TNAG-1257-FCO40-1590-Third-countries-and-the-future-of-Hong-Kong-1983 — Page 43

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3.

Après 1997, il ne sera pas question d'une participation britannique à l'administration de Hong-Kong. Mais pendant une période de tran- sition, on pourrait inviter des conseillers britanniques dans les domaines de la police et financier par exemple. On peut penser à l'exemple du Zimbabwe pour un tel type de gestion.

On va continuer à engager des négociations amicales mais il ne reste pas beaucoup de temps.

Nous avons dit à Mme THATCHER que nous espérions que les négociations pourraient aboutir dans deux années; il faut arriver à un accord et à un communiqué conjoint avant septembre 1984. Nous espérons aboutir dans ce laps de temps.

4. Ministre WU

Le Président DENG XIAOPING a prononcé récemment une allocution (juillet 1983) dans laquelle il a mis en lumière les éléments de la position chinoise. Cette question intéresse beaucoup de pays en raison du problème de la sécurité des capitaux étrangers à Hong- Kong après le recouvrement de la souveraineté chinoise sur l'en- semblé du territoire.

Dans l'idée du Gouvernement chinois, Hong-Kong doit devenir une "zone administrative spéciale" qui n'impliquera aucun changement dans le système social et législatif de Hong-Kong, aucun changement dans son statut de centre financier mondial, aucune atteinte aux capitaux étrangers, notamment britanniques. Hong-Kong pourra con- tinuer à avoir des relations privilégiées avec le reste du monde.

Après le recouvrement de sa souveraineté, la Chine n'enverra pas de fonctionnaires chinois pour administrer la zone, qui sera entre les mains des citoyens de Hong-Kong.

En cing tours de négociation, le Royaume-Uni a maintenu une position. très rigide, acceptant le transfert de souveraineté mais exigeant le maintien d'une administration britannique. D'après les dernières analyses, l'attitude du Gouvernement britannique serait plus souple.

En tout cas, pour la Chine, une discussion sur le principe de la souveraineté n'est pas possible ni sur le droit d'administrer la

zone.

Le Royaume-Uni devra déclarer reconnaître ces deux droits. S'agissant d'un pays ami, la Chine espère que le sixième round de discussions (mi- novembre à Beijing) permettra d'avancer vers une solution qui préserve au mieux la stabilité et la prospérité de Hong-Kong.

5. Le Président n'a pas pris position sur le fond du problème. Il a

souligné qu'il s'agissait d'un problème bilatéral entre le R.U. et la Chine, à propos duquel la Commission n'a pas à intervenir.

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