Nous comprenons parfaitement que chaque pays a ses propres lois et règlements, tant les pays d'accueil que le Vietnam. Mais concernant un problème hautement humanitaire comme celui que nous sommes en train de résoudre, à part certaines restrictions exigées par raison de sécurité nationale, nous estimons que les pays d'accueil, notamment ceux qui en possèdent les moyens, devraient assouplir les critères d'immigration afin d'accueillir un plus grand nombre de personnes désireuses
de s'établir dans leur pays.
De là, on pourrait conclure que des facilités accordées par certains pays d'accueil pour favoriser les départs légaux pourraient contribuer beaucoup à diminuer le nombre des départs illégaux du Vietnam, et inversement. Et le chiffre de 1.000 partants par mois serait largement dépassé si de la part
de certains pays d'accueil, la proportion de 5% de personnes
acceptées citées plus haut pouvait être augmentée. notablement. A ce sujet, la délégation du Vietnam se félicite des louables
efforts des autorités responsables du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés auprès des gouvernements des
pays d'accueil afin d'augmenter substantiellement leur quota
d'accueil.
Deuxièmement, si certains pays d'accueil de l'Europe ne
demandent qu'un minimum de formalités et sont satisfaits des
résultats acquis, par contre, en certains autres pays,
certaines formalités administratives.requises chez eux avant
la délivrance de visa d'entrée comme les interviews, l'examen
itc médical, sont considérées comme trop compliquées et causant
par là beaucoup de retard dans l'exécution, obligeant les
intéressés et leur famille à vivre dans l'attente des mois
entiers. Certaines personnes se sont vus même refuser le visa
d'entrée après avoir accompli toute cette série de formalités,
alors qu'ils ont liquidé tous leurs biens, vendu même leur
maison pour se préparer à partir. Certain pays ne dispose
que de quelques fonctionnaires pour faire des interviews à
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