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L'ÉCONOMISTE FRANÇAIS.

trois lecteurs et deux autres maîtres; la rétribution du personnel administratif à 50,240 marks; les frais de matériel à 46,390 marks; la dotation des instituts, des cliniques et des séminaires à 240,810 marks; les prix annuels mis au concours à 3,300 marks. Sur les frais du personnel administratif, il y a: 3,000 marks, traitement du curateur; 3,600 marks suppléments au recteur et aux doyens des facultés; 100 marks au secrétaire de l'Université; 3,100 marks au questeur trésorier; 4,500 marks au secrétaire du curateur, contrôleur de la caisse; 2,100 marks au commis de la chancellerie et au commis de la caisse; 7,870 marks pour promotions au doctorat; 6,000 marks pour travaux extraordinaires, etc., etc.

Quelques détails sur la dotation des instituts, des cliniques et des séminaires attachés aux diverses classes trouveront ici leur place et ne seront pas sans intérêt. On n'a pas consacré moins de 3,308,080 francs pour l'installation première de l'Université et de ses annexes, de 1872 à 1870. Cette année même, le budget d'Alsace-Lorraine leur accorde 240,810 marks pour dépenses ordinaires, et 21,930 marks pour dépenses extraordinaires: soit, ensemble, 262,740 m. ou 328,450 francs, contre 362,760 marks attribués en 1876 aux instituts et aux laboratoires de l'Université de Strasbourg. Il y a 668,870 marks inscrits au même titre sur le budget de la Prusse pour l'Université de Berlin; 306,746 m. pour l'Université de Konigsberg; 338,764 marks pour l'Université de Bonn. L'allocation annuelle ordinaire de l'Université de Strasbourg se répartit comme il suit dans l'ordre d'inscription au budget.

Séminaire juridique, 1,200 m.; séminaire des sciences sociales, 1,200 m.; institut anatomique, 10,170 m.; institut de chimie physiologique, 7,400 m.; institut pharmacologique, 6,930 m.; institut physiologique, 8,000 m.; institut d'anatomie pathologique, 3,900 m.; clinique médicale et polyclinique, 18,810 m.; clinique chirurgicale, 10,380 m.; clinique d'accouchements, 49,830 m.; clinique des yeux, 5,170 m.; clinique des maladies syphilitiques et de la peau, 2,100 m.; clinique psychiatrique, 9,150 m.; séminaire mathématique, 1,500 m.; institut physique, 9,300 m.; institut chimique, 76,700 m.; institut zoologique, 3,700 m.; institut de minéralogie, 4,800 m.; institut de géologie et de paléontologie, 4,500 m.; institut de botanique, 11,150 m.; Institut pharmaceutique, 5,400 m.; institut petrographique, 600 m.; observatoire astronomique, 5,700 m.; séminaire philologique, 1,800 m.; séminaire d'histoire moderne, 900 m.; séminaire philosophique, 600 m.; institut d'archéologie artistique, 2,100 m.; institut pour la connaissance des antiquités grecques et romaines, 1,800 m.; institut pour l'épigraphie romaine après Jésus-Christ, 600 m.; séminaire de philologie allemande, 1,200 m.; séminaire des langues romanes et anglaises, 1,500 m.; pour l'étude des antiquités égyptiennes, 300 m.; cabinet de lecture académique, 3,900 m.; réunion musicale de l'Académie, 1,200 m.; école d'équitation, 1,500 m.; dépenses non prévues, 4,000 m.

A elle seule, la bibliothèque de l'Université dispose encore, en dehors de ces sommes, d'un crédit ordinaire de 121,050 marks. Ces chiffres n'ont pas besoin d'autre commentaire. J'ajouterai seulement, en manière de comparaison, que, pour un crédit annuel de 328,450 francs, attribué aux laboratoires et aux collections de l'Université de Strasbourg, bibliothèque non comprise, le total des sommes portées au budget de 1871, en France, pour entretien et renouvellement des collections, établissement des laboratoires, frais de manipulations et de cours de toutes les Facultés des sciences, des Facultés de médecine et des Écoles supérieures du pays entier, ne dépasse pas 341,000 francs. Si, dans les principaux établissements du haut enseignement en France, les instruments de travail manquent ou sont beaucoup trop restreints, nous ne nous plaindrons pas de voir l'administration de l'Alsace-Lorraine faire plus largement les choses à Strasbourg. L'exemple donné sera bon à suivre, car, dans l'état actuel de la science, l'enseignement oral ne suffit plus. Sans peine de déchéance, l'enseignement doit s'appuyer sur l'expérimentation, sur les exercices pratiques du laboratoire, travail également indispensable pour les élèves et pour les maîtres, et sans lequel il n'y a point de progrès possible. Pour compléter les chiffres donnés ci-dessus, disons encore que, sur nombre de 677 étudiants immatriculés en 1870 à l'Université de Strasbourg, nous comptons seulement 106 Alsaciens-Lorrains pour l'étude de la théologie protestante, de la pharmacie et de la médecine. L'Université nouvelle a été fondée par décret impérial du 28 avril 1872, en remplacement de l'Académie établie en 1808, qui succéda elle-même, après la Révolution de 1789, à l'ancienne Université érigée par une ordonnance de l'empereur Maximilien Ier, en date du 1er juin 1566, à la demande du magistrat de Strasbourg.

CHARLES GRAD.

L'OUVERTURE DU TONG-KIN AU COMMERCE EUROPÉEN.

L'EXPLORATION DU SONG-KOÏ.

On a raconté ici-même comment la deuxième expédition envoyée par les Anglais afin de reconnaître les jalons d'une route commerciale entre le Barma britannique et la Chine occidentale avait échoué d'une façon si tragique. On constatait en même temps que, la route par Bhamo écartée, au moins provisoirement et pour longtemps peut-être, et le grand fleuve de la Cochinchine française étant impraticable dans sa partie moyenne, la solution la plus naturelle du problème semblait être de recourir au Song-Koï, ou fleuve Rouge, grand cours d'eau qui se déverse, par un large delta, dans le golfe du Tong-Kin, et que notre intrépide compatriote, M. Jean Dupuis, négociant à Han-Kéou (Chine centrale), avait reconnu offrir, sur un parcours de 800 kilomètres, une communication non interrompue entre le littoral et le cours même de l'Yûn-Nân.

Les faits qui se rattachent à la tentative de M. Dupuis sont peu ou point connus en Europe. L'opinion publique s'est un instant éveillée chez nous à la nouvelle inattendue qu'une poignée de Français, guidés par le lieutenant de vaisseau Francis Garnier, l'éminent explorateur du Mé-Kong, avait emporté d'assaut, le 20 novembre 1873, la citadelle de Ha-Noi, défendue par des milliers de soldats annamites; de même qu'elle devait s'émouvoir plus tard en apprenant que, à un mois à peine d'intervalle, le chef de cette expédition tombait, dans une sortie, sous les coups de bandits embusqués qui le perçaient de leurs lances et lui coupaient la tête. Puis le silence s'est fait de nouveau autour de ces événements, qui avaient le double tort de se passer si loin, et de tomber au milieu des plus vives préoccupations politiques. On n'en connaissait pas mieux la nature et les détails qu'on n'en appréciait la portée et les conséquences possibles. Éclaircir les uns et faire ressortir les autres, telle est la pensée des lignes qui vont suivre, et qui sont écrites sur les notes manuscrites que M. Dupuis a bien voulu nous remettre lui-même. L'explorateur du fleuve Rouge se trouve actuellement à Paris, et il y est venu dans l'espoir d'intéresser ses concitoyens au succès définitif d'une œuvre à laquelle, pour son propre compte, il a consacré toutes ses forces et sacrifié sa fortune.

M. Dupuis arrivait au Céleste-Empire en 1868, et, dès l'année suivante, il quittait Shang-Haï en compagnie de M. Eugène Simon, aujourd'hui consul de France à Sydney, pour s'enfoncer dans l'intérieur du pays et remonter jusqu'au Thibet, s'il était possible. Mais l'état troublé du Sze-Tchuen, que désolait alors la guerre civile, les força de s'arrêter à Han-Kéou, où ils devançaient tous les autres Européens. En 1871, M. Dupuis eut quelques rapports avec la mission Morel et Blakiston, qui remontait alors le Yang-Tse-Kiang dans un but commercial, et ces rapports attirèrent son attention sur le fleuve Rouge, que, dès lors, il se promit d'explorer un jour ou l'autre. Il y avait évidemment de grandes difficultés dans une pareille tâche; mais M. Dupuis, qui avait déjà parcouru une grande partie de la Chine, qui en connaissait parfaitement la langue et s'était créé de grandes relations avec les mandarins, M. Dupuis espérait bien les vaincre. Dans ces conditions, il s'apprêtait, en 1872, à se mettre en route, lorsqu'il apprit qu'une commission française venait d'être formée afin de chercher, par la voie du Mé-Kong, cette route commerciale vers l'ouest de la Chine que lui-même entrevoyait dans le fleuve du Tong-Kin. Le Mé-Kong, débouchant dans une possession française, répondait mieux que toute autre voie aux besoins mêmes qui préoccupaient notre compatriote, et il jugea convenable d'attendre ce qui résulterait de son exploration. Mais lorsque, deux ans plus tard, il eut appris des membres mêmes de l'expédition que le Mé-Kong ne pouvait être utilisé au point de vue commercial, sa résolution fut prise et, au moment même où le major Sladen, remontant l'Irawaddy, allait à Momien, il prenait lui-même la route du Yun-Nan.

Mandarin à bouton rouge, grade qui correspond dans la hiérarchie chinoise à notre généralat de brigade, M. Dupuis put parcourir au grand jour toute la distance qui le séparait...

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(1) Voir, dans l'Économiste Français du 2 septembre 1876: les Routes commerciales entre l'Indo-Chine et la Chine, etc.

Office or Individual.

No. 15253

(Subject.)

RECEIVED

28 DEC 1876

DOMESTIC.

331

For Office Proceed of Suez relative to demand of the

Date.

1876

Dec 26

Last previous Paper

14706.

Best

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Telegram BGN - 27 Jan 187

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E. S. Consel for surrender of extann

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M. Kramiton

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2014. 4176-11 & 12 apterig.

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