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Zimbabwć. Pour qui connuit le Président KAUNDA, su nouvelle position ne
cesse d'étonner. Muis je pense que nous ne devons pus nous luisser ususer
par de telles prises de position qui ne sont que conjoncturelles. Le Prési-
dent KAUNDA tulonné par une opposition de gauche à l'intérieur de son propro
pays et devant fuire fuce notamment à des difficultés économiques énormes,
ne pouvant être en reste pur rapport aux positions de MUZAMBIQUE, de lu
TANZANIE, de I'ANGULA et de l'Afrique progressiste on générul était bien obligé de prendre une telle attitude pour faire oublier sa trop dépendunce
vis-à-vis de l'Amérique, de l'Afrique du Sud, de la Ahodésie et sa politique
réactionnaire dans le conflit angoluis.
Cette visite du Président KAUNDA a été précédé par un
chassé-croisée diplomatico-militaire notamment par la réunion tripartite
le 8 Avril à MAPUTU sur l'Afrique Australe des délégations de Tanzanie, as
Zumbie et de Mozambique conduites respectivement pur leur Ministre de la Défense et de l'Intérieur (voir notre message du 9 courant).
L'absence de BOTSWANA à cette réunion n'est que tactique.
Et comme nous l'avons annoncé dans nos derniers messages chiffrés,lors de la réunion quadripartite des quatre Chefs d'Etat à Lusaka, dos décisions impor
tantes étaient prises notumment par le renforcement de la lutte armée en
infiltrant des guérilleros en grand nombre à partir de BOTSWANA, Ceci afin de détruire les liaisons entre la Rhodésie et l'Afrique du Sud. Et par cette
action atteindre le coeur même de l'économie rhodésienne. D'où ces derniers
temps, les forces nationalistes de guérilla affirment leur présence notum- ment en coupant il y a quelques jours la voie ferrée reliant l'Afrique du Sud & la Rhodésie. Cette nouvelle phase de la lutte prend une ampleur céci- sive étant donné que le nouveau front touche les intérêts vitaux de lu Rhodésie. Donc l'intensification de la lutte urmée pourra dans les del.is
raisonnables contribuer à la chute de Ian SMITH. La cunjoncture internatio-
nale ost favorable à la lutte des combattants de liberté de Zimbabwć. Une telle appréciation n'est pas déraisonnée surtout que les pays occidentaux (Etats-Unis, France, Grande-öretagne, Allemagne) no veulent pas d'unc lutte armée prolongée qui amènerait au pouvoir des éléments authentiquement révo- lutionnaires donc rudicaux. Et de ce fait font de leur mieux afin d'uug- menter la pression sur SMITH pour entraîner sa chute et favoriser l'arrivéc uu pouvoir des éléments modérés et bourgeois pro-occidentaux comme Josul
N'KUNU et autres. Dans ce contexto l'Afrique du Sud sous la pression des
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