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cambodgiens, un annamite, deux chinois, un indien et un malais, nommés par S. M. le Roi du Cambodge sur une liste présentée par le gouverneur de la Cochinchine.
Art. 11.
La présente convention dont, en cas de contestations et conformément aux usages diplomatiques, le texte français seul fera foi, confirme et complète le traité du 11 août 1863, les ordonnances royales et les conventions passées entre les deux gouvernements, en ce qu'ils n'ont pas de contraire aux dispositions qui précèdent,
Elle sera soumise à la ratification du Gouvernement de la République fran- çaise, et l'instrument de ladite ratification sera remis à S. M. le Roi du Cam- bodge dans un délai aussi bref que possible.
En foi de quoi, S. M. le Roi du Cambodge et le Gouverneur de la Cochin- chine out signé le présent acte et y ont apposé leurs sceaux.
Fait à Phnom Penh, le dix-sept juin mil huit cent quatre-vingt quatre.
Le 17 juin, à cinq heures du matin, le lieutenant-colonel Miramond débarquait en face du palais et prenait position autour de la résidence royale avec une compagnie d'infante. rie de marine et une compagnie de tirailleurs annamites. L'Alouelle et trois canonnières qui avaient transporté ces troupes de Saigon monillaient à petite distance.
M. le gouverneur Thomson se présentait à six heures au palais accompagné de son chef de cabinet, du résident intérimaire, de deux aides de camp, du lieutenant de vais- seau commandant l'aviso l'Alouette, de deux officiers de ce bâtiment, et de M. Pavie, faisant fonctions d'interprète. Aucune résistance ne fut opposée, et il est absolument inexact que les troupes, comme on l'a prétendu dans certaines rela- tions, aient dû envahir l'intérieur du palais. A la porte de la troisième enceinte, M. Thomson trouva le chef des gardiens du palais. Il demanda à être introduit auprès du roi. Un quart d'heure après, il fut reçu dans l'une des pièces de ses appartements particuliers. Le roi Norodom était élendu sur un lit de repos.
Le gouverneur fit en peu de mots l'histoire des treize
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N° 3482
jours qui s'étaient écoulés depuis son arrivée à Phnom Penh; il insista sur le caractère blessant pour la puissance protec- trice à qui Norodom devait la conservation de són trône du refus de discuter la Convention douanière, et de l'obstination à refuser une audience au représentant suprême du Protecto- rat; il fit ressortir l'esprit de conciliation et la longanimité dont il avait fait preuve, et il conclut en ces termes :
« Le Gouvernement de la République française n'a jamais permis qu'il fût porté atteinte à sa dignité. L'injure, qui lui a été faite par le refus de discuter ses propositions et d'entendre sa réponse, est grave: je viensaujourd'hui, après avoir attendu quatre jours encore, en demander réparation.
« J'exige donc des excuses et la signature d'une nouvelle convention qui, réalisant les réformes reconnues nécessaires dans l'intérêt du peuple cambodgien, démontrera à tous que la France, dont l'action protectrice, comme je l'ai déjà dit à Votre Majesté, s'étend moins sur la personne du roi que sur le royaume du Cambodge, comprend toute l'étendue des devoirs que lui impose le traité du 11 août 1863. »
velle.
Il fit alors donner lecture du texte de la convention nou-
Le roi, qui s'était évidemment flatté jusqu'alors de nous lasser par sa résistance passive, qui se souvenait avoir tout obtenu de nous sans que nous eussions jamais exigé rien de sérieux de lui, eut peine à dissimuler sa surprise et son abat- tement. Il discuta encore et s'efforça d'atermoyer. Les minis- tres, introduits sur ces entrefaites, entendirent les explica- tions de M. le Gouverneur, et il fut manifeste que la crainte seule des rancunes de Norodom les empêchait de se pro- noncer explicitement dans le sens de la résignation aux légi- times exigences du représentant de la France.
Le roi ne s'y trompa pas, et il offrit de signer sur le champ la convention douanière.
Le Gouverneur lui fit observer qu'il était trop tard, que
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