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MKO 243/5 cc 51/227)
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III.-
REFUGIES VIETNAMIENS
REPONSE DU MINISTRE D'ETAT A UNE QUESTION ECRITE
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(Assemblée Nationale Journal Officiel du 14 novembre 1988)
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Les réfugiés de la mer vietnamiens récemment recueillis à bord de la ''Jeanne'' et de la ''Mary'' dans le cadre de l'opé- ration de sauvetage en mer organisée conjointement par Médecins du monde et la marine nationale, et auxquels un visa d'entrée en France a été accordé, ont été acheminés, à leur arrivée dans notre pays, par la Croix-Rouge francaise, dans un centre de transit, en région parisienne, comme tous les réfugiés acceptés par la France qui ne peuvent être accueillis individuellement par leur famille ou par des répondants. Durant leur séjour en centre de transit, qui est limité à une quinzaine de jours, les intéressés subissent un con- trole médical, accomplissent les diverses formalités administra- tives requises (régularisation de séjour, demande de statut de réfugié) et sont ensuite dirigés vers des centres provisoires d'hébergement. Ces centres provisoires d'hébergement, au nombre d'environ cinquante, sont répartis sur le territoire national et totalisent une capacité d'accueil d'environ 2 780 places. L'hébergement en centre provisoire est fixé à six mois au maximum, pendant lesquels les réfugiés suivent des cours d'apprentissage de la langue francaise financés par le Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et organisés par une association, la C.I.M.A.D.E., et peuvent également bénéficier de formations professionnelles, financées par le Fonds de la formation professionnelle, par le moyen de conventions signées avec des associations, en vue de faciliter leur insertion dans la société francaise. A l'issue de leur séjour en C.P.H., les réfu- giés seront en mesure soit d'occuper un emploi, soit de poursuivre une formation professionnelle, soit d'obtenir une aide à la création d'entreprise dans le cadre des aides prévues par le Fonds d'installation locale pour les réfugiés (F.I.L.O.R.) ou, à défaut, de s'inscrire comme demandeur d'emploi auprès de l'Agence nationa- le pour l'emploi et de bénéficier d'une allocation d'insertion d'un montant mensuel d'environ 1 300 F. Dès lors que les deman- deurs d'asile se sont vu reconnaitre le statut de réfugié par l'Office francais de protection des réfugiés et apatrides, ils peuvent bénéficier des diverses prestations familiales prévues par la réglementation. L'ensemble de ce dispositif d'accueil et d'aides permet donc de faciliter, dans une large mesure, l'inser- tion sociale et professionnelle des réfugiés accueillis par la France./.