RAS-1973 — Page 154

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NOTES AND QUERIES

haute, le pic de Victoria, 1,8251, elle offre l'aspect de pierres superposées, aboutissant à la mer par des pentes douces, et à pic, en quelques endroits de la côte orientale. A l'exception de trois ou quatre petites vallées, il y a peu de terrain cultivable. On y trouve beaucoup de ruisseaux d'une eau très-pure; l'un d'eux, dans la partie sud-est, le Hiang-kiang (rivière des parfums), où les Européens allaient puiser leur eau, a donné à toute l'île son nom de Hiang-kiang, qu'on lit sur les timbres de la poste.

Avant 1840, l'île de Hong-kong était à peu près inhabitée. Des cabanes éparses le long du rivage servaient d'abri aux pêcheurs et aux corsaires. La belle rade ne tarda pas à être remarquée des navigateurs anglais, qui, ayant vainement demandé au Portugal la franchise du port de Macao, étaient à la recherche, pour leur commerce, d'un port dans le voisinage des côtes de Chine. La rade de Hong-kong se présentait dans de bonnes conditions. Pourvue de deux entrées, l'une du côté ouest à l'embouchure du Tchong-kiang, et l'autre du côté est, vaste et bien disposée, elle pouvait abriter plusieurs flottes et former un port excellent. De plus, n'étant qu'à 80 milles de Canton et à 40 de Macao, elle deviendrait peut-être la clef de tout le commerce de l'Europe avec la Chine, et porterait le dernier coup à la puissance du Portugal dans ces parages; ce qui arriva en effet2.

Pendant la première guerre de l'Angleterre avec la Chine, le ministre plénipotentiaire Elliot se fit céder cette île par le commissaire Chi-xeu. Le traité de cession fut ratifié à la fin de 1840 et au mois de janvier 1841; mais, avant la fin de la guerre, et, avant que ces conventions privées devinssent le traité de Nankin, conclu définitivement au mois d'août 1842, les Anglais non seulement avaient pris possession de l'île, mais y exerçaient déjà un pouvoir absolu. Le gouvernement britannique y avait commencé des travaux gigantesques, et traçait à travers les montagnes, une route très-large, de plusieurs lieues de longueur. A l'est, on bâtissait un fort sur un îlot et deux bastions en face de deux grandes casernes pour la défense des navires et du port. Les négociants de toutes les nations, encou-

1 Les autres montagnes sont;

Le Pic Paker

Highwest (sic) Kellet Gough

1710 pieds.

1175

1130

1575

2 Macao ne renferme plus aujourd'hui que 5,000 Européens et 30,000 Chinois.

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148 NOTES AND QUERIES haute, le pic de Victoria, 1,8251, elle offre l'aspect de pierres superposées, aboutissant à la mer par des pentes douces, et à pic, en quelques endroits de la côte orientale. A l'exception de trois ou quatre petites vallées, il y a peu de terrain cultivable. On y trouve beaucoup de ruisseaux d'une eau très-pure; l'un d'eux, dans la partie sud-est, le Hiang-kiang (rivière des parfums), les Européens allaient puiser leur eau, a donné à toute l'île son nom de Hiang-kiang, qu'on lit sur les timbres de la poste. Avant 1840, l'île de Hong-kong était à peu près inhabitée. Des cabanes éparses le long du rivage servaient d'abri aux pêcheurs et aux corsaires. La belle rade ne tarda pas à être remarquée des navigateurs anglais, qui, ayant vainement demandé au Portugal la franchise du port de Macao, étaient à la recherche, pour leur commerce, d'un port dans le voisinage des côtes de Chine. La rade de Hong-kong se présentait dans de bonnes conditions. Pourvue de deux entrées, l'une du côté ouest à l'embouchure du Tchong-kiang, et l'autre du côté est, vaste et bien disposée, elle pouvait abriter plusieurs flottes et former un port excellent. De plus, n'étant qu'à 80 milles de Canton et à 40 de Macao, elle deviendrait peut-être la clef de tout le commerce de l'Europe avec la Chine, et porterait le dernier coup à la puissance du Portugal dans ces parages; ce qui arriva en effet2. Pendant la première guerre de l'Angleterre avec la Chine, le ministre plénipotentiaire Elliot se fit céder cette île par le commissaire Chi-xeu. Le traité de cession fut ratifié à la fin de 1840 et au mois de janvier 1841; mais, avant la fin de la guerre, et, avant que ces conventions privées devinssent le traité de Nankin, conclu définitivement au mois d'août 1842, les Anglais non seulement avaient pris possession de l'île, mais y exerçaient déjà un pouvoir absolu. Le gouvernement britannique y avait commencé des travaux gigantesques, et traçait à travers les montagnes, une route très-large, de plusieurs lieues de longueur. A l'est, on bâtissait un fort sur un îlot et deux bastions en face de deux grandes casernes pour la défense des navires et du port. Les négociants de toutes les nations, encou- 1 Les autres montagnes sont; Le Pic Paker Highwest (sic) Kellet Gough 1710 pieds. 1175 1130 1575 2 Macao ne renferme plus aujourd'hui que 5,000 Européens et 30,000 Chinois.
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148 NOTES AND QUERIES haute, le pic de Victoria, 1,8251, elle offre l'aspect de pierres super- posées, aboutissant à la mer' par des pentes douces, et à pic, en quelques endroits de la côte orientale. A l'exception de trois ou quatre petites vallées, il y a peu de terrain cultivable. On y trouve beaucoup de ruisseaux d'une eau trés-pure; l'un d'eux, dans la partie sud-est, le Hiang-kiang (riviére des parfums), les Européens allaient puiser leur eau, a donné à toute l'île son nom de Hiang- kiang, qu'on lit sur les timbres de la poste. Avant 1840, l'île de Hong-kong était à peu près inhabitée. Des cabanes éparses le long du rivage servaient d'abri aux pêcheurs et aux corsaires. La belle rade ne tarda pas à être remarquée des navigateurs anglais, qui, ayant vainement demandé au Portugal la franchise du port de Macao, étaient à la recherche, pour leur com- merce, d'un port dans le voisinage des côtes de Chine. La rade de Hong-kong se présentait dans de bonnes conditions. Pourvue de deux entrées, l'une du côté ouest à l'embouchure du Tchong-kiang, et l'autre du côté est, vaste et bien disposée, elle pouvait abriter plusieurs flottes et former un port excellent. De plus, n'étant qu'à 80 milles de Canton et à 40 de Macao, elle deviendrait peut-être la clef de tout le commerce de l'Europe avec la Chine, et porterait le dernier coup à la puissance du Portugal dans ces parages; ce qui arriva en effet2. Pendant la premiére guerre de l'Angleterre avec la Chine, le ministre plénipotentiaire Elliot se fit céder cette île par le commis- saire Chi-xeu. Le traité de cession fut ratifié à la fin de 1840 et au mois de janvier 1841; mais, avant la fin de la guerre, et, avant que ces conventions privées devinssent le traité de Nankin, conclu dé- finitivement au mois d'août 1842, les Anglais non seulement avaient pris possession de l'île, mais y exerçaient déjà un pouvoir absolu. Le gouvernement britannique y avait commencé des travaux gigan- tesques, et traçait à travers les montagnes, une route trés-large, de plusieurs lieues de longueur. A l'est, on bâtissait un fort sur un îlot et deux bastions en face de deux grandes casernes pour la défense des navires et du port. Les négociants de toutes les nations, encou- 1 Les autres montagnes sont; Le Pic Paker Higrvest (sic) Kellet Gough 1710 pieds. 1175 1130 1575 2 Macao ne renferme plus aujourd'hui que 5,000 Européens et 30,000 Chinois.
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haute, le pic de Victoria, 1,8251, elle offre l'aspect de pierres super- posées, aboutissant à la mer' par des pentes douces, et à pic, en quelques endroits de la côte orientale. A l'exception de trois ou quatre petites vallées, il y a peu de terrain cultivable. On y trouve beaucoup de ruisseaux d'une eau trés-pure; l'un d'eux, dans la partie sud-est, le Hiang-kiang (riviére des parfums), où les Européens allaient puiser leur eau, a donné à toute l'île son nom de Hiang- kiang, qu'on lit sur les timbres de la poste.

Avant 1840, l'île de Hong-kong était à peu près inhabitée. Des cabanes éparses le long du rivage servaient d'abri aux pêcheurs et aux corsaires. La belle rade ne tarda pas à être remarquée des navigateurs anglais, qui, ayant vainement demandé au Portugal la franchise du port de Macao, étaient à la recherche, pour leur com- merce, d'un port dans le voisinage des côtes de Chine. La rade de Hong-kong se présentait dans de bonnes conditions. Pourvue de deux entrées, l'une du côté ouest à l'embouchure du Tchong-kiang, et l'autre du côté est, vaste et bien disposée, elle pouvait abriter plusieurs flottes et former un port excellent. De plus, n'étant qu'à 80 milles de Canton et à 40 de Macao, elle deviendrait peut-être la clef de tout le commerce de l'Europe avec la Chine, et porterait le dernier coup à la puissance du Portugal dans ces parages; ce qui arriva en effet2.

Pendant la premiére guerre de l'Angleterre avec la Chine, le ministre plénipotentiaire Elliot se fit céder cette île par le commis- saire Chi-xeu. Le traité de cession fut ratifié à la fin de 1840 et au mois de janvier 1841; mais, avant la fin de la guerre, et, avant que ces conventions privées devinssent le traité de Nankin, conclu dé- finitivement au mois d'août 1842, les Anglais non seulement avaient pris possession de l'île, mais y exerçaient déjà un pouvoir absolu. Le gouvernement britannique y avait commencé des travaux gigan- tesques, et traçait à travers les montagnes, une route trés-large, de plusieurs lieues de longueur. A l'est, on bâtissait un fort sur un îlot et deux bastions en face de deux grandes casernes pour la défense des navires et du port. Les négociants de toutes les nations, encou-

1 Les autres montagnes sont;

Le Pic Paker

Higrvest (sic) Kellet Gough

1710 pieds.

1175

1130

1575

2 Macao ne renferme plus aujourd'hui que 5,000 Européens et 30,000 Chinois.

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