2.

reviendrait à continuer leur domination coloniale. Bien sûr, cela n'ira pas.

Au dernier tour, on n'a plus parlé du droit d'administrer le territoire ; après 1997, Le Royaume-Uni participerait dans une certaine mesure à L'Administration de Hong-Kong (dixit Gouvernement britannique). Cela ne va pas non plus, il s'agit là d'une gestion déguisée de la région.

Vous voyez que l'attitude britannique a connu des changements. Mais la conception actuelle ne va pas non plus.

Le point de départ de l'analyse britannique est le suivant : si Hong- Kong est prospère, c'est grâce à l'Administration britannique. Or, c'est une erreur. La Grande-Bretagne se fait ainsi l'avocat du colo- nialisme. Nous n'avons pas encore répondu publiquement à cette argu- mentation car les négociations sont encore en cours. Mais nous espérons que le Gouvernement britannique gardera un esprit lucide dans cette affaire.

En ce qui concerne le problème de la participation à l'Administration, Les Britanniques veulent garder un droit de regard sur la police et le parquet ; il s'agit là d'un problème très grave pour nous.

Il n'y a pas si longtemps que la monnaie de Hong-Kong était en diffi- culté ; nous savons que ce sont les Britanniques qui ont fait cela pour exercer des pressions sur la Chine. Nous ne l'avons pas dit en public.

Il nous reste 13 ans, nous ne savons pas quelles machinations la partie britannique va encore inventer. Mais nous n'avons pas peur.

L'an dernier, tant le Premier Ministre ZHAO que Madame THATCHER et moi-même, nous avons exprimé l'espoir que pendant les 13 ans qui nous restent, les deux parties ne feront rien pour dégrader La situation de Hong-Kong. J'ai dit à Mme THATCHER que si quelque chose d'irrémédiable devait arriver, le Gouvernement chinois déciderait du temps et des modalités pour recouvrer la souveraineté chinoise sur Hong-Kong. Pour nous, après 1997, ce sont les habitants de Hong-Kong qui assumeront l'administration du territoire.

S'il se passe quelque chose, nous réviserons la façon d'administrer Hong-Kong. Même s'il y a un tel changement dans l'administration, il n'y aura pas de changement du système social de Hong-Kong.

Nous espérons que le Gouvernement britannique envisage ce problème de façon plus approfondie, à plus long terme. Nous avons de bonnes relations avec le Gouvernement britannique et de belles perspectives de coopération. Nous espérons qu'ils ne feront rien qui porte atteinte à nos relations à long terme à cause de cette affaire, car il ne faut pas, selon nous, porter atteinte à nos perspectives de collaboration.

D'après notre conception de l'administration de Hong-Kong, ce sont Les Chinois de Hong-Kong qui gèreront le territoire ; cela ne porte pas atteinte aux intérêts britanniques. On va jeter l'image et la réputation colonialiste, c'est tout. Peut-être le Royaume perdra-t- il quelques, bénéfices. Mais Mme THATCHER a dit que le Royaume-Uni ne retirerait aucun profit de Hong-Kong. Je ne le crois pas. Si tel était en effet le cas, le Royaume-Uni n'aurait rien à perdre après 1997.

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