présente de cette affaire, et avec tous nos remerciements anticipés, nous vous prions d'agréer, &c.

Compagnie Asiatique de Navigation,

(Signé)

Inclosure 4 in No. 1.

Consul Werner to Sir J. Jordan,

Les Directeurs.

(No. 7.) Sir,

Kiukiang, April 3, 1907. WITH reference to previous correspondence and to your telegram No. 6 of the 13th ultimo, I have the honour to report that the Municipal Council has now adopted the form of Bund frontage licence in use in Hankow, the only alterations being the insertion of some words prohibiting the placing of ropes, chains, or other impediments in such a manner as to obstruct the approach to the unleased portion of Bund frontage where the public steps and jetty are to be erected.

The Council has decided to levy a tonnage due of half a candareen per ton on French steamers admitted to the Nippon Yusen Kaisha's hulk under the licence granted to that Company. This will produce an addition to the municipal revenue of about 1,200 taels per annum, but the Council, being in affluent circumstances, would have preferred any gain from the new system of licensing to accrue in favour of the British Steam-ship Companies in their keen competition with their foreign rivals. The subsidy granted to the French Company by the French Government enables that Company to carry passengers and cargo at a lower rate than the British Companies can do. A very effective check would have been put upon this subsidy-favoured competition by making the French steamers anchor in the river, since in a small port of call facility in boarding and loading a steamer which aims at travelling between Shanghae and Hankow in a shorter time than other steamers enables it to obtain passengers and cargo which would not be shipped by steamers having no hulk accommodation. Whilst the obligation to anchor in the river would have very largely counteracted the advantages which the Government subsidy gives to the French steamers, the additional advantage of access to the Japanese frontage now enables them to make a very serious inroad upon the freight and passenger business of the British Companies.

On the 1st ultimo I received from Messrs. Racine, Ackermann, and Co., agents in Shanghae of the "Compagnie Asiatique de Navigation," a letter containing an offer to pay for use of the frontage a similar sum to that paid by the Nippon Yusen

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