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nous reconnaître et se retireraient nous les remplacerons par des hommes prudents et sachant prendre les intérêts du peuple.
Nous n'avons aucunement l'intention de vous emparer Tongking et de chasser les Mandarins; nous choisirons seulement des hommes du pays pour mettre à la tête du peuple puis nous recommanderons au Roi et aux Mandarins de traiter le peuple comme un père traite ses enfants, nous recompenserons dignement tous ceux qui nous auront rendu quelque service. Tous les Mandarins que nous aurions nommés seront maintenus en place et ne seront inquiétés en nulle façon.
Que tous les Sous-Préfets et Baillés veillent à ce que rien ne trouble la tranquillité publique. Quant aux villages qui seraient incendiés, ou auraient subi quelque dommage, qu'ils attendent l'arrivée des nouveaux Mandarins qui rendront les chefs de canton responsables de ces désastres.
Que les lettrés restent tranquilles chacun dans son village, et qu'ils ne s'avisent de se révolter. Que dans les marchés on continue à commercer comme auparavant et qu'il n'y ait de trouble nulle part.
pas
Après la publication de cet édit, si quelque bande ose encore inquiéter et piller le peuple, nous en tirerons un châtiment exemplaire.
Telle est notre volonté.
Le deuxième jour du deuxième mois de l'année “Lui dan.”
Inclosure 6.
Lieutenant Garnier's fourth Proclamation, issued after the Capture of Nam-dinlo, on the 10th December, 1873.
LE Grand Mandarin Français, Envoyé Plénipotentiaire, Garnier, fait savoir à tous ce qui suit :
Il y a déjà longtemps que la France et l'Annam sont unis par un Traité de Paix, et que les relations commerciales existent entre les deux royaumes. Le mois dernier je fus envoyé par l'Amiral ici au Tongking pour me concerter avec les Mandarins, et ouvrir un débouché au commerce de ce pays, c'était d'ailleurs l'intention du Roi lui-même. Notre unique but en nous rendant à Hanoi était donc de nous entendre avec les Mandarins, et de prendre soin des intérêts du peuple. Mais le grand Mandarin Nguyen Tri-phuong et les autres Mandarins de la province firent traîner les choses en longueur et nous tendirent toutes sortes d'embûches et des pièges pour amener notre ruine. Poussés à bout nous fûmes obligés de nous emparer de la citadelle. Après que la tranquillité eut été rétablie, j'avais l'intention de me rendre ici à Nam-dinlo pour voir les Mandarins de la province, et m'entendre avec eux au sujet de la liberté du commerce et de l'extermination des pirates et bandits de toute sorte; alors les populations auraient pu jouir de la paix. Mais lorsque nous sommes passés devant les forts de Phu-sa, de Thuy, et de Thanh Thuong, les soldats de ces forts ont, je ne sais pour quel motif, tenté de nous arrêter, ce qui nous a forcé à nous battre. Le désastre qui a suivi retombe donc tout entier sur les Mandarins de Nam-dinlo, qui ont été cause que nous nous sommes emparés de la citadelle. Nous vous l'expliquons pour vous tranquilliser.
Nous ordonnons à tous les notables Annamites et commerçants Chinois qui sont dans la ville, se rendre à la citadelle aujourd'hui à midi pour recevoir nos ordres; nous leur assurons qu'ils n'ont rien à craindre. Nous donnons trois jours à tous les Sous-Préfets ("Quan phu") et baillés ("Quan huyen") de la province pour faire leur soumission ou pour donner leur démission par la livraison de leur sceau; si non, nous les considérons comme ennemis, et les traiterons comme tels. Les Chefs et sous-Chefs de Canton ("Cartong, photang") et les Maires ("Ly truong") continueront à administrer en paix jusqu'à ce que nous leur ayons distribué de nouveaux cachets (sceaux), mais si quelqu'un d'entre eux se permet de vexer le peuple comme autrefois, nous le jugerons en conseil de guerre.
Que chacun reste tranquille chez soi, s'il y a des rassemblements, si des malfaiteurs troublent la paix publique, soit sur terre soit sur eau, nous les ferons saisir et fusiller sur le champ.
Nous donnons trois jours aux bandes armées pour venir livrer leurs armes; ceux qui ne l'auront pas fait passeront en conseil de guerre. Que chacun attache la plus grande importance à nos ordres et observe nos prescriptions, car nous punirons les coupables d'une manière exemplaire, et personne ne pourra se plaindre de n'avoir pas été averti. Telle est notre Proclamation.
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Inclosure 7.
Convention between France and Annam, signed February 6, 1874.
LE Grand Mandarin du noble Royaume d'Annam, Assesseur au Ministère des Cultes, Nguyen Vun-tuong, Second Ambassadeur Plénipotentiaire délégué spécialement pour terminer les affaires du Tongking au nom de l'Annam, d'une part;
Et le Grand Mandarin du noble Royaume de France Philastre, Inspecteur des Affaires Indigènes en Cochin-Chine Français, envoyé par le Gouverneur, avec pleins pouvoirs pour arranger les affaires au Tongking au nom de son Gouvernement, d'autre part;
Après s'être communiqué leurs pouvoirs et en avoir constaté la valeur, ont arrêté les Articles suivants :-
ARTICLE I.
Il n'existe plus de sujet de discussion entre les deux Royaumes, qui se sont réconciliés, c'est pourquoi les grands Mandarins surnommés s'engagent à observer ce qui suit.
ARTICLE II.
Les soldats Français évacueront la citadelle de Hanoi, la remettront au pouvoir des Mandarins Annamites et se retireront à Cua-cam, dans le fort de Haiphong. Les Mandarins Annamites prépareront donc de suite un local pour que la garnison Française puisse s'y établir provisoirement, jusqu'à ce que l'on ait signé le Traité définitif. Les Français s'établissent à Haiphong afin de protéger le Royaume Annamite contre ceux qui voudraient pénétrer dans l'intérieur du pays contraire aux lois du Royaume, et pour forcer les navires du certain Dupuis à demeurer au port jusqu'à la conclusion du Traité au cas qu'il y ait une stipulation autorisant les Européens à venir faire le commerce au Tongking.
ARTICLE III.
Le jour où les soldats Français évacueront la citadelle celle-ci sera livrée avec tous les effets et munitions qui s'y trouveront à cette époque; en outre tout l'argent que l'on s'est procuré dans les Provinces de Haidzong, Nam dinlo, Ninlo binlo, et Hanoi sera rendu aux Mandarins Annamites, qui en donneront reçu.
ARTICLE IV.
La garnison Française évacuera la citadelle et la remettra aux autorités Annamites, dès que le local de Haiphong sera prêt. Lorsque les Mandarins auront donné avis officiellement que tout est prêt on ne pourra différer l'évacuation au delà de six jours.
ARTICLE V.
Le 29 de la 11° Lune (17th January), le noble Souverain du Royaume d'Annam a publié un édit accordant grâce à tous ceux qui ont pris le parti de la France, c'est pourquoi les Mandarins ne devront pas poursuivre, mais les protéger contre ceux qui voudraient les nuire. Quant aux Mandarins nommés par les Français ils seront maintenus en place s'ils sont reconnus capables, si non ils seront renvoyés chez eux, car s'ils remplissent mal leur charge ce serait au détriment du Royaume; car les officiers Français ont plusieurs fois répété dans leurs proclamations que s'ils administraient les provinces c'étaient seulement en l'absence des Mandarins légitimes, et dans l'intérêt du Gouvernement Annamite. Quand nous aurons fait savoir partout que les deux Royaumes ont conclu la paix et qu'il faut cesser toutes hostilités, si quelqu'un ne se soumet pas, et commet des injustices, par exemple en incendiant des villages, le Gouvernement Annamite devra réprimer et punir les coupables; de plus, ceux qui auront souffert des dommages pourront porter plainte, et s'ils ont des preuves, les Mandarins devront leur faire rendre justice.
ARTICLE VI.
En attendant que les Ambassadeurs de la noble Cour d'Annam et l'Amiral Gouverneur de la Cochin-Chine se soient entendus ensemble pour la conclusion du Traité, le Gouvernement Annamite ne laissera dans la citadelle de Hanoi qu'une garnison suffisante pour la garde et le service militaire. Il ne devra pas entasser des
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