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en Indo-Chine, prie instamment le Gouvernement de la République de demander au Parlement l'approbation pleine et entière de toutes les clauses de cette Convention, et prie également M. le Gouverneur de la Cochinchine de trans- mettre la présente adresse, par la voie télégraphique, à M. le Ministre de la Marine et des Colonies et à M. le Président de la Chambre des Députés.
Ont signé : Blanchy, GarceriE, JAMES, RIVIÈRE, Carabelli, GUÉRIN, JOURDAN, SCHROEDER, JOUYET, REYNAUD, SANH, TANH, DUONG, TUONG.
Votre commission recevait encore, à la date du 17 dé- cembre 1884, communication de deux dépêches télégraphi- ques à M. le Président de la Chambre des Députés, adressées, l'une par M. le maire de Saigon, au nom du Conseil muni- pal de cette ville, l'autre par la Chambre de Commerce de Saigon, exprimant le vœu de la ratification intégrale du traité de Phnom-Penh.
Ces manifestations du sentiment des représentants au- torisés de nos concitoyens français et de nos sujets anna- mites de Cochinchine ne pouvaient que confirmer votre commission dans la conviction, résultant pour elle d'une étude attentive de l'histoire de notre protectorat au Cambodge, que l'accomplissement des réformes stipulées dans l'acte du 17 juin 1884 serait aussi profitable aux intérêts coloniaux de la métropole que fécond en conséquences heureuses pour l'amélioration du sort du peuple cambodgien.
Les incidents qui se sont produits dans le royaume pro- tégé depuis la signature du traité de Phnom-Penh prouvent d'ailleurs surabondamment la vanité des appréhensions que les adversaires de notre action civilisatrice en Indo-Chine s'étaient efforcés d'entretenir.
Dès la fin de juin, le Second Roi, les princes de la famille royale, en grande majorité, les principaux mandarins et les chefs des corporations chinoises et malaises de Phnom Penh, avaient donné à M. le Gouverneur de la Cochinchine l'assu- rance de leurs concours.
Au mois d'octobre, M. le gouverneur Thomson, deretour
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No 3482
au Cambodge, a délibéré et arrêté, de concert avec le Conseil des ministres du royaume, des décisions préparatoires des réformes, notamment en ce qui concerne l'abolition de l'escla- vage et la constitution de la propriété, qui ont été sanctionnées Norodom et revêtues du sceau royal. La municipalité de Phnom Penh a été instituée. Le Second Roi, les princes, les ministres et les principaux fonctionnaires cambodgiens assis- taient à la cérémonie de l'installation. Dans les diverses provinces du royaume que M. le Gouverneur de la Cochin- chine, représentant supérieur du Protectorat, a visitées, les mandarins et les notables indigènes ont témoigné de leur confiance et de leur soumission.
En dépit d'intrigues diverses, de faux bruits répandus et de l'annonce à Phnom-Penh que le traité ne serait pas ratifié, l'ordre n'a pas été un seul instant troublé jusqu'aux derniers jours de décembre, quoique l'effectif de nos forces militaires au Cambodge, n'atteignit pas quatre cents hommes, tirailleurs annamites en majorité.
Dans les derniers jours de l'année écoulée, le rebelle im- pénitent Si-Votha, frère de Norodom, croyant l'occasion propice, est sorti de son refuge dans les provinces siamoises limitrophes du nord du Cambodge, pour lenter une incursion dans le royaume. Malgré la surprise du poste de Sambor, à la limite de la navigation à vapeur sur le Mékong, où l'offi- cier français commandant le détachement de tirailleurs anna- mites a été tué, aucun mouvement insurectiounel ne s'est produit parmi la population cambodgienne, et les bandes de Si-Votha pourchassées quelques jours plus tard par la petite troupe du lieutenant-colonel Miramond ont été battues, re- foulées et dispersées vers les frontières du Laos.
Cette fois encore la France a rempli, comme elle l'a fait depuis plus de vingt ans au Cambodge, son devoir de puis- sance protectrice; ce sont nos soldats qui ont repoussé l'opi- niâtre compétiteur du roi Norodom.
Votre Commission aime à penser que ce dernier service, s'ajoutant à tant d'autres du même ordre, confirmera le roi
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