affaires particulières, fut informé qu'à
Macao, il y avait un grand nombre de compatriotes, que les pirates chinois avaient capturés et vendus comme coolies pour les conduire à lo Wavane et le Pérou.
Aussitôt après cette information, le soussigné partit pour Macao, et ce ne fut qu'après mille peines, mille démarches, et de très grandes difficultés qu'il parvint à faire sortir des barracons 90 hommes et 9 filles, tous Annamites ou Tonquinois, violemment arrachés à leur patrie, et dont l'intention n'avait jamais été d'émigrer.
Les 63 compatriotes libérés s'adressèrent au Gouverneur de Macao qui offrit seulement une jonque chinoise malheureuse pour les conduire à leur nouveau pays. Mais les Annamites, dans la peur d'être capturés par les pirates qui infestent les côtes de la Chine, et de rentrer dans les barracons, ne purent accepter une telle offre.
Le Gouvernement de Macao n'a plus rien fait proposer; il s'est contenté de faire distribuer 4... à chacun des libérés, ne profitant pas des circonstances pour ramener dans leur patrie malheureuse.