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TELEC.O. 882
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SIB,
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Enclosure 2 in No. 8.
To the Honourable CLIFFORD LLOYD, Lieutenant-Governor and Colonial Secretary. Mauritius, April 12, 1886. We have the honour to request that you may be pleased to move his Excellency to transinit by the outgoing mail the enclosed memorial to his Lordship the Secretary of State for the Colonies, three copies of which are under this cover.
We have, &c. (Signed)
Enclosure 3 in No. 8.
O. BEAUGEAHD, D.M. G. DE CORIOLIS. CRT. ANTELME. CHARLES PLANEL.
EXTRACTS from the reply of the COUNCIL OF GOVERNMENT in answer to Lieutenant
Governor BROOME's Speech from the Throne in April 1881.
"Your Excellency's exhaustive and statesmanlike address."
•
"The pains you have taken testify to your being fully alive to its vital importance to
the future prosperity of the Colony.”
露露
Your Excellency may depend on our loyal and hearty co-operation in all your
efforts to promote the prosperity of the Colony and the welfare of its inhabitants.”
MONSIEUR,
Enclosure 4 in No. 8.
LES MEMBRES INOFFICIELS.
Au Rédacteur.
Je vois que presque tous les journaux s'occupent de la nomination des membres inofficiels du nouveau conseil et se livrent a des conjectures, les unes plus fantaisistes que
les autres, au sujet du choix que fera son Excellence le Gouverneur. Je crois le moment venu de mettre mes électeurs au courant de la conversation que j'ai eue avec son Excellence à ce sujet.
Son Excellence m'ayant fait dire qu'elle avait reçu du Secrétaire d'Etat une dépêche télégraphique l'autorisant à choisir cinq personnes en dehors du Service Civil comme membres nommés du Conseil, j'ai été la voir pour lui faire connaître mes vues au sujet des nominations à faire.
J'ai fait valoir à son Excellence que deux partis s'étaient présentés devant le
paye aux dernières élections, l'un le parti démocratique ou libéral et l'autre le parti conservateur; le parti démocratique ou libéral avait remporté une éclatante victoire et représentait que Au Conseil la grande majorité des électeurs; que les membres de ce parti démocratique ou libéral étaient le Dr. Beangeard, Messrs. Planel, et Edgar Antelme et moi-même; qu'il fallait comprendre dans ce parti l'Honorable C. Antelme, dont la candidature avait été combattue par les principaux organes conservateurs, “Le Journal de Maurice," la "Sentinelle et la "Merchants et appuyée par les journaux démocratiques "Le Droit et "Le Progrès"; que l'élément conservateur avait été écrasé en ville dans la personne de ses chefs autorisés et qu'il se trouvait représenté au Conseil par une minorité, composée de MM. Adam, Geffroy, et Leclézio et de Sir Virgile Naz'; que M. Portal ne pouvait être considéré comme faisant plutôt partie d'un camp que de l'autre, puisqu'il avait té appuyé tant par le "Progrès" que par les organes conservateurs, tandis que le journal de Sir Virgile Naz avait combattu sa candidature; que ces faits faisaient claire- ment voir quelle signification il fallait donner aux élections, à savoir que le parti com. pact, qui avait laissé croire à son Excellence qu'il représentait la colonie, avait été condamné par le pays, qui avait rejeté ses principaux chefs, pour ne choisir que ceux de ses membres qui étaient le moins compromis par la politique suivie jusqu'ici; que notre parti, ay.nt obtenu des avantages signalés aux dernières élections né tolérerait pas que son Excellence corrigeât ces élections en appelant au Conseil comme membres nommés, les conservateurs qui avaient été rejetés aux dernières élections, qu'à côté des deur
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partis qui s'étaient disputé les suffrages des électeurs se trouve un troisième parti, dont les membres s'intitulent Indépendents; que parmi ces derniers il y en a qui pouvaient être choisis comme membres inofficiels, parce que n'étant ni du parti conservateur, ni du parti démocratique ou libéral, ils ne pouvaient être considérés comme devant pencher plutôt d'un côté que de l'autre.
Son Excellence m'écouta avec beaucoup de bienveillance et me répondit qu'elle n'admettait pas les divisions de partis dont je lui parlais; que ce qui ressortait des élections c'était en premier lien, que toutes les classes de la communauté se trouvaient représentés par les élus et, en second lieu, que pas un seul protestant n'avait été élu, ce qui laissait penser que le pays avait condamné le système qui avait trop longtemps prévalu d'avoir un conseil composé en majorité de protestants pour s'occuper des intérêts d'une population catholique.
Je répondis à son Excellence qu'elle était très mal renseignée sur le caractère des élections et qu'elle se plaçait à un point de vue inadmissible; que les élections ne s'étaient point faites sur la question de classe puisque, dans bien des districts, les électeurs de la population blanche avaient voté pour les hommes de couleur et vice versa; qu'ensuite la question religieuse n'avait pas été soulevée dans les élections; que la preuve que les élections ne s'étaient pas faites sur le terrain des croyances, c'est que moi, dont les idées sont connues au point de vue religieux, j'ai été appuyé par des prêtres catholiques, par des prêtres protestants, aussi bien que par des prêtres musulmans et hindous, que dans bien des districts des protestants avaient voté pour des catholiques comme des catholiques avaient voté pour des protestants; qu'il serait dangereux d'attribuer aux élections un caractère religieux, car des divisions fâcheuses naîtraient par ce fait dans ce pays où la tolérance est si grande sur la question des croyances.
Son Excellence aborda ensuite d'autres questions et me laissa sous l'impression que son entourage l'entretient dans des idées des plus fausses au sujet des hommes et des choses de la colonie, à un tel point que je ne pus m'empêcher de le dire à son Excellence. Mais ce qui m'a frappé, c'est la véritable affection que son Excellence professe à l'égard de la colonie, qu'il a l'air d'aimer comme une autre İrlande.
En prenant congé de son Excellence, je lui ai mentionné les noms de ceux que notre parti laisserait nommer sans opposition. Les noms que j'ai donnés à son Excellence avaient été soumis par moi au Dr. Beaugeard, qui les a approuvés. Ce sont :
MESSIEURS J. FRASER.
J. A. FERGUSON. L. CHASTELLIER, E. SANDAPA. Τ. Ριτοτ.
Au sujet de M. Thomi Pitot, j'ai fait ressortir à son Excellence que ce dernier n'avait eu que quatre voix en moins que son concurrent, ce qui équivalait presque à une victoire.
Son Excellence me répondit qu'elle ne pouvait encore parler du choix qu'elle ferait. J'ai tenu à mettre mes électeurs et le public ou courant des idées entretenues par son Mon entrevue avec le chef du pays ayant été officielle, je suis donc autorisé
Excellence.
à en parler. Je veux de plus entretenir mes électeurs de mes moindres actes se rappor- tant à des questions politiques. C'est à mon point de vue, la seule façon d'agir d'un député, dont la conduite doit être toujours ouverte et carrée.
Ma visite à son Excellence a pour but de lui faire comprendre que notre parti ayant aujourd'hui voix prépondérant, à Maurice, le chef du pays doit compter avec lui et incliner plutôt de son côté que du côté de la minorité conservatrice. Si le Gouverneur veut en effet rester dans la vérité constitutionnelle, il doit rompre avec le parti vaincu et condamné par le Si malgré les représentations qui lui ont été faites, il va faire
pays. choix de membres de parti conservateur pour en faire des membres nominés, nous serons en droit de considérer que c'est de sa part faire preuve d'hostilite à l'égard du corps électoral et nous appellerons au Secrétaire d'Etat. On sait que ce n'est pas en vain que nous nous adresserons au bureau Colonial. Nos amis peuvent être certains que nous saurons tenir haut et ferme le drapeau qui nous a été contié et que nous ne courberons pas devant une "minorité factieuse "-fe mot nous a été appliqué avant les élections, je le retourne à qui de droit qui malgré sa défait, tente encore de mettre la main sur la colonic. La clique a été mise en déroute, nous ne pouvons permettre qu'elle se reconstitue.
J'ai l'honneur d'être,
(Le Droit, 27 Janvier 1886.)
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Votre serviteur,
G. DE CORIOLIS.
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