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EPIC.O. 882

لايا

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la colonie sur le bord du gouffre. Vous voulez contracter un emprunt pour équilibrer le budget. Est-ce que cela améliorera la situation? Non, vous userez tout simple- ment le crédit de la colonie, et lorsque nous demanderons de l'argent pour sauver la colonie en opérant la centralisation des usines, le Ministre refusera, il vous dira: l'année dernière nous vous avons encore donné, vous avez déclaré que vous n'aviez pas d'argent pour combler votre déficit et aujourd'hui, vous demandez encore! Il n'est pas possible de toujours et toujours vous en donner. On ne donne pas de l'argent à un Monsieur qui a déjà demandé des fonds pour équilibrer son budget et qui présente in autre budget pire car, l'année prochaine, la situation sera pire.

Elle n'est pas due à la colonie elle-même. Elle est due à la folie de la traction mécanique, à l'insulaire de l'Afrique du Sud que l'on fit venir à Maurice, aux planteurs qui manquè- rent de jugement et perdirent la tête, à entêtement de l'autorité sanitaire qui ne vit pas que, si elle ne réussissait pas à se débarrasser du surra, c'était grâce à des faits sur lesquels une enquête aurait été instituée et alors, le surra aurait bien vite disparu. Est-ce que, l'année prochaine, vous allez encore contracter un nouvel em- prunt pour combler encore le déficit? Non, il faut réserver notre crédit pour avoir de l'argent pour la centralisation, car, alors, ce sera le salut. Si vous contractez un emprunt dès maintenant pour le budget, le ministre refusera de vous en accorder un autre quand le moment sera venu de ne plus penser à tonton Grégoire ou à tantine Anastasie, mais de sauver le pays. Vous avez conduit la population à l'abîme, et vous vous étonnez que le gouvernement veuille la taxer pour voir ce qu'elle peut rendre encore. Vous voulez user encore de subterfuges, c'est indigne de nous. Il

faut agir en hommes et ne voir s'il y a encore des ressources ici.

Mr. DUCLOS: Vous êtes le coupable, et c'est le public qui paiera! Mr. L. E. ANTELME: Non, car j'ai voté contre toutes ces folies. Vous avez caché la vérité au public, les journaux ont supprimé jusuq'à mon nom des débats, ils ont fait comme si je n'existais pas. Eh bien, il faut que le public sache enfin ce qui se passe, il faut qu'il sache quelle est la situation réelle. Reservons l'emprunt pour la centralisation, qu'une Commission Royale soit nommée pour s'assurer des causes des difficultés que nous traversons et encourager l'Angleterre à nous prêter de l'argent pour la centralisation. J'ai la preuve matérielle que l'on peut produire au prix où les sucres se vendent; nul n'ignore, non plus, que des pays étrangers peuvent vendre à ce prix leurs

sucres à bénéfice, et s'il peuvent le faire, il coule de source que les prix ne monteront pas. Ce que vous proposez, c'est un masque pour cacher la situation à la population et ne pas l'épouvanter. Eh bien. vous êtes en présence d'une situation créée par vous; vous avez à en subir la responsa - bilité. Plus tard, si vous acceptez la centralisation, alors nous ferons un emprunt et notre crédit sera intact. Voilà mon opinion et je vous la donne franchement. Libre à vous de faire ce que vous voulez.

Mr. SOUCHON : Je n'ai pas l'intention de faire un grand discours, mais je regrette que le député des Plaines Wilhems, chaque fois qu'il a à combattre une mesure ici. charge les planteurs de tous les péchés d'Israël. Le monde entier rend hommage à l'énergie qu'ils ont déployés et il est pénible d'entendre l'un des nôtres dire que la situation actuelle est duc aux planteurs. Cela est injuste et je suis persuadé que si les obligations de l'existence mettaient le député des Plaines Wilhems plus souvent en contact avec les planteurs, s'il avait vu l'effort considérable qu'ils ont déployé, la doze d'énergie dont ils ont fait montre, il ne les aurait pas accusés d'être cause des difficultés que nous traversons.

Mr. L. E. ANTELME: Je n'ai pas dit qu'ils en étaient cause, j'ai dit qu'ils avaient manqué de jugement, et vous-mêmes, vous devez être de cet avis, car vous étiez avec moi pour l'abatage.

Mr. SOUCHON: Je crois que les deux opinions en faveur et contre l'abatage étaient parfaitement soutenables. Je pense également que des faits nouveaux peuvent venir nodifier nos premières idées. Mais vous n'êtes pas justifié à dire que les planteurs sont les auteurs des maux dont ils souffrent, et, si comme moi vous étiez en contact continuel avec eux, vous n'auriez pas, alors que nous sommes en présence de grandes difficultés financières, vous n'auriez pas dit que les planteurs en étaient responsables, même en partie. Ils ne sont que les victimes de circonstances qui les ont accablés. Vous n'ignorez pas qu'ils ont eu à lutter contre le surra, et contre les prix des sucres. Vous n'ignorez pas que la situation actuelle est due, dans une grande mesure, à la peste qui nous a coûté un million de roupies. Les planteurs n'y pouvant rien, et ils

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ont déployé, cependant, une telle énergie que les étrangers leur ont rendu hommage. C'est pour protester contre vos paroles que je me suis levé, et je dis que vous n'êtes pas bien éclairé sur les causes de la situation actuelle. Car, autrement, vous n'auriez pas tenu un langage pareil.

THE OFFICER ADMINISTERING THE GOVERNMENT: Does any other hon. member wish to speak on the motion?

Mr. NEWTON: We have not heard what the Government have to say as yet. My friend has laid the whole question before the Council.

THE OFFICER ADMINISTERING THE GOVERNMENT: My intention was to save time by replying all along the line, after listening to those who desire to speak, and. therefore, no Government member except myself will speak on this question. The hon. member for Moka has, of course, the right to reply to anything I may say, but I am anxious to save time if possible.

Mr. NEWTON: But we are not going to be stinted, Sir, in that way.

This is

a most important question, perhaps the most important question that has been sub- mitted to the Council, and you wish to stint us beforehand. us and almost to gag us.

see you wish to stint I protest. If there is to be some method in our debate it seems to me that after the hon. member by my side (Mr. Leclézio) has spoken, somebody on behalf of the Government ought to get up and then we shall make the remarks that we have to make in answer.

THE OFFICER ADMINISTERING THE GOVERNMENT: I have absolutely no desire to restrict the debate in any way; if anybody wishes to speak on this matter I shall be very glad to hear him and I am still waiting. As to the seriousness of the question I am quite at one with the hon. member.

Mr. LECLEZIO: I have made a motion before the Council, it seems to me that those who agree with my motion have not got anything to say. I think that I have laid the question before the Council fully; it appears to be so in the opinion of my friends.

THE OFFICER ADMINISTERING THE GOVERNMENT: That is my opinion too.

Mr. LECLEZIO: If the Government has anything to object to what I have said we shall be glad to hear what the Government has to say. When Your Honour has spoken, as you say that you are the only member of the Government that is going to speak, we shall see whether we have to divide. Perhaps my friend will reply, he may have something to say on what you shall say.

THE OFFICER ADMINISTERING THE GOVERNMENT: I may say that I quite under- stand that very few members of the Council can have anything to add to the very able and excellent speech which has been made by the hon. member for Moka. I will congratulate him on that speech, and I may fairly say that in my opinion he has exhausted the subject. Very few people could find anything to add to it, and certainly it would be quite impossible to state the case which the hon. member puts forward with greater force, and with greater clearness and greater accuracy

than he has done.

I may have to dispute perhaps one or two minor statements in the speech which the hon. member has made, and I may have to differ from his conclusions, but, as regards the speech itself, I can only say that I accept his figures as I accept a great part of what he has put forward as to the financial position of the Colony. There are one or two matters, as to which I find myself in disagreement, which are really side issues. The first relates to the attitude which he attributes to the mother country in regard to the sugar colonies. He has stated that the present position of the sugar colonies is to be attributed to the attitude of the mother country, and he blames the English people for having for so many years expressed their attachment to the idea of the free breakfast table-to cheap sugar. Well, I can only say that if there is poverty in Mauritius there is as much poverty in England; if the free breakfast table is important in Mauritius it is important in England. But, whatever importance may be attached to cheap food in England, the English people have. in the last year, taxed themselves and submitted to an increased cost of food solely and wholly on account of the sugar colonies.

Mr. NEWTON: Not solely.

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