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externes de la femme ainsi que dans le vagin; elles augmentent considérablement les chances d'infection. Et cependant l'examen clinique, même très minutieux, de la personne qui eu est atteinte donne des résultats négatifs.
Les flueurs blanches ainsi que les sécrétions menstruelles des syphilitiques augmentent les chances de contagion.
d) Un certain nombre de manifestations actives, spécifiques et non spécifiques, à faible développement, comme la papule muqueuse à son début, la vésicule de l'herpès, etc., échoppent facilement aux investigations. Elles pourraient passer inaperçuos, même si l'examen était quotidien, et la femme serait laissée libre conime ne présentant ancune manifestation morbide.
e) Le développement des phénomènes qui caractérisent la récidive peut se produire dans l'intervalle qui sépare deux visites.
En résumé et en tenant compte de toutes les observations, nous sommes en droit d'établir la thèse suivante : La prostituée inserite qui se trouve dans la période condylomateuse, lors même qu'elle ne pré- sente aucune manifestation apparente de la maladie, met les hommes qui la fréquentent en sérieux danger de contracter to syphilis. On trouve des faits à l'appui de cette affirmation dans la plupart des ouvrages sur la statistique de la prostitution.
Le Dr Sperck, de Saint-Pétersbourg, qui s'est appliqué avec un si grand zèle à faire la lumière sur l'état pathologique de la prostitution inscrite, affirme, en s'appuyant sur de sérieuses observations statis- tiques, que les six septièmes du grand nombre d'hommes qui ont réclamé ses soins pendant quatre ans, avaient contracté la syphilis dans le contact des prostituées inscrites condylomatenses. Plusieurs autres auteurs donnent des chiffres analogues.
Ainsi, même au point de vue de la pratique, la réglementation ne soutient pas la critique; par conséquent la prostitution inserite ne peut, en aucune manière, être considérée comme assainie, et l'inter- vention de la police médicale manque son but.
Il faut ajouter que la réglementation actuelle, basée sur les prin- cipes que nous avons énoncés, met indirectement la société dans un très grave danger. En effet, les principes scientifiques pénètrent facilement l'opinion qui s'en empare et les adopte, surtout quand ils servent de base à quelque intervention des pouvoirs publics.
Il n'y a pas très longtemps que le peuple a appris l'existence du bacille tuberculeux, et cependant chacun a déjà une idée du rôle pathogène que loi attribue la science, et chacun tache de s'en ga-
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Il fut un temps où le public, voyant la syphilis se répandre de plus en plus, attendait quelque mesure rationnelle qui le garantit de l'in- fection. fi accepta facilement alors l'institution de la police médicale. qui répondait exactement aux théories scientifiques de l'époque. Imbue des idées qui avaient présidé à la rédaction des règlements. la population fit bonne mine à. nanvais jeu et consentit à la violation des droits de quelques-uns de ses membres. Cette violation l'aurait évidemment révoltée saus les suites bienfaisantes qu'elle en attendait. Les générations suivantes grandirent dans la conviction tradition- nelle que les règlements constituaient une réelle sauvegarde contre l'infection syphilitique, que les femmes contrôlées étaient incapables de transmettre la contagion et qu'on était invulnérable taut qu'on satisfaisait ses besoins physiologiques sous la protection du système. La société vivait ainsi tranquille, bercée par cette foi qui rendait toute initiative privée superflue. détruisait tout souci de la sécurité persounelle et, par cela même, empêchait les saines notions sur la nature de la syphilis de pénétrer dans le peuple. C'est dans la jeu- nesse surtout que cette croyance accréditée a racines. L'existence des règlements et le fonctionnement actuel de jeté de profondes la police médicale ne font qu'accroitre sa confiance. Aussi voit-on une grande partie du public, des jeunes gens surtout, poussée par une foi aveugle, se diriger insouciante vers les maisons de tolérance. N'est-elle pas sous la sauvegarde du règlement?
Eh bien, les résultats som déplorables. La jeunesse est trompée par les idées traditionnelles, trompée par l'attestation fausse et véri- tablement criminelle qu'on donne aux prostituées. Elle trouve, dans les raisons officiellement protégées et pateutées, des femmes munies de certificats de santé, dont la moitié sont infectées et inoculent leur affreux poison à des gens qui sont surtout coupables d'avoir eu trop de confiance dans la réglementation officielle.
Ce préjugé sur l'efficacité sanitaire des règlements est surtout, répandu parmi les étudiants, qui sont le plus souvent infectés de sypbilis par des femmes soumises. C'est en effet par conviction qu'ils fréquentent de préférence des prostituées inscrites; ils évitent soi- gueusement les clandestines et croient ainsi se défendre de l'in- fection.
Que de scènes déchirantes accompagnées de larmes et d'évanouis- serpents, lo spécialiste praticien ne voit-il pas dans son cabinet, lors- qu'il doit poser son diagnostic et déclarer à un adolescent qu'il est atteint de syphilis! Souvent le malheureux raconte en pleurant sa triste histoire. Il avoue parfois qu'il a contracté la maladie dans un premier rapport sexnel, qu'il a era nécessaire d'après l'avis du méde-
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