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        "content_text": "Chand Jhafe \n\nCopy \n\nhe. 4. \n\nSer \n\n366 Hongkong, Foreign Offici. \n\nRECEN \n\nMAR. 2 \n\nVoto 22. \n\n18/06 \n\n\"The Combatons which Her Majesty has been pleasd \n\nisme on the occasion \n\nthe full po. \n\nhas \n\nof your proceeding to China, and wor under the great leal which It. My likewire granted to you, and which are severally, inclosed this date, confer upon you m`my despatches WP 1.2 and 3, of \n\nfull and sufficient authority for the execution of the duties which will deve loc upon you as d. Mi's Plenipotention, and theef Superintendent of British Trade in China . \n\nin \n\n\"By the first formifsson which has been issued to you pursuance of the Powers vested in the (yown by thies Act of the 3° 2.47. Will : 10. cap 93, Her My has apposuted you to be Chief Superintendent of the Frade of der subjects and from \n\nom the Dominions of the Emperos of Chma for the purpose of protecting & promoting such Trade; andites thy \n\n(Emmission has like wire, in pursuance of the Act of the 6 & 7 Vect : C:80: made provision for thes \n\nin that office. \n\nthe same \n\nevent \n\nof a \n\nvacavey becurn inj \n\nBby the second Commission which has been issued you • puronance of the last mentioned bct of the 6&, Vict. c. 80, \n\nNer thy has been pleased & confer apson you, \n\nin` \n\nzn \n\nin your character of Superintendent, and so long as you shall also be Governor of the Island of Hongkong, to which Affece you \n\nhave been appointed by an Instrument which wole receive from the Secretary of State for the Bon Colonial dept, power to enact, with the advice of the Legislative Council of that Seland, all such. Laws and brdinances as may from time to time be required for The peace order and good government of It: D's Subjects J. J. Davis us \n\nMá \n\none \n\nbeing",
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        "content_text": "## Tcheun a yong\ndu village de Chekking\n\n28 Ans\n\nEmmené par des Chinois de la préfecture de Mas. Icheon, on lui donna le surnom de Sao to a luv fain. Petit Marchand: Fût alliré an bord de la lorcha, on lui promirent de vendre des marchandises. Sa fut enlevé, jeté dans un bateau Chinois, conduit a bord de la lorcha, on le fit descendre à fond de cale. Un jour qu'il pleurait et criait avec trois de ses compagnons, demandant à être renvoyé à terre : Il fut battu à coups de rotin par les Européens de la lorcha.\n\nAu bout d'un mois qu'il était à bord, la lorcha leva l'ancre et fût à 10 milles de distance pour porter ses coulis à un navire étranger. Il monta a bord de ce Navire sans oser rien dire. Le jour de la signature des contrats, il vit beaucoup de coulis qui avaient signé sans se plaindre, il en fit autant.\n\nNote: Le couli porte sur le corps d'affreuses marques de coups; tout son dos est sillonné de larges et longues raies rouges, plus de deux millimètres au-dessus de la peau.\n\n## Yang ang\ndu village de chething\n\n30 Ans\n\nOuvrier, amené à bord d'une lorcha en Colon. On lui dit qu'il y trouverait du coton à bon marché à acheter: les Chinois l'amenèrent et reçurent 8 piastres. Un jour qu'il pleurait, et demandait avec trois de ses compagnons à être mis à terre, il fut cruellement battu à coups de rotin; ses compagnons furent battus comme lui, et l'un d'eux, ne pouvant tenir à la douleur, se jeta à l'eau et se noya.\n\nConduit à bord d'un navire Européen, il vit qu'il ne lui servirait plus à rien de se plaindre et resta tranquille. Il signa de même, sans rien dire, le contrat qui lui fut présenté plus tard.\n\nLes Contes furent tous bien traités à bord du Navire.\n\nNote: Ce Couli porte sur le dos des marques de coups aussi profondes que le précédent.\n\n## Interrogatoire\nI'affreteur de la ville d'Agen, Monsieur Camins, Sujet Péruvien et l'agent qui figurait en qualité de Vice-Consul du Pérou, assistaient à cet interrogatoire; voyant l'indignation qui avait saisi toutes les personnes présentes, à la vue des traces de coups que portaient ces deux malheureux, ce dernier déclara qu'ils avaient voulu créer une révolte à bord de la lorcha, et avaient été battus, non pas par les Européens, mais par les Corlis eux-mêmes, et il demanda à interroger deux qui avaient pris part à la correction.\n\nLes deux Corlis sont les suivants :\n- Fabricant de boutons, emmené à bord d'une lorcha sous le prétexte qu'on lui donnerait du travail à faire. Quatre Corlis qui pleuraient et demandaient qu'on les mît à terre, furent montés sur le pont de la lorcha, et battus par les Européens.\n\nPage 270\nPage 271",
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        "content_text": "prennent passage à Lewe bood\n\nPont de voyage und libres commercants, artisans ou cultivation portens de billets. Jen sont porteus retenus et payé par end. Rendant le traversée leve\n\nSituation, suivant la classe qu'ils ont choisie est identique à celle des passager européen qui voyagent soit à leurs frais, soit aux frais de l'État. Il ne leur est pas accordé d'emplacements spéciaux et ils jouissent des mêmes privilèges et de mêmes droits que leurs compagnons de route Européens.\n\nSuivant la présence de cette différence de situation, les Administrateurs des Anciens Établissements pensent qu'il ne serait pas équitable d'appliquer à des paquebots ayant une clientèle mêlée composée d'Européens et d'indigènes, les règles qu'un pur sentiment d'humanité a fait dicter dans l'intérêt des coolies embarqués en foule sur des navires spécialement affectés à l'émigration.\n\nIls font observer que l'ordonnance du Gouverneur de Hong-Kong comprend une série de prescriptions dont l'accomplissement serait incompatible avec la rapidité que leur impose la régularité du Service Postal. La Compagnie se verrait dans la nécessité de reconce...\n\nPage 492",
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        "content_text": "à partir du trois Août dernier en vertu d'une décision du secrétariat de l'Inde.\n\nJe me plais à espérer qu'un examen de l'affaire amènera le Gout. de lib. à reconnaître qu'en règle exclusivement applicable au transport des coolies il ne peut évidemment pas s'appliquer aux passagers de nationalité coolie embarqués à bord de navires officiellement chargés d'en assurer le transport. Les passagers de Nationalité Coolie embarqués à bord de ces navires ne peuvent, en effet, être assimilés à des coolies ordinances puisqu'ils payent eux-mêmes leurs places comme les autres voyageurs; qu'ils possèdent les mêmes droits que leurs compagnons de route et que, par conséquent, ils n'ont pas besoin d'être mis sous la protection des règlements spéciaux concernant les coolies.\n\nDans l'espérance que le Gouv. de S.M. voudra bien prendre en considération les observations que j'ai l'honneur de lui présenter, je prie S.E. de vouloir bien agréer...\n\nCh. Gavard",
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        "content_text": "## IX \n**RÉSULTATS DE LA MISSION** \n\n### JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE \n\nEn résumé, les résultats de la mission aux ruines khmers sont les suivants : \n\n1° Acquisition d'environ soixante-dix pièces de sculpture et d'architecture dont les principales sont : \n\nUn groupe de deux géants accroupis, dont le plus grand a cinq têtes et dix bras, supportant un corps de dragon à neuf têtes. Ce groupe, bien qu'endommagé par le temps, présente encore un effet d'ensemble très-imposant; \nUn géant debout; \nTrois lions de diverses grandeurs; \nUne statue à huit bras; \nUne statue de danseuse; \nPlusieurs statues ou fragments de statues de Bouddha d'une grande finesse; \nUn fragment de pilastre sur lequel sont sculptées en demi-relief deux femmes nues jusqu'à la ceinture, tenant une fleur de lotus à la main; \nDeux extrémités de balustrade figurant des dragons à neuf têtes; \nUne remarquable tête à quatre faces et deux autres belles têtes; \nUn entablement de porte sculpté; \nUn autre entablement représentant neuf danseuses en haut relief; \nUne colounette octogonale sculptée; \nDivers fragments de chapiteaux, piliers, pilastres, corniches et soubassements sculptés; \nBarreaux de fenêtres ornés de sculptures d'un goût exquis; \nPieds de pagodes également ornementés, fragments de bas-reliefs, etc., etc. \nMoulage de la tête du Roi lépreux et d'un fragment de bas-relief de Baïon (exécutés par le docteur Jullien); \n34 panneaux se faisant suite, moulés sur le plus beau des bas-reliefs d'Angcor Wat; \nQuarante pièces diverses montées sur des sculptures choisies de ce même monument; \nCinq moulages de pilastres sculptés de Prah-Khan. \n\n3° Montage d'une tête à quatre faces se trouvant à Phnom Crom; \n\n4° Découverte de plus de dix ruines nouvelles, dont quelques-unes de premier ordre; \n\n5° Levé des plans, dessins, photographies de vingt monuments remarquables; \n\n6° Une collection d'inscriptions presque toutes recueillies par les soins de M. Moura, dans les environs d'Angcor Wat. \n\nJe ne veux pas terminer ce rapport, monsieur le ministre, sans vous exprimer mon vif regret de m'être vu momentanément empêché par la maladie et par la situation politique du Tonkin de poursuivre le but principal de ma mission, pour laquelle votre département m'avait alloué des sommes importantes.\n\nJe serai prêt à repartir aussitôt que mes forces et les circonstances le permettront. Mes compagnons de voyage sont tous disposés à me suivre; un seul me fera défaut, le regrettable enseigne de vaisseau Bayot, qui m'avait été accordé comme second par M. le gouverneur de Cochinchine et qui a succombé si malheureusement dans les récents événements.\n\nCes travaux considérables, et d'un haut intérêt, sont entièrement l'œuvre de M. le capitaine Filoz. Cet officier, à peine de retour de sa première excursion, en a déjà entrepris une nouvelle, dont il espère obtenir des résultats encore plus importants.\n\nEn attendant, monsieur le ministre, je m'empresse de déférer à votre invitation, en me mettant à la disposition de M. le directeur des beaux-arts, pour l'installation de la collection artistique rapportée par la mission.\n\nJe suis, etc. \n\nSigné L. DELAPORTE, Lieutenant de vaisseau, officier de la Légion d'honneur, ancien chef de la mission d'exploration du Tonkin.\n\n### INFORMATIONS ET FAITS \n\nLe département de la Savoie vient d'être le théâtre de nombreux et considérables sinistrés. À Chamousset, 27 maisons ont été réduites en cendres ces jours derniers; à Arbin, un corps de bâtiments a été la proie des flammes. Les détails circonstanciés sur ces deux désastres manquent encore.\n\nAu hameau de la Roche, arrondissement de Moutiers, 32 maisons sont détruites. Une partie du bétail n'a pu être sauvée et malheureusement deux personnes ont péri dans les flammes.\n\n(Havas.)\n\n- Une dépêche de Gibraltar, en date du 3 mars, reproduite par l'agence Havas, donne les détails qui suivent sur la `Queen Elisabeth` dont nous avons annoncé, il y a plusieurs jours, le naufrage:\n\nLa `Queen Elisabeth` a considérablement souffert depuis ces deux derniers jours, et il est maintenant démontré que le vapeur ne tardera pas à disparaître. Des cloisons étanches, en bois, ont été disposées de manière à retenir l'eau, et si le temps le permet, elles soutiendront le navire de manière à permettre de débarquer une partie de la riche cargaison. Cinquante caisses d'indigo et vingt caisses de laque en écailles ont été retrouvées dans la journée d'hier.\n\nIl y avait lieu de supposer que les tableaux de Rubens qui sont à Anvers dans la cathédrale, avaient été endommagés par l'humidité à laquelle ils étaient exposés. Aussi une enquête a-t-elle été ordonnée par le gouvernement belge, dit l'`Athenaeum`, de laquelle il résulte que les peintures n'ont pas sérieusement souffert. Cette enquête a donné lieu à une discussion intéressante, savoir à qui ces tableaux doivent appartenir : aux autorités de la cathédrale, ou bien à l'État.\n\nMadame Léopold Javal a fait remettre à M. le directeur de l'administration générale de l'Assistance publique une somme de 500 fr. pour les pauvres de Paris.\n\nDans une réunion du conseil communal d'Anvers, il a été démontré que le fameux tableau : la Descente de Croix, un des chefs-d'œuvre de Rubens, actuellement dans la cathédrale, avait été fait par l'artiste pour la corporation ou Ghilde des arquebusiers d'Anvers 1614. Quelques années après, il fut placé par eux dans une chapelle de la cathédrale, chapelle qui était la propriété exclusive de la corporation, et où le chapitre de la cathédrale n'avait rien à voir. Pendant la révolution française, ces œuvres d'art furent apportées à Paris et figurèrent dans les galeries du Louvre.\n\nLa Convention de 1798 supprima les corporations religieuses, et décréta le retour à la nation de toutes leurs propriétés. En 1799, la Belgique fut annexée à la France; mais bien que les églises fussent restituées au culte, les tableaux dont nous parlons restèrent au Louvre. Ce n'est qu'en 1814, après le traité de Paris, qu'ils furent rendus au culte des Pays-Bas, qui, par décision du 6 octobre 1815, donna qu'ils seraient réintégrés dans leur ancien local. Le soin et la surveillance de ces trésors fut confié au commissaire civil des arts et des sciences.\n\nCes faits ayant été établis par d'habiles jurisconsultes, le conseil prétend que le gouvernement de 1815, ayant confié ces objets à la garde de certains individus, et la surveillance ayant été réservée à un fonctionnaire administratif, le gouvernement ne s'est jamais dessaisi de ses droits de propriété sur les objets et qu'il les a toujours considérés comme appartenant à l'État. La question de savoir si l'on doit éloigner ces tableaux de la cathédrale a été soumise au conseil d'Anvers.\n\nJeudi dernier, dans l'après-midi, dit le `Journal de Falaise`, un commencement d'incendie se manifestait dans la partie de la forêt de Saint-André, située sur la droite de la route de Falaise à Argentan, et détruisait environ six hectares de bois taillis et de bruyères. De prompts secours, apportés par les bûcherons et les habitants voisins, éteignirent le feu et l'empêchèrent de s'étendre. On supposait alors que tout danger avait disparu.\n\nVendredi, vers onze heures du matin, le feu s'est de nouveau, et avec la plus grande intensité, déclaré dans cette forêt, mais dans la partie située sur la gauche de la route de Falaise à Argentan, à une distance de plus de 1,500 mètres du lieu où il avait pris la veille. En moins de vingt minutes, plus de 2 kilomètres de bois taillis, de bruyères et de vignons se sont trouvés envahis par les flammes. Grâce à la prompte et intelligente organisation des secours et au dévouement de chacun, il a été possible d'arrêter la marche du fléau, en pratiquant une tranchée parallèle à la ligne de feu, et de préserver ainsi toute cette partie de la forêt d'une destruction complète.\n\nOn évalue à près de 300 hectares, appartenant à divers propriétaires, la quantité de bois détruits.\n\n## X \n\nPersuadé que tout ce qui se rattache à l'étude d'un peuple jadis si puissant et d'une région dont les destinées sont aujourd'hui liées à celles de la France, ne saurait se faire sans utilité pour notre colonie, M. le contre-amiral Dupré n'a cessé, pendant toute la durée de nos opérations, de nous entourer de toute sa sollicitude et de nous fournir toutes les ressources dont il pouvait disposer.\n\nM. Moura, de son côté, nous a constamment prêté l'assistance la plus empressée, et il a mis à notre service toute l'influence que lui donnait sa position près du roi de Cambodge.\n\n### 2548 \n### 2 Avril 1874 \n\n| Date | Jul 23 | 24 APR 1874 |\n| --- | --- | --- |\n| **Subject** | French proceedings in Touquin & Annam |  |\n|  | (Minutes.) |  |\n|  | W. Meade | Transmit affy lifmesan in dit. |\n|  | Lecret | J.4. |\n|  |  | MH 24/4 |\n|  |  | ount Paper |\n|  |  | PO. |\n|  |  | M |\n|  | April 25 | 5076. |\n|  |  | t: 2014 |\n|  |  | -H&S 1029) |",
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        "content_text": "sources already in the passion of Malget. \n\nYun Lelf. will see that M. Depuis conclusion is that \n\nAnnam las \n\nbut \n\ngiven Kothring Signetine \n\na that practically \n\nis more closed. \n\nTham Li \n\nFrety, the Country \n\nThan Ever. \n\n(Sol) Lyon \n\nSAMEDI 2 DÉCEMBRE 1876. \n\nL'ÉCONOMISTE FRANÇAIS. \n\nrait de celte province, au milieu de populations non-set- lement inoffensives, mais sympathiques, et de fonctionnaires dont de nombreux cadeaux fai conciliaient la bonne grâce. Arrivé au Yan-Nan, il y recut le meilleur accueil des mandarins, auxquels il fit voir sans peine dans l'ouverture du fleuve Rouge on moyen de remédier à la mauvaise situation que la guerre civile, d'une part, le défaut de débouchés, de Fautre, avaient faito à leur province. Le Yun-Não est resté jusqu'ici un pays pauvre, I produit cependant assez de vivres pour la nourriture de ses habi- tants, et ses vallées sont très-fertiles; mais, pour les articles industriels, tels que les tissus et les vêtements, il dépend tout à fait des provinces voisines, car on n'y récolte, pour ainsi dire, ni coton ni soie, mais, en échange des marchan- dises qu'il demande, Je Yan-Nan peut offrir, indépendaument de ses thés de qualité supérieure, les riches produits de son sous-sol, For, l'argent, le fer, le cuivre, le plomb, l'étain, le zinc, le mercure, la houille. Toutes ces richesses demeurent par malheur à peu près inexploitées, faute de moyens d'écoulement, les transports par la Chine elle-même étant d'une grande difficulté et d'une lenteur extrême. Le fleuve du Tong-Kin une fois ouvert à une navigation libre et régul- lière, c'est par centaines de millions qu'il faudrait chiffrer la valeur des produits qui prendraient cette voie, pour pénétrer en Chine ou pour en descendre à la mer. \n\nLe moment paraissait d'ailleurs mal choisi pour une tentative de ce genre: la guerre civile était dans toute sa force, et on ne parlait de rien moins que d'abandonner la province aux musulmans. La commission du Mé-Kong y avait même couru un grand danger sans le savoir, celti d'être emprisonnée dans la ville d'Yun-Nän-Sèn, capitale da pasy, qu'elle venait à peine de quitter lorsque les insurgés l'investirent. M. Dupuis prit donc le parti de retourner à Han- Kéou et d'y attendre une heure plus propice, et pour la hater en tant qu'il dépendait de lui, il expédia aux troupes imperiales une grande quantité d'armes perfectionnées, parmi lesquelles des canons rayés de fabrique française, qu'accompagnaient des Européens chargés d'en enseigner lé maniement aux Chinois. Mais, en 1870, voyant que la guerre menaçait de s'éterniser, il n'y tint plus et gagna de nouveau le Yun-Nau par la voie du Yang Tse-Kiang, bien décidé cette fois à pousser à tout hasard jusqu'au fleuve Rouge. \n\nNotre compatriote y retrouva les autorités dans les mêmes bonnes dispositions où il les avait laissées: elles lui don- nèrent des lettres de recommandation pour divers chels qu'il devait rencontrer en chemin, et, se dirigeant au sud-ouest, il se mit en route. A Tong-keou, le maréchal Ma, qui assiégeait cette ville, lui donna une escorte de treute hommes commandée par un mandarin militaire, auquel il adjoignit un inandarin civil, Arrivée à Mout-Ze, cette escorte refusa de le suivre plus loin, mais les auto rités lui en fournirent une seconde et il s'avanca resold- ment vers la haute vallée du Song-Koi, malgré les bruits peu encourageants qui circulaient sur les tribus indépen- dantes de cette vallée. Mais, près de franchir les bautes crêtes qui l'en séparaient, il fut de nouveau délaissé par son escorte, pen désireuse de s'engager dans une région que les habitants des plateaux tiennent pour être très-insa- lubre, et ce ne fut pas sans beaucoup de dangers, de ta- tigues et de privations de toutes sortes que le couragenx voyageur atteignit le Hong-Kiang, ou fleuve Rouge, nom que la grande artère fluviale du Tong-Kin porte en Chine ou sur le territoire des tribos indépendantes, et qu'il doit à la couleur de ses eaux. Il le descendit jusqu'à Kouen-Ce, premier poste amamite, et comme on ne l'aurait pas laissé le franchir, il dat borner là son exploration. Aussi bien pouvait-il considérer son but principal comme atteint: il avait, en effet, acquis la certitude qu'à partir du point où il était arrivé, le fleuve ne présentait pas d'obstacles à la navigation jusqu'à la mer. La voie nouvelle présentait sur celle de Bhâm l'avantage de pouvoir être utilisée de suite sans aucuns travaux; elle répondait aux besoins commer- ciaux, non-seulement des provinces chinoises de Yun-Nan, de Sze-Tchuen, de Kouci-Tcheou, de Kouang-Si, mais -encore da Tibet, du Laos, du Tong-Kin, et ouvrait de belles perspectives au commerce du monde entier, mais surtout à celui de la France. \n\nDe retour au fun-Nâu, l'intrépide explorateur y reçut des mandarins le meilleur accueil, et tous lui manifestèrent un vif désir de voir le fleuve Rouge s'ouvrir au commerce de leur province. Le royaume d'Angam étant tributaire du Céleste-Empire, les Chinois avaient déjà le privilége de commercer avec le Tong-Kin, et il semblait aux autorités de Yun-Nâu qu'elles étaient d'autant plus fondées à réclamer la libre circulation sur le Song-Koi, que ce cours d'eau y a \n\nses sources et sa vallée supérieure. Elles donnèrent done à M. Dupuis des pouvoirs en règle qui lui permettaient d'organiser une expédition, et grâce auxquels il espérait ve- nie à bout de sa tâche sans trop de peine. Il fallait bien envisager cependant l'hypothèse où les Annamites lui re- fuseraient obstinément un libre passage et où il faudrait recourir à la force pour se le frayer. Mais cetto perspective laissait M. Dupuis sans grande inquietude. Les renseigne- ments qu'il avait recueillis durant ses excursions parmi les tribus sauvages du Tong-Kin nord occidental ne lui avaient pas communiqué une haute idée du courage des Annamites. Voyez, lui avait dit un des chefs montagnards, voyez mes » homines; ils n'ont que des lances, et cependant une > centaine d'eux font fuir un millier d'Annamites. Ils fuient » à toutes jambes et ce n'est qu'en embuscade qu'il offrent quelque résistance. » Ce dire avait bien paru à M. Da- puis quelque peu vantard; mais il avait eu depuis l'occa sion de le contrôler, et il en avait reconnu toute l'exacti- lude. \n\nAvant de se lancer dans son entreprise, il jugea opportun de se rendre en France, et c'est là que nous le retrouvons eu 1872. Il avoue sans détour que les personnes auxquelles il s'ouvrit de ses projets lui tinrent un langage tres-découra- geant. Elles lui dépeignaient avec force la mauvaise foi et la cruauté bien connues des mandarins annamites; elles lui représentaient le Tong-Kin en proie à la guerre civile, le pays très-montagneux, le fleuve très-encaissé et la facilité avec laquelle on pouvait en intercepter la navigation, ainsi que les Chinois l'avaient fait jadis pour le Pei-Ho; elles lui ontraient enfin son einbouchure occupée par des troupes de pirates, bien décidés à n'y laisser pénétrer personne. Le propre des convictions robustes est d'avoir réponse à tout, et aucune objection n'était capable de refroidir l'ar- deur de M. Dupuis, son enthousiasme même : « Voyez, » répliquait-il, ce que les Anglais savent faire dans des \n\n• circonstances moins favorables que les miennes; il fant » de la persévérance, un peu d'énergie, et c'est tout. Il était très-désireux néanmoins de se concilier l'appui, au moins moral, de son pays; et c'est à cette fin qu'il fit des dé- marchies près du ministère de la marine. L'accneil qu'il en reçut fat, il le reconnait, des plus bienveillants; mais on ne lui cacha point que, dans les circonstances actuelles, la France ne pouvait faire que des veux pour son succes. On ferait officicusement pour lui tout ce qu'on pourrait, mais sans s'engager. C'était à lui de se frayer un passage à sos risques et périls, et si un sort funeste devait mal- heureusement lui échoir, oa n'interviendrait pas pour venger sa mort ou celle de ses compagnons. \n\nLe 14 avril 1872, M. Dupuis quittait la France, ot, le 15 mai suivant, il prenait terre à Saigon, où le général d'Arbaud, gouverneur par intérim, le recut fort bien, et d'où il repartit bientôt pour se rendre à Shang-Hai et y procéder aux derniers préparatifs de son expédition. Revenu à Saigon, le 12 septembre, il y anodifia ses in- tentions premières qui avaient été d'abord de se faire con- duire à Hae, capitale de l'Annam, sous la protection du pavillon français, et il prit le parti de gagner directement avec ses gens, le goile du Tong-Kin. Il fut toutefois con- venu entre lui et le gouverneur qu'un vapeur francais croiserait, à tout événement, dans les parages de Hai-Phong, où l'expédition devait rallier. Elle se composait de deux canonnières à vapeur, d'une chaloupe à vapeur, d'une grande jonque, auxquelles un bateau à roues s'adjoignit plus tard, et que montaient 150 hommes, dont 25 Européens et le restant Malais, Chinois, Manillais. Pour l'équiper et pour Farmer, M. Dupuis avait dù engager toute sa fortune et faire, à part une certaine somme qui fut versée entre ses mains par les autorités de Yun-tan, Lous les premiers frais de l'entreprise. Mais une convention en règle lui as surait 10,000 piculs d'étain, calculés à forfait sur le picd de 100 francs chacun; il devait, en outre, vendre pour le compte des mandarins et à valoir sur ses propres dépenses, 12,000 autres piculs de cuivre; on lui promettait enfin une large part dans l'exploitation des mines; le tout, en somme, constituant des conditions tris-avantageuses, comme il en convient lui-même. \n\nLe 8 novembre 1872, l'expédition mouillait près de llaï- Phong, et y trouvait l'aviso le Bourayne, commandant Senez, que le général d'Arbaud, lidèle à sa promesse, avait dépêché Pour lui faciliter l'entrée du Song-Koi. Le delta de ce fleuve est uu immense dépôt d'alluvions formées par les détritus qu'il entraîne à l'époque de ses hautes eaux, et le littoral est si bas qu'il est très-difficile d'en reconnaître les bouches, outre que de nombreux hauts-fonds rendent cette opéra- tion périlleuse. M. Dupuis l'éprouva lui-même, ca essayant de pénétrer tour à tour par celles de ces bouches qui por- \n\n7001 \n\n315",
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        "content_text": "No 1889\n\ngnols, une guerre qui, après l'occupation de la baie et des forts de Touranne, dont le séjour fut si funeste aux Européens, vint se terminer par la glorieuse bataille de Ki-hoà près Saigon et aboutit au traité de 1862. Moins de 2.000 Européens avaient culbuté 30.000 Annamites, bien armés, retranchés derrière des lignes savamment construites et défendues par plus de 500 canons.\n\nEn 1867, l'amiral de la Grandière, alors gouverneur de la Cochinchine, s'empara, sans coup férir, des trois provinces annamites de Vinh-long, Chandoc et Hatien. De là, la cour d'Hué suscitait dans nos provinces des révoltes continuelles ; elle apportait du reste au payement de l'indemnité de guerre une mauvaise volonté qui, après un grand nombre de sommations inefficaces, justifiait notre action.\n\nLe traité de 1862 ne fut pas pour cela régulièrement dénoncé et si les rapports avec Hué restèrent fort tendus, ils ne furent cependant pas rompus. Ils restèrent tels, que c'est l'Annam qui provoqua lui-même notre intervention au Tonkin, lors des événements qui précédèrent immédiatement les traités de 1874.\n\nVous savez tous, Messieurs, que vers cette époque, un négociant français, qui depuis longtemps habitait la Chine, affirma le premier que, pour mettre les provinces intérieures de la Chine en communication avec la mer, le chemin le plus court était la vallée du fleuve Rouge et ce fleuve lui-même, dont il constata la navigabilité depuis Mang-flao dans le Yunan, jusque dans le golfe du Tonkin, c'est-à-dire sur un parcours d'environ quatre cents milles (186 lieues ordinaires). Vous savez que notre compatriote, appuyé par les autorités chinoises, voulut utiliser sa découverte et porter, par cette voie, des armes perfectionnées au vice-roi du Yunan, qui en avait besoin pour réduire l'insurrection musulmane, et ramener, par le même chemin, les riches minerais, qui devaient lui être donnés en échange de ses fournitures. Vous n'ignorez pas que l'Annam, qui ne reconnaissait pas alors cette suzeraineté de la Chine, sur laquelle il s'appuie aujourd'hui au mépris des traités, voulut interdire à Dupuis le passage par le Tonkin, et comment, impuissant contre l'énergique explorateur, il demanda contre lui l'aide, la protection, l'assistance du gouverneur de Cochinchine.\n\nC'est ici que se place cette histoire incroyable de Francis Garnier, qui tient de la légende, histoire glorieuse et triste à la fois, qu'il faut bien rappeler cependant lorsqu'on s'occupe du Tonkin.\n\nEnvoyé en quelque sorte contre Dupuis, Francis Garnier comprit bien vite que le gouvernement français allait être la dupe de l'astuce des Annamites; il préféra devenir leur ennemi plutôt que leur victime. Avec moins de cent soldats ou marins français, aidé par Dupuis qui avait ses navires et 80 Chinois, Garnier s'empara, en moins d'une heure, de la citadelle d'Hanoï, défendue par 6.000 hommes et plus de 300 canons, fit l'armée ennemie prisonnière et, ce qui est plus difficile, put la garder.\n\nOn n'a pu oublier qu'après avoir pourvu à la garnison de cette immense forteresse d'Hanoi, Garnier put encore former avec sa petite troupe trois corps expéditionnaires. Ces corps ne comptaient pas plus de six ou sept hommes, mais ils avaient pour chefs, Balny d'Avricourt, Hautefeuille, de Trentinian, Harmand, et ces six ou sept hommes s'emparèrent de provinces entières, de villes considérables, de citadelles construites comme celles d'Hanoi, d'après le système Vauban, défendues par des milliers d'hommes parfaitement pourvus de vivres, de munitions, d'artillerie....\n\nGrâce à cette poignée de héros nous tenions tout le pays, nous pouvions le garder... La mort de Garnier n'avait point abattu l'énergie de ses compagnons. Balny avait succombé avec son chef, mais le lieutenant de Garnier, Esmès, eut le temps de montrer ce dont il eût été capable et il lui restait Harmand, de Trentinian, Hautefeuille, qui occupaient les trois grands chefs-lieux des trois plus riches provinces.\n\nC'est à ce moment, où le Tonkin enfin délivré se donnait ses libérateurs, s'organisait avec ses mandarins, ...\n\nPage 3\n\n245",
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        "content_text": "940\n\n16 Mai (CHAMBRE)\n\nbattre un Gouvernement qu'ils voudraient, au contraire, pouvoir soutenir.\n\nDÉBATS PARLEMENTAIRES\n\nà\n\nAnnée 1888\n\nAnnée 1883\n\nkcang-Bi....... »\n\nDÉBATS PARLEMENTAIRES\n\nune erreur.\n\nM. le rapporteur. Ce n'a pas toujours été\n\nM. Georges Perin. Je crois qu'il vous sera très difficile d'établir que le grand mouvement d'affaires à Haï-Phong, est fait par les Français; je dirai même que nous aurons grand peine à y supplanter, par notre commerce, les Anglais qui y sont établis depuis longtemps.\n\nmême de la première expédition au Tonkin.\n\nkin a été une entreprise nefaste, et que nous en supportons aujourd'hui les conséquences.\n\nMême en supposant que nous puissions donc, messieurs, je viens aujourd'hui demander à la Chambre de réfléchir, et au Gouvernement de ne pas entrer dans cette voie unique de tous les produits d'échange dans l'extrême Orient, auxquelles je suis aussi sensible qu'il y ait abdication pour cet officier de grande valeur, ce grand voyageur, parce que je crois que, aujourd'hui encore, il ne faut pas aller plus loin que nous avons été, par le Gouvernement, par le ministre de la marine, qui permettait au Journal officiel de déclarer, alors que cet officier était mort glorieusement au service de la France, que la cause de nos difficultés était que M. Francis Garnier avait probablement outrepassé les ordres qui lui avaient été donnés.\n\nJe roove, en outre et c'est ici le second côté de ma discussion, que nous pouvons ne pas aller plus loin que nous avons été, par le Gouvernement, par le ministre de la marine, qui permettait au Journal officiel de déclarer, alors que cet officier était mort glorieusement au service de la France, que la cause de nos difficultés était que M. Francis Garnier avait probablement outrepassé les ordres qui lui avaient été donnés.\n\nPour moi, j'ai déjà eu occasion de rendre hommage à cet officier de grande valeur, ce grand voyageur; je l'ai fait à une époque où qui que ce soit, il y a un autre point de vue à considérer, celui de nos intérêts réels, qui seront toujours avantageux, ou seront même glorieux, matériels, de prospérité coloniale; c'est ce point que j'ai à m'expliquer et je ferai en quelques mots.\n\nL'opinion publique a été trompée et elle a été trompée sur cette question de la prise de possession du Tonkin, qu'on la présente comme une terre promise, où tout est au moins des doutes et des doutes très sérieux.\n\nMais laissons, si vous voulez, de côté cette question et venons-en aux faits.\n\nOn dit ensuite: il faut ouvrir des débouchés au commerce et fournir un aliment à notre marine marchande.\n\nD'un seul mot je montrerai que, là encore, il y a une illusion.\n\nOuvrir des débouchés au commerce! Mais le jour où nous serions complètement maîtres du Tonkin, croyez-vous que le commerce français saurait s'y créer des débouchés, et croyez-vous qu'il aurait fait le jour-là ce qu'il n'a pas su faire dans la Cochinchine, ce qu'il n'a pas su faire encore à Haï-Phong où nous sommes, où rien ne l'empêchait d'agir et de se créer des débouchés?\n\nM. Paul Bert, Lesquels ? Quel est votre système ?\n\nM. Georges Perin. Mon système, je l'ai déjà exposé il y a deux ans et malheureusement sans succès.\n\nMais les faits nouveaux qui se sont produits ont donné raison à ce que je disais, et c'est ce qui me fait un devoir de la répéter aujourd'hui, du moins en partie.\n\nJe ne viens pas vous proposer d'abandonner purement et simplement le Tonkin, ce qui pourtant - soit dit en passant - pourrait se faire sans mettre en péril notre colonie de la Basse-Cochinchine, sinon diminuer momentanément, je le veux bien, le prestige de la France dans l'extrême Orient.\n\nA une certaine époque, on a dit, dans la commission du budget et ailleurs, que, si nous nous retirions du Tonkin, nous serions à bref délai obligés d'abandonner la basse Cochinchine.\n\nA quoi l'amiral Jaureguiberry répondait, nos collègues de la commission doivent s'en souvenir et les procès-verbaux de la commission en font foi, l'amiral Jaureguiberry répondait que cela n'était pas soutenable, qu'il y a 250 lieues de distance entre la basse Cochinchine et le Tonkin et que l'abandon des quelques points que nous occupions au Tonkin ne modifierait en rien notre situation dans la basse Cochinchine.\n\nJe reconnais, messieurs, que, si nous nous retirions purement et simplement du Tonkin, notre prestige dans l'extrême Orient pourrait en être un peu amoindri, et ce n'est certes pas cela que je viens proposer à la Chambre.\n\nMais, avant de faire connaître le moyen terme qui, je le crois, serait de nature à sauvegarder tous les intérêts, je pense qu'il est nécessaire, vu la grande importance donnée par le rapport à ce côté de la question, je pense qu'il est nécessaire de montrer comment cette question est devenue aujourd'hui une de celles qui préoccupent le plus le pays.\n\nM. Paul Bert. On a été odieux pour lui et pour ses compagnons !\n\nM. Georges Perin. A cette époque, en 1873, j'ai protesté et j'ai dit: Il y a quelqu'un qui a outrepassé les ordres qu'il avait reçus, mais ce n'est pas l'homme qui est mort, qui a eu le tort de mourir; car, s'il eût été vivant, il aurait su se défendre, ce n'est pas Francis Garnier, c'est l'amiral Dupré.\n\nM. le rapporteur. Qui est mort aussi, M. Georges Perin !\n\nIl est mort, je le sais, mais je puis répéter ce que j'ai déjà dit quand il était en vie: L'amiral Dupré aurait dû passer en conseil de guerre, parce qu'il avait enfreint ouvertement les ordres de son chef, le ministre de la marine.\n\nJ'ai là le texte même de la dépêche qu'au mois de juillet 1873 M. le ministre de la marine envoyait à l'amiral Dupré et dans laquelle il lui disait: Sous aucun prétexte, pour quelque raison que ce soit, n'engagez pas la France au Tonkin.\n\nLe ministre d'alors faisait valoir des motifs sur lesquels je ne reviendrai pas; il suffit, pour les deviner, de se rappeler que, en 1873, on était bien près de 1870.\n\nL'amiral Dupré n'a pas tenu compte de cette dépêche; il a donné des ordres à M. Francis Garnier, qui, lui, devait les exécuter, et j'estime que ce n'est pas sur ce dernier qu'on aurait dû faire retomber la responsabilité des événements graves qui sont survenus et qui ont eu pour conséquence de nous faire abandonner le pays dans des conditions déplorables, je le reconnais, et cependant, pour mon compte, je ne reproche pas au gouvernement d'alors de ne pas être resté au Tonkin.\n\nEt que ceux de mes honorables collègues de l'Assemblée nationale qui aujourd'hui sont au banc ministériel me permettent de le leur dire: puisque dans leur exposé des motifs, ils paraissent faire même un crime au gouvernement d'alors de n'avoir pas été en avant, de n'avoir pas tout au moins maintenu notre occupation, ils auraient dû formuler leurs critiques autrefois, lorsque le traité de 1874 a été discuté.\n\nIl ne faut rien exagérer cependant.\n\nLorsque nous discutions dernièrement la question si grave des récidivistes, M. le ministre de l'intérieur disait avec raison que certains cahiers électrons réclamaient cette loi; mais je ne sache pas que, dans aucun cahier, sauf peut-être dans celui de M. Blancsubé, on trouve formulée cette demande de la solution de la question du Tonkin par la prise de possession ou par un protectorat effectif de ce pays.\n\nLeurs s'en soient préoccupés.\n\nMais je reconnais que, si les électeurs n'ont pas donné un mandat formel, à cet égard, à leurs commettants, il y a une opinion publique qui s'est formée, dont le Gouvernement peut avoir à cœur de tenir compte, et je ne me dissimule nullement que, si le Gouvernement acceptait ma solution, il aurait peut-être à remonter le courant de l'opinion publique; mais c'est un devoir pour lui, si l'opinion publique a été égarée.\n\nOr, selon moi, l'opinion publique a été égarée par deux raisons: d'abord, par une raison extrêmement louable et que je respecte, par une raison de sentiment, et ensuite par une raison d'intérêt mal compris.\n\nLa raison de sentiment, c'est l'histoire de Francis Garnier.\n\nCeci dit pour la partie historique, je crois que ce nom de Francis Garnier, qui apparaît entouré d'une auréole de gloire et de dévouement à son pays, les journaux s'en sont servis, comme ils avaient le droit de le faire, pour entraîner l'opinion publique; mais nous devons examiner les choses plus froidement, et après avoir rendu hommage à ce citoyen, à cet officier de très grand mérite, nous n'en devons pas moins examiner impartialement la ligne politique qu'il a suivie dans l'extrême Orient.\n\nM. le rapporteur. C'est une erreur; il est vrai que cela n'a pas toujours été une erreur.\n\nM. Georges Perin. M. le rapporteur me coupe la parole, mais je continue.\n\nOn ne parle plus aujourd'hui, dans l'exposé des motifs et dans le rapport de M. Blancsubé, du fleuve Rouge et des grands avantages pécuniaires que nous en pouvons retirer.\n\nEt cela est si vrai que les gens sérieux disent: Le jour où nous serons maîtres du Tonkin, nous suppléerons à l'insuffisance du fleuve par un chemin de fer.\n\nle président. Vous répondrez, mon rapporteur, mais n'interrompez pas.\n\nM. Georges Perin. Cette considération est laissée un peu de côté, et avec raison: c'est que ce fleuve est peu navigable.\n\nVous savez qu'à cet égard les renseignements les plus positifs, les plus authentiques ont été fournis par M. Tardieu, dans un rapport que le Gouvernement a bien voulu me communiquer, et qui dit à cet égard:\n\nSi on recherche dans quelles proportions les divers pavillons ont pris part au mouvement maritime, on trouve que le pavillon anglais couvre 35 p. 100 du tonnage total; le pavillon américain 20 p. 100; le pavillon chinois 23,5 p. 100, par ses vapeurs seulement, sans compter les jonques; le pavillon allemand 11 p. 100; le pavillon hollandais, 5,5 p. 100; le pavillon français 5 p. 100.\n\nDans la saison des hautes eaux, des courants de foudre; à l'époque de l'étiage, des bas-fonds et des rapides; en tout temps le manque de sécurité, au milieu de ces forêts habitées par des peuplades à demi-indépendantes; et enfin les avanies que les fonctionnaires annamites, ou les bandes d'aventuriers à la solde du gouvernement, font subir au commerce.\n\nLa navigation française tient, jusqu'à présent, une trop faible place; encore ne l'occupe-t-elle que grâce aux voyages du vapeur subventionné par l'administration de la Cochinchine française.\n\nVoulez-vous me permettre de vous donner l'avis de M. Tardieu, qui a été et qui est encore, je crois, un fonctionnaire du Gouvernement, et qui a été chef d'affaires à Hai-Phong ?\n\nM. le rapporteur. Il a été mis à la retraite !\n\nM. Georges Perin. En tout cas, il a été consul à Haï-Phong.\n\nM. Tardieu, dans un rapport que le Gouvernement a bien voulu me communiquer, dit à cet égard:\n\nLa navigation française tient, jusqu'à présent, une trop faible place; encore ne l'occupe-t-elle que grâce aux voyages du vapeur subventionné par l'administration de la Cochinchine française.\n\nEt alors il envisage le manque de sécurité résultant des Pavillons noirs.\n\nJe reconnais que l'honorable collègue M. Blancsubé, qui a une grande autorité dans cette question, me dit que c'est une erreur.\n\nPour moi, je trouve que M. Francis Garnier s'est trompé, que l'entreprise du Tonkin a été une erreur.\n\nSingapore, et qui sont actuellement en possession du commerce - brali possidentes, c'est vous - vous ne les débusquerez pas de cette situation, sans établir un régime de protection, ce que, du reste, vous ne voulez ou ne pouvez pas faire.\n\nJe crois donc que vous ne créerez pas de débouchés à notre commerce, je crois que vous ne fournirez pas un aliment à notre marine marchande.\n\nJ'arrive à la question des mines.\n\nTout à l'heure, M. le ministre des affaires étrangères vous a montré à quel point le Gouvernement se préoccupait de cette question, puisqu'il a dit qu'un des motifs pour lesquels il n'avait pas voulu accepter le traité de M. Bourée, c'est qu'il cédait à la Chine la partie du Tonkin la plus riche peut-être en mines.\n\nJe parle des mines de charbon, car dans une carte qui nous a été donnée tout à l'heure et que tous mes collègues ont entre les mains, des mines considérables, des mines argentifères, aurifères sont indiquées dans une autre partie du pays.\n\nJe dois reconnaître que le Tonkin est un des pays miniers les plus riches du monde.\n\nJe vois sur un point de cette carte: Mines d'or et d'argent; sur un autre point encore, mines d'or, mines d'argent.\n\nEt enfin, messieurs, notez ceci : grosses pépites d'or.\n\nM. le comte de Douville-Maillefen. Dans une région inexplorée ! (On rit.)\n\nM. Georges Perin. Grosses pépites d'or ! Ceci rappelle tout à fait l'Eldorado de Voltaire, où il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser des cailloux qui étaient des diamants et de la terre qui était de l'or.\n\nVoilà donc un pays extrêmement riche en mines, et je comprends qu'on veuille les exploiter.\n\nA cet égard, je voudrais faire une seule observation.\n\nOn a regretté, - le Gouvernement a pu le voir et le lire dans divers journaux, que des promesses de concessions aient déjà été faites.\n\nM. Jules Ferry, président du conseil. Quelles promesses ? Qui a fait des promesses ?\n\nM. Georges Perin. Je dis que ce bruit a couru...\n\nM. le président du conseil. On a dit une chose qui n'est pas exacte; cela arrive souvent du reste.\n\nM. Georges Perin. Je suis heureux, et c'est un peu pour cela que j'ai soulevé la question, de vous avoir fourni, monsieur le président du conseil, l'occasion de déclarer qu'on n'avait fait aucune promesse de cette nature.\n\nJe souhaite qu'on indemnise M. Dupuis qui, probablement, a droit à une indemnité.\n\nUn membre au centre. La Chambre l'a jugé.\n\nM. Georges Perin. Mais j'ai regretté que, ce jour-là, une parole semblable ait été prononcée à la tribune.\n\nJe crois qu'il ne doit pas y avoir de promesses faites à l'avance.\n\nSi nous prenons le Tonkin, où l'on trouve des pépites d'or à fleur de terre, je voudrais qu'il fût entendu que vous ne donnerez la concession des mines que par une loi.\n\nJe sais que vous avez le droit de le faire par un décret, mais pourquoi ne pas faire aux colonies ce qui se fait en France.\n\nEn ne faisant la concession que par une loi, la question se trouverait discutée devant la Chambre, et ainsi aucune accusation malveillante ne pourra se produire.\n\nDoit-on prendre un pays parce qu'il renferme des richesses minières ? (Sourires. Très bien ! très bien !)\n\nVous avez des mines en maints endroits, dans des pays dont vous êtes possesseurs.\n\nJe ne parlerai pas de la Guyane, où les mines sont inexploitées; mais dans l'extrême Orient, au Cambodge, il existe des mines extrêmement riches.\n\nSur cette carte, on aurait pu indiquer les mines d'or du Cambodge: on pourrait les exploiter.\n\nEn prenant le Tonkin uniquement pour ses mines, vous vous engageriez dans une aventure dont les avantages ne compenseraient pas les inconvénients.\n\nMais enfin, messieurs, on dit qu'il n'y a pas d'hésitation possible, et on veut rassurer la Chambre qui, avec raison, se préoccupe des finances de la France, sur l'importance des dépenses.\n\nLe Gouvernement le comprend; il nous demande de débourser 5 millions seulement, et il ajoute aussitôt : Le pays où nous voulons aller pourra largement compenser les dépenses que nous aurons à faire.\n\nLe Tonkin fournit 18 millions d'impôts que l'on pourrait sans trop faire crier le contribuable, porter à 30 millions.\n\nM. le rapporteur a été plus loin; il a parlé de 80 à 100 millions.\n\nPrenons le chiffre de 30 millions, c'est celui, je crois, que M. le ministre de la marine a donné à la commission du budget.\n\nEt l'on dit: Ces 30 millions suffiront à toutes les dépenses: 10 millions pour l'expédition proprement dite, 5 millions pour les menues frais; on donnera 5 ou 10 millions au pauvre Tu-Duc qui, ainsi, ne sera pas trop pauvre.\n\nA ce prix, dit-on, nous posséderons le pays.\n\nEh bien, franchement, quand on nous propose d'aller nous établir dans un pays et qu'on nous dit, en mettant tout au mieux, que ce pays payera tous les frais de la guerre, on nous demande tout simplement de mettre la population tonkinoise en régie.\n\nVoilà, je crois, comment les choses doivent s'appeler.\n\nJe crois, moi, que nous avons mieux à faire.\n\nJ'estime que nous devons développer par d'autres moyens notre prospérité coloniale et je voudrais l'asseoir sur une autre base.\n\nQuelques membres. Laquelle ? Quel est votre système ?\n\nM. Georges Perin. On me dit : Quel est votre système ? Je vais vous le dire dans un instant.\n\nAujourd'hui la question est posée nettement.\n\nIl n'est plus permis de croire qu'on s'établira au Tonkin avec une compagnie, comme cela a été dit.\n\nSi nous prenons le Tonkin, l'honorable M. Blancsubé pourra réclamer une grande part de gloire.\n\nIl est de ceux qui ont le plus poussé le pays vers cette entreprise, et qui ont le plus contribué à y entraîner l'opinion publique.\n\nVoici ce qu'il a dit le 30 mars 1881, devant la société académique Indo-Chinoise.\n\n(M. Blancsubé fait un signe de dénégation.)\n\nC'est dans le Bulletin de la société académique Indo-Chinoise que je trouve la complète reconstitution de cette conférence.\n\nSi ce n'est pas à cette société que vous l'avez faite, c'est peut-être au boulevard des Capucines.\n\nM. le rapporteur. A quelle époque ?\n\nM. Georges Perin. Le 30 mars 1881.\n\nVoici ce que vous avez dit :\n\n260\n\n14 Mai\n\n(CHAMBRE)\n\n941",
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        "content_text": "## VI. La médication mercurielle spécifique fait disparaitre les manifestations extérieures et réduit l'évolution de la période condylomateuse à deux ou trois années.\n\n## VII. La guérison complète de la syphilis exige un traitement réitéré pendant les deux ou trois premières années de la maladie,\n\n## VIII. La réinfection syphilitique peut être classée parmi les faits rares et exceptionnels.\n\nAprès toutes ces constatations, nous voici bien loin de la conception que s'étaient faite, au commencement du siècle, les représentants de la science. Ils pensaient que la syphilis se transmet seulement au moyen de l'ulcère primitif pendant sa courte apparition. Nous savons aujourd'hui que la syphilis est contagieuse pendant plusieurs années, au cours de toute la longue période de l'évolution condylomateuse. Que le malade ait ou n'ait pas des manifestations actives, il est établi que son sang sert de véhicule au virus et communique l'infection; on sait aussi que les nombreuses syphilides qui attaquent la peau et les muqueuses pendant la période secondaire ont la même propriété. Il est donc clair que la manière d'envisager la nature, l'évolution et la contagion de la syphilis a complètement changé depuis l'époque où les règlements ont été institués.\n\nJetons maintenant un coup d'œil sur le rapport qui existe entre les mesures sanitaires qui sont à la base de la réglementation actuelle et l'état présent de la syphiligraphie.\n\nLa réglementation actuelle a pour but :\n\n1° De soumettre toutes les femmes publiques à la visite médicale, périodique et obligatoire. Suivant les pays, la périodicité de la visite varie: une fois par mois, une fois par quinzaine, une fois par semaine, deux fois par semaine.\n\n2° D'envoyer sur-le-champ à l'hôpital, pour qu'elle soit soumise au traitement ordinaire, toute femme atteinte de la syphilis, par quoi on entend toute femme qui présente des manifestations apparentes de la maladie. Après la disparition des symptômes extérieurs, la femme revient à son métier, munie d'un certificat par lequel l'administration certifie qu'elle est saine. On lui donne la même attestation si à la visite on n'a trouvé sur elle aucune manifestation active que l'œil du médecin puisse constater.\n\nVoilà le fond même du système !\n\nOn peut pressentir déjà, d'après ce que je viens de dire, qu'il y a désaccord entre les mesures prises et la théorie même de la syphilis. Mais avant de faire toucher du doigt cette contradiction, qu'on me permette d'attirer l'attention sur l'état sanitaire dans lequel se trouve la prostitution elle-même.\n\n- 9 -\n\nLe fonctionnement de la police sanitaire a eu pour résultat de créer une classe particulière de personnes, les prostituées inscrites.\n\nD'exacts travaux statistiques, dont les bases ont été posées par le Dr Sperck dans son remarquable travail sur « la syphilis dans la population féminine de Saint-Pétersbourg », nous fournissent les notions suivantes sur la santé de cette classe spéciale de personnes : \n1° On trouve toujours, dans les rangs de la prostitution inscrite, de quarante à cinquante pour cent de femmes syphilitiques à la période condylomateuse.\n\n2° Toutes ces femmes fonctionnent avec la garantie que donne la formule « saine »: a) pendant les périodes latentes de la maladie; b) dès que la récidive est arrivée à son terme; c) au début de la récidive.\n\n3° Toutes les femmes saines qui entrent dans les rangs de la prostitution inscrite deviennent très vite syphilitiques, et dans tous les cas, après un délai maximum de deux à trois années.\n\n4° Un tel état de choses ne saurait être l'effet du hasard; il apparait comme la conséquence inévitable du système.\n\nSi maintenant, nous comparons d'une part les découvertes modernes sur la contagiosité de la syphilis et d'autre part la façon dont l'administration envisage l'état sanitaire des prostituées inscrites, nous voyons que la réglementation se trouve en pleine contradiction avec la science. D'abord la science ne reconnaît point du tout un syphilitique comme sain dès que les manifestations extérieures de la maladie ont disparu. Elle exige au contraire, avant de lui donner une pareille qualification, qu'il ait été soumis à une médication efficace, qu'un temps assez long se soit écoulé, deux, trois et même quatre années depuis le début de la maladie, et que, dans tous les cas, le dernier phénomène condylomateux ait disparu depuis deux ans au moins. C'est alors seulement qu'on peut déclarer le malade guéri, et seulement alors qu'on peut lui permettre de se marier. Le règlement, lui, se contente d'envoyer pour quelque temps la prostituée malade à l'hôpital. Là, au moyen d'un traitement de courte durée, d'un ou deux mois, on fait disparaitre les symptômes extérieurs, après quoi la police sanitaire garantit la syphilitique comme saine pour les rapports sexuels.\n\nIl me sera sans doute permis de demander quelle raison peut bien avoir le règlement pour prescrire des mesures sanitaires qui se trouvent en contradiction si évidente avec les constatations les plus incontestées de la science. Comment se fait-il qu'un syphilitique ou qu'une syphilitique à la période condylomateuse risque de transmettre sa maladie à l'individu sain quand les rapports sexuels sont...",
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        "content_text": "COPY.\n\nT.T.D. 81307.\n\nFMP/MS.\n\n8\n\nHK.\n\n40870\n\n13\n\n17267/\n\n1915\n\nNOV 17 1915\n\n9.11.16.\n\n141\n\nHOLLAND CHINA TRADING COMPANY.\n\nHongkong. Tientsin, Shanghai.\n\nThe Governor of Hong Kong reported on 29.8.15. that this Company is a neutral concern with a very strong bias in favour of the Germans, and is said to be giving help to alien enemies. Since the beginning of September it has jumped on and off the China White List in rather a bewildering fashion.\n\nOn 13.9.15. it appears on the White List. On 30.9.15. Sir J. Jordan reported that the Company was suspect and should be excluded from the general White List.\n\nOn Circular 0.1580 of 3.10.15. it appears as an enemy firm,\n\nOn Circular 0.1577 of 4.10.15. it was removed from the White List.\n\nOn 4.10.15 the Foreign Office stated that the Company had been (originally) placed upon the White List in consequence of information derived from H.M.Consul General at Shanghai (T.D.333449) vide F.O. to W.T.D. 12/10/15 in this file, T.D. 81307.\n\nAdded to China White List, and removed from Black List. (0.1693 of 11.10.15).\n\nF.O. Circular of 13.10.15. shows the firm still to be on the China White List.\n\nWe have the following information upon the firm's dealings with the enemy:-\n\n(1) A letter of 19.5.15. intercepted by the Russian Censor, shows that the Company had agreed to ship tea to Holland on behalf of Siemesen and Krohn, Foochow.\n\n(2) The Hong Kong branch has been asked by the German firm, the China Export, Import and Banking Company, to take over its Hong Kong business during the war. (T.L.995 of 5.8.15).\n\n(3) Leykauff and Company, Tientsin, who are in liquidation, have proposed to A.Combarnons and G. Gaugier, Marseilles, that the trade in ground-nuts between Leykauff and Marseilles should be transferred to the Holland China Trading Company. This proposal was enclosed in a letter of 29.9.15. from the Holland China Trading Company, Tientsin to the Rotterdam house (T.L.1443).\n\nWe may remark that so far as our information goes, the Holland China Trading Company does not appear to be so deeply involved in enemy trade as to be beyond easy reach of a friendly arrangement with the British authorities.\n\nTrade Clearing House.\n\n9/11.\n\n(Itd.) F.V.P.",
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