attributed to In Challemel Lacour
the details respecting and lastly expedition which are not stated have been derived from communications made to the formetter.
Me. ther any sense official nor the newspapers Ame wir has the account in wether of Rem any fpicint charachi. I have fo 5ty-Lyons Tonquin yournal des Flats 5. Mai Fad Lyous 30 307 Janis May 6 1883
0. 222 8392 RECR
La commission chargée d'examiner le projet de loi ayant pour objet d'ouvrir un crédit supplémentaire de 5,500,000 fr. pour les services du Tonkin a entendu ce matin M. Challemel-Lacour, ministre des affaires étrangères,
M. le ministre des affaires étrangères a fourni à la commission des renseignements détaillés relatifs à l'avenir que le Tonkin offre à notre commerce et aux droits que nous confèrent les traités.
Il résulte des explications de M. Challemel-Lacour que le traité conclu avec la Chine par M. Bourée, ambassadeur du gouvernement français à Pékin, sous réserve de l'adhésion du gouvernement français, avait pour objet l'établissement d'une zone neutre entre le Tonkin et la Chine, zone sur laquelle la Chine se réservait néanmoins des droits assez étendus.
La Chine s'engageait, en outre, à ouvrir la navigation du fleuve Rouge dans la traversée de ses États, mais elle réclamait par compensation la propriété de la ville tonkinoise de Lao Kai, afin d'y établir sa ligne de douanes. Cette dernière ville est le centre de ralliement des pirates connus sous le nom de pavillons noirs. La Chine, moyennant ces concessions, consentait à reconnaître notre protectorat sur le Tonkin.
M. Challemel-Lacour a expliqué que le gouvernement français avait cru devoir refuser son approbation à un tel traité, parce qu'il impliquait la reconnaissance de la suzeraineté de la Chine sur l'empire d'Annam.
M. le ministre des affaires étrangères a alors mis fin à la mission de M. Bourée auprès de la cour de Pékin.
Ce rappel, d'ailleurs, n'a nullement le caractère d'une disgrâce; il est la conséquence de notre refus d'approuver le traité. Le gouvernement français entend ne discuter en rien avec la Chine les droits sur le Tonkin que nous tenons des traités antérieurs.
En ce qui concerne l'expédition projetée au Tonkin, M. le ministre des affaires étrangères a affirmé que nos droits et nos projets n'avaient donné lieu à aucune négociation ni à aucun entretien avec une puissance étrangère quelconque.
M. Challemel-Lacour a indiqué les projets que le gouvernement français veut réaliser au point de vue de l'organisation administrative; celle-ci consiste dans la création de corps locaux rappelant dans une certaine mesure nos Conseils municipaux; cet ordre de choses serait maintenu.
La justice et l'administration financière sont entre les mains de mandarins annamites que l'on s'efforcera de remplacer par des Tonkinois ou par des Annamites favorables à la France.
M. le ministre des affaires étrangères n'est pas favorable au rétablissement de la dynastie nationale du Tonkin, à raison des nombreuses compétitions qui existent et qui produiraient nécessairement une confusion dans la situation. Il préfère conserver l'ordre de choses existant.
M. Challemel-Lacour dit que la mission de M. de Kergaradec a pour but de soumettre à l'approbation de l'empereur d'Annam plusieurs dispositions additionnelles au traité de 1874; un délai sera laissé à l'empereur Tu-Duc pour se décider, et, à l'expiration de ce délai, la France passera outre en cas de refus.
La commission est unanimement favorable au vote du crédit demandé par le gouvernement, et le rapport va être fait très prochainement par M. Blancsubé.
REGO 17 MAY 87