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de l'ANC de maintenir le contact avec les combat-
tants, ces dirigeants n'ont tenu aucun compte de
ces conseils. Cette carence a permis à Smith de
liquider aisément les forces se trouvant à l'inté-
rieur du territoire. Nous n'avons cessé de mettre
l'accent sur l'importance de l'unité au sein de l'ANC.
A ce propos, il faut souligner que le Mozambique avait
laissé entendre clairement qu'il n'appliquerait les
sanctions contre Smith qu'à la condition que la lutte
de libération soit effectivement engagée.
Au mois d'Aout 1975, la décision est prise d'organiser
les combattants pour la liberté et au mois de septembre
de la même année, les préparatifs dans ce sens ont dé-
buté. Malheureusement, l'ANC continue à être divisé.
Il y a des millions d'hommes qui sont prêts à s'engager
dans la lutte et ils n'ont aucunement l'intention d'at-
tendre que soit au préalable réglée la question de l'u-
nité au sein de la direction politique. En tous les cas,
les pays de "première ligne" "ont jusqu'à présent assumé
pleinement leurs responsabilités à l'égard du Zimbabwé
puisque, comme chacun sait, ils ont tout d'abord appuyé
l'idée des pour parlers et, après l'échec de ceux-ci, ils
sont maintenant engagés à la formation des combattants.
Il faut se souvenir qu'au cours d'une réunion tenue à
Lusaka, les Chefs d'Etats des pays de première ligne
avaient démontré à Nkomo l'inanité des "pourparlers"
avec Smith et lui avaient fortement conseillé de mettre
fin à ces vaines négociations. Nkomo a fait fi de cette
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