6380
11884] 5 Décembre
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
e: sur les flancs ne tardait pas à signaler un groupe de Pavillons très serrés sur les hau- teurs à l'ouest de Kep. La marche fat alors reprise. En se portant d'ane hauteur à une autre, le pays paraissait vide et l'avant-garde était arrivée à 1,500 mètres de Kep, sans que Pennemi se fût montré. Le général et l'état- major de la brigade se tenaient à la pointe d'a- vant-garde pour être éclairés aussi vite que pos. sible sur la situation, lorsqu'à 500 mètres de Kep, le capitaine Fortoul, chef d'état-major, aperçut la route barricalée et des groupes de l'ennemi poussant précipitamment des ani- aux au pâturage dans la direction du village. Enlevé au pas de course par le capitaine ortoul, la tête d'avant-garde arrive pêle- êle avec les Chinois sur la première barri- ade. Comprenant immédiatement la situa- tion, cet officier porte un second groupe de l'avant-garde à la sortie nord du village. Le poste chinois qui l'occupe, entièremens sur. pris, est presque totalement détruit et le gë- néral jette en appui de la pointe la seconde compagnie d'avant-garde.
|
|
|
veloppante par les deux ailes, principalement par notre gauche. Les lignes de tirailleurs épaisses, soutenues à courte distance par des groupes compacis, ésaient sorties brusquement d'un pli de terrain situé au sud du village de Cbam.
Cette attaque avait pour objectif la hauteur occupée par l'artillerie et une ligne de hau- teurs dominantes situées en arrière. Elle fat Bi résolument menée que les garde-flancs re- foulés repassèrent en arrière de la crète.
|
Seizième année.
N⚫ 334.
Un second assaut avait été repoussé. L'artilleria donnait de nouveau tout en- tière sur le village. Le général fit alors des- cendre une pièce de 4 de montagne q fut amenée à bras à 50 mètres du rédait où elle fit
brèche.
L'ennemi tenta par cette brèche une sortie désespérés qui ne put réussir, l'ouverture se trouvant presque instantanément bouchée par encombrement de morts et de mouranis. Les troupes se jetèrent de nouveau sur le réduit et durent une troisième fois reprendre leurs po- sitions.
Ua retour offensif de l'ennemi n'était plus A prévoir en le général renforce l'attaque par la compagnie Barbier (143*).
Il est ordonné à l'artillerie de reprendre le feu rapide sur le réduit jusqu'à la sonnerie de la charge.
Le gros achève le déploiement de sa pra- mière ligne et, garnissant la crète, se trouve à 150 mètres de la ligne de tirailleurs chinois; cette ligne est en un instant écrasée par les feux rapides. Les deux pièces de gauche de l'artillerie, faisant en même temps face à gau- che, les cribient de mitraille, tandis que tous les conducteurs disponibles les prennent en
A ce signal, donné à deux heures dix mi- écharpe avec leurs mousquetons.
L'attaque de l'ennemi, presque anéantie, estantes, la compagnie Barbier formée en colonne accompagnée par les feux des deux compa. d'assaut se jette contre la face nord du rédois, gnies Verdin et Barbier, qui les poursuivirent de hauteur en hauteur jusqu'au village de Cham. Ce village, battu par l'artillerie de Saxcé (80 millim. de montagne), fut bientôt évacué et ses défenseurs se replièrent sur la ligne des hauteurs en arrière.
Presque en même temps, une attaque enve- loppante par la droite, qui s'était glissée à travers bois et derrière les compagnies Gignou et Gaillon, avait pris position à la tête d'un ravin dont la direction enfilait l'artillerie.
La section de droite de la batterie de Saxcé lui fit immédiatement face, tandis que la com- pagnie Barbier contre-attaquait. Au bout de 20 minutes, les Chinois disparaissaient et ne se montraient plus. La compagnie Barbier était néanmoins maintenue en réserve de ce Côté.
|
|
Les autres fractions de troupe qui entourent le village suivent le mouvement à la baïon- nette. Un combat corps à corps a lieu dans le réduit ; le capitaine Gignous est blessé d'ya coup de gabre; le capitaine Kerdrain, de deux coups de sabre et de deux coups de lance.
Les débris de la garnizon se font tuer à leur poste de combat.
La garnison de Kep et de son réduit était forte d'environ deux bataillons. Les cadavTES de plus de 600 Chinois sont restés dans le vil- lage ou dans le réduit, formant des amonɛel- lements aux points de passage,
Tous les bagages de Pennemi, ses approvi- sionnements, ses chevaux et ses mulets son a entre nos maine, ainsi qu'one grande quæfitité de munitions, de fasils Mauser modèle 1871 et Winchester, grand modèle,
Le combat commençait donc pour les Chi- nois par une surprise; leurs clairons sonnaient de tous côtés et une violente fasillade s'enga- geait immédiatement entre les deux compa- gnies d'avant-garde (capitaines Planté et Ven- turini) et les défenseurs du village dont l'inté- rieur était fortement organisé. Une position pour l'artillerie est reconnue par le général, à gauche de la route, et la section d'artillerie avant-garde y est immédiatement amenés. Pendant ce temps, le gros de la colonne se rmait au sud de Kep en ordre préparatoire 'Combat sur deux lignes à intervalles serrés. Le feu avait commencé à dix heures et nait immédiatement une assez grande in- isité. Les troupes chinoises paraissaient être mbreuses. Elles occupaient dans le fond du Cependant Kep en flammes tenait tou leau une ligue de hauteurs; la gauche s'ap-jours. Un premier assaut, quoique préparé par nyait à la route de Chine qui était défendue le tir de l'artillerie qui dominait le village à ar une pagode fortifiée avec parapet et pro-300 mètres, avait été repoussé. Le capitaine ngée par une lisière de bois organisée dé- Plante y était tué à la tête de sa compagnie. sivement. La droite s'appuyait au village de Il était nécessaire de ne pas donner à l'ennemi am situé un peu en avant de la ligne prin- le temps de se reconnaître, et le général se dé- cipale.
eida à ne pas tenir compte de Kep, à le dé-
Pendant toute la nuit et une partie de la Le village de Kep et son réduit central for- passer et à le couper de la route de Chine, maient donc un vaste fort placé en avant de la en s'emparant de la redonte de la Pagode qui matinée du 9, les troupes, en fouillant les lo- ligne ennemie qui le flanquait des deux côtés. barre la route et du fort du Nord qui consil-calités, ont tué des Chinois blottis dans les ri-
zières ou dans les fourrés. Le village de Gham, situé à 1,000 mètres de Kep, paraissait également fortement occupé.
Toute Fartillerie fat réunie en un seul groupe sur un mamelon qui domine Kep à courte distance.
X
tue l'entrée du défité.
Le tir de la batterie de Saxcé lat alors di- rigé sur la Pagode pour protéger la marche de l'infanterie.
La compagnie Mailhate et la compagnie Pé- L'ecnomi avait négligé de l'ocemper. L'ar-coul, tirées du gros, passent le long de Kep et llerie reçat l'ordre de réduire le village. se portent avec la plus grande résolution, sans tirer, sur la redoute de la Pagode, qui est eo- levée du premier coup. Tous ses défenseurs sont tués sur place sans pouvoir fair. De là, les compagnies se jettent sur le fort du Nord, par la gauche, et s'y installent.
En même temps, daux compagnies du 28 (capitaines Gignous et Gallion), prises dans la première ligne du gros, segurent l'ordre de contourner Kep par Fest pour l'envelopper et le prendre à revers. Le capitaine Fortoul ser- vii de guide au cemmandant Godard, com- mandant le bataillon du 23a, chargé de cette attaque.
Cette troupe dut inverser des fourés dif- ficiles et des mamelons enchevêtrés converts d'herbes épaisses et de hauteur d'homme, marche des plus pénibles sous un solei de feu.
Le village de Kep n'était enveloppé qu'à onze heures et demie, et dans cette situation aucun de ses défenseurs n'en pouvait plus sortir sans tomber sous le feu à bout portani des troupes d'attaque; mais l'ennemi avait Emiă ce temps à profit.
A onze heures, il dessinait une attaque en-
|
Le principal point d'appui des Chinois était enlevé ; nous tenions la route de Chine et leur communication par Cham. Dès lors, la dé- route commençais. Des ban des désorganisées s'enfuyaient vers le Song-Thuong, auquel l'ar- mée ch noise était adossée le matin.
Un régiment de cavalerie les aurait jetés dans le fleuve; mais, à cause de la chaleur excessive, elles ne pureut être pour suivies que par des feux.
Il était une heure, l'ennemi avait disparu de tous les côtés.
Il ne restait au centre du terrain de l'action
que le village de Kep qui se défendait avec scharnement.
|
Les cartouches de Manser sont de 1881. Dans les prises, où des objets appartenant aux officiers de la colonne Dagenne ont ětá retrouvés, figurent des approvisionnements de tentes et d'effets de toutes sortes qui donnent lieu de croire que ces forces sont un corps d'a - vant-garde formé par des hommes résolus des. tinés à préparer l'invasion du delta.
Les pertes de l'ennemi doivent être de 1,000 hommes, et ce qui reste de cette avant- garde est débandé et a traversé le Song- Thuong, comme l'á constaté la poursuite faite, dans la journée du 9, par le commandant Go- dard et une section de 80mm de montague.
A la prise de Kep, les troupes, remarqua blement conduites par leurs officiers, ont fait preuve d'un entrain, d'une vigueur et d'une décision dignes de lont éloge.
AVIS & COMMUNICATIONS
Ministère des affaires étrangères.
CONCOURS D'AMISSION
Un concours sera gert, le lundi 19 janvier 1885, au ministère des affaires étrangères
pour l'admission dans les carrières diploma- tique et consulaire.
Le nombre des places d'attaches mises au concours est fixé à six (6).
Office or Individual.
eign office
Date.
1884
17 Dee
Last previous Paper.
70
214 89
Put By
No.
ong trong
21726
369
DOMESTIC.
C O.
21 726
RECO
Co
AREGO 19 DEC 34
Chinese Plot
(Subject.)
for
the Destruction
q
French Steamers
Copy desh from Peking
9
(Minutes.)
Mr Meade
Put By
i.P.L.
Sri R
J. Sec
19.
Sir A. Parks user firm language _ (ne then decover do on
his first visit & Peking with
Sint Lock
19.12 Matth. 20
E.a.
20.Dee.
Next subsequent Paper.
Dec. 2
21853