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rester immobiles lorsqu'un pays comme le Mozambique s'engage dans un problème où la neutralité même chez nos ennemis est devenue un luxe. Les échanges d'information par des visites mutuelles des responsables des pays réellement engagés à la libération de l'Afrique apparaissent comme un facteur porteur d'espoir.
Enfin, sans être systématiquement fermé aux voies paci- fiques de libération, je me dois de souligner que de larges cou- ches de l'opinion africaine à l'ONU n'accordent qu'un intérêt fort tiêde à l'éventuel rôle de Kissinger dans le processus de décolo- nisation de l'Afrique Australe. Certes, on ne peut pas d'un revers de main balayer l'impact que produit sur les évènements la présence d'un grand pays comme les Etats-Unis d'Amérique. Cependant, tout un chacun ici estime que le message de Kissinger en Afrique n'a pas eu beaucoup de résonnance. Je terminerai mon propos par cette bou- tade quelque peu graveleuse que les américains font courir main-
tenant sur Kissinger que d'aucuns considèrent désormais comme "dé-
monétisé et fini". Mais voici la boutade: "Le Président FORD, sous
la pression de la rude campagne de dénigrement lancée en ce moment
contre Kissinger, remercie son talentueux Ministre. Et Kissinger
d'errer d'université en université en vue de trouver un poste d'en-
seignant, mais sans succès. De guerre lasse, Kissinger se rabat donc
vers son ami Rabin. Ce dernier lui répond que la seule vacance dont
il dispose est celle du poste de directeur du zoo de Tel Aviv. Kis-
singer, qui n'a plus rien à se mettre sous la dent, s'empresse d'ac- cepter cette offre. Après quelques mois de gestion, le zoo de Tel-
aviv fait des affaires en or : une marée de touristes accourent de
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