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la réconcialiation en vue d'un front commun, Ian Smith
estime pour sa part n'avoir rien à craindre. Cet état
de choses lui laisse une marge de manoeuvres conforta-
ble de nature à lui permettre de gagner du temps.
Les pourparlers Nkomo/Smith ont débouché sur un
échec, mettant ainsi fin à toute illusion quant à la
bonne foi de Smith.
Pour le gouvernement de Bostwana, il est désormais
clair qu'une seule solution s'offre au peuple Zimbabwé :
la lutte armée. Malgré les consultations Nkomo/Smith,
rien n'a changé sur le plan de la situation générale à
l'intérieur du territoire de Rhodésie. Bien sûr, Vorster
peut avec efficacité exercer des pressions sur Smith, mais
il ne faut pas s'attendre à ce qu'il torde le bras à son
partenaire privilégié. A mon sens, Vorster ne peut pas
renoncer à fournir les armes au régime Ian Smith. Bien
plus, Vorster s'est toujours déclaré hostile à tout
recours aux sanctions contre la Rhodésie. Bien entendu,
il sait parfaitement que si les sanctions réussissent à
faire fléchir Smith, demain sans aucun doute la même pro-
cédure peut être invoquée contre la République de l'Afri-
que du Sud.
Smith parle de remanier son cabinet en y introduisant
quelques Chefs traditionnels. De l'avis du gouvernement de
Bostwana, il s'agit là d'une concession gratuite car ces
Chefs ne représentent nullement le peuple au nom duquel ils
prétendent parler.
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