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des milliers de personnes déjà prêtes à partir, ou limite ces
interviews à deux jours par semaine et à trente personnes par jour, ce qui fait que pour pouvoir terminer la liste des
partants, il faut y mettre plusieurs mois. Certain autre pays
limite parfois les départs à 10 personnes pour chaque vol, alors
que le nombre des personnes toutes prêtes à partir s'élève
à des centaines.
Dans ces conditions, non seulement le nombre et le rythme
des départs ne peuvent être augmentés et accélérés comme nous
le voulons tous; ce qui est beaucoup plus grave, c'est que
les autorités locales vietnamiennes doivent en supporter toutes
les conséquences, depuis le maintien de l'ordre social urbain
jusqu'à la subsistance, logements, nourriture, protection sani-.
taire, etc... des milliers de personnes qui sont obligées
ainsi de vivre dans une attente incertaine.
Troisièmement, ce sont des difficultés
d'ordre
matériel et organisationnel du côté vietnamien, inhérentes à la
situation actuelle de notre pays. Ma récente
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visite
à Ho Chi Minh-Ville m'a permis de vous parler en toute connaissance
de cause de ce dernier aspect, qui est d'une actualité brûlante.
Depuis la réception de la demande de sortie jusqu'au moment où
la personne puisse partir suivant le programme des départs
légaux, le processus des activités du groupe de travail viet-
namien doit passer par toute une chaîne d'actions concrètes,
nécessitant du personnel, du temps et beaucoup d'efforts de
la part de nos services compétentes, telles que l'établissement des dossiers pour chaque famille ou chaque individuel, cela par dizaines de milliers de personnes, l'établissement des listes de départs à remettre aux représentants du HCR ou des pays
d'accueil, la vérification de l'exactitude des adresses des
personnes figurées dans les listes qui nous sont remises par les
représentants du HCR ou par chaque pays d'accueil, les multiples
contacts directs avec les personnes intéressés dans les conditions
où le réseau téléphonique urbain ne- desserve pas chaque famille,