96

á assurer le transport regulier des matieres postales en nombre et

en quantité de plus en plus importants qui sont expédiées par le

bureau de poste français de Canton, dont l'existence est intime-

ment liée à celle de la Compagnie de navigation.

Son Excellence Sir Matthew Nathan ayant cité

le chiffre d'environ 175,000 f. par an alloué par le Gouvernement

Général de l'Indo-Chine pour le maintien de ce service postal et

ayant paru trouver cette somme extrêmement élevée, j'ai fait re- marquer qu'une bonne partie de cette somme était récupérée par

nos recettes postales & Canton, que d'ailleurs, s'il est exact que

la ligne anglaise indiquée ci-dessus ne bénéficie pas de subven-

tion gouvernementale fixe et régulière du fait du transport de la

poste, il n'en est pas soins vrai qu'elle reçoit des adrinistrą, tions postales de Hongkong, Canton et Macac réunies, une rénuméra-

tion évaluée sur le poids des sacs postaux qu'elle transporte, et

on sait que la moyenne annuelle des sommes qu'elle perçoit ainsi

est d'environ 40,000 Baïkouan-taels, soit prés de 150,000 francs

par an.

Enfin, la Compagnie anglaise bénéficie, au

point de vue du nombre de passagers qu'elle est autorisée à trans-

porter sur ses navires, de la faveur spéciale au sujet de la-

quelle j'ai donné quelques indications dans la première partie

de ce memorandum.

Au surplus, j'ai particulièrement insisté sur

ce point que la concurrence commerciale sur les lignes de la

Riviere de l'Ouest s'exerce non pas entre les trois compagnies

anglaises syndiquées sous une direction unique, et notre compagnie française, mais bien entre les Compagnies européennes (française et anglaise) d'une part et les nombreuses lignes chinoises de

l'autre. Dans son rapport sur la navigation commerciale à Hongkong en 1903, le "Barbour-Master" a en effet indiqué qu'au cours de l'année derniere, le tonnage total enregistré avait été le sui-

-vant

Share This Page