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I have not attempted to get signatures or crosses of men engaged, except those of a few sirdars, because the nature of my petition is such that access on sugar estates was difficult.
signed
Most of the Indians who have signed have done so in Indian characters and a translation of their name is given.
The addresses and numbers, as much as possible (if about those who have signed or given their crosses) have been taken down except on a few lists where, by error, my agents forgot to do so.
Each cross is testified by the agent whose pen has been touched, in order that if required, the party who has given his cross may be identified and questioned as to his knowledge of what he signed.
All my agents had received strict orders not to take a single signature or cross without first warning those who wanted to sign or give their cross, that the petition was drawn up in order to oppose the demand for an elective system in council and to ask the addition of two unofficial-members.
Each had a power signed by me authorising them to receive signatures, and I each a copy of the petition.
gave
Not wishing to take too much of your Excellency's time, I shall not endeavour to refute the many got-up stories written in several papers.
I shall merely state, that from the very beginning to the end, I was opposed to the admission of the elective element in Council, and that Mr. Guibert (at the meeting) has only modified my views enunciated in the "bases d'une contre-pétition" on one point, ie., that the Indian element would not in after years do so much harm to the Creole population as I first thought it might, by the introduction of Indian laws in Mauritius; but to say that if the Creole population was to obtain the majority in Council, the Indians would not suffer, I think it would not be correct, because it is a clear fact that Creoles and Indians are hostile to one another, and I refer your Excellency to the report of my speech at the meeting in order to see the expressive manner in which the Creoles there present showed their dislike to the Indian population. If I have modified the reform proposed in the "bases d'une contre-petition," it is because I find that such is the desire of the majority of those opposed to the elective
I remain, &c. system, and that the present reform I propose is likely to have more beneficial results.
(Signed) B. H. COLIN. Port Louis, this 30th day of October 1882.
Enclosure 3 in No. 7.
SUPPLEMENT to the MERCHANTS and Planters Gazette, Thursday, October 5, 1882.
OBJECTIONS au RAPPORT du Sous-COMITÉ des Réformes Constitutionnelles et BASES d'un PROJET de CONTRE-PÉTITION, par B. H. COLIN.
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES.
En écrivant les bases de la contre-pétition, j'ai tâché, autant que possible, de faire ressortir les côtés faibles de la réforme proposée par le sous-comité, et je crois que j'ai employé toutes les mesures voulues pour exposer la réalité aux yeux de mes lecteurs.
Si ma plyme a laissé échapper des vérités un peu crues, c'est que je considère la dissimulation peu adroite, surtout lorsque le sujet qui doit être traité est politique.
J'ai écrit sans idée préconçue, et je dois dire que, si ma conviction profonde était ébranlée, je n'hésiterai point à sacrifier mes opinions personnelles dans une question aussi importante que celle qui s'agite dans le moment.
de
Si je n'ai point écrit dans les journaux, pour exposer plus tôt toutes mes idées sur la réforme, c'est que j'avais écrit un article préliminaire qui n'a point reçu réponse.
En ce qui concerne les insinuations malveillantes de l'Argus envers ceux qui ne partagent point son opinion, je crois que je perdrai mon temps en y répondant: "Dans sa peau mourra le renard.”
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LES BASES DE LA PETITION CONTRE LA REFORME.
1. LES CHANGEMENTS PROPOSÉS PAR LE SOUS-COMITÉ DES RÉFORMES SONT-ILS BONS, OU MAUVAIS, OU NULS?
S'ILS SONT MAUVAIS, QUELLE EST LA RÉFORME LA PLUS APPROPRIÉE AUX BESOINS DE LA COLONIE?
Que dit le rapport du sous-comité ?
lo. N'est-il pas opportun et même urgent de réclamer une réforme de notre constitution politique?
20. Cette réforme ne doit-elle pas se traduire par l'introduction de l'élément électif dans le Conseil du Gouvernement?
Il est hors de doute que le système actuel est défectueux et qu'une réforme est essentielle; mais la question est de savoir quelle est la réforme la plus appropriée aux besoins de la Colonie.
Le sous-comité conseille la demande de l'introduction de l'élément électif dans le Conseil Législatif; parce que, dit le rapport:
lo. Le système actuel ayant fait son temps et n'étant plus en rapport avec nos besoins, le système électif est le seul rationnel et juste.
20. Les Officiels étant tenus de voter invariablement du côté du gouvernement et le Gouverneur ayant le casting vote, les officiels auront toujours la majorité.
30. Les inofficiels nommés par le pouvoir, se trouvent, malgré la supposition qu'ils soient d'une rare indépendance, dans une fausse position vis-à-vis du Gouvernement.
40. Les inofficiels no représentent qu'eux-mêmes, ou certains intérêts circonscrits, et ils ne représentent pas la communauté puisqu'elle ne les a pas choisis.
"Il me semble que le sous-comité a raison lorsqu'il dit que le système électif est le seul rationnel et juste; mais quel est le but du système électif?... C'est de faire connaître la volonté d'un peuple et pour la connaître, il faut : que ce peuple soit libre dans son choix de gouvernement-o'est-à-dire, qu'il ait eu sa puissance de vouloir et de ne pas vouloir; que tous les membres d'une communauté sient des priviléges égaux pour défendre et exercer leurs droits sans avoir égard à la fortune de quelques privi- légiés; et en dernier lieu que l'union règne parmi tous.
Nous allons examiner la question de savoir si ces 3 éléments peuvent exister avec le système restreint proposé par le sous-comité.
Par le suffrage restreint, une certaine classe de la population est représentée, c'est-à- dire celle qui possède $40 de revenus par mois ou $2,500 de fortune. Les intérêts de la classe pauvre ne sont point représentés et cependant elle est supposée être libre !
Peut-on être libre, si malgré la majorité du nombre on est obligé de se soumettre aux exigences d'une classe priviligiée, mais en minorité-si l'on ne peut faire connaître ses volontés?
Il me semble que la question se résout d'elle-même.
La population indienne joue un grand rôle parmi nous et en examinant les statitisques contenues dans le livre de M. Kyshe, je vois qu'il y a en 1882: 149,660 Indiens de la population mâle et que le reste de la population mâle (créoles, arabes, chinois, étrangers et autres) ne s'élève qu'au chiffre de 57,777, laissant une différence de 91,883 en faveur des Indiens.
Il y a environ 64,231 indiens engagés sur les propriétés sucrières: 22,021 employés છે. gages, 40,551 sans emploi ou improductifs et 1,219 dont l'emploi n'est pas connu. Total 128,022. Déduisez ce nombre du total de la population mâle indienne, il reste 21,638. indiens, qui sont propriétaires, rentiers, hommes professionnels, artisans, agri- culteurs ou commerçants.
En examinant le nombre de personnes sans emploi de la population générale (male) je m'aperçois qu'il s'élève à 21,905, emploi inconnu à 660, employés à gages à 3951 et d'étrangers pas naturalisés à 6,224-donnant un total de 32,740, ce qui nous laisse un chiffre de 25,037 comme hommes professionnels, rentiers, propriétaires, etc.
Il y a, comme nous le voyons, une infime différence entre l'indien propriétaire, rentier, etc., et le reste de la population propriétaire, etc.
La population indienne s'est augmentée depuis trente ans d'une moyenne de 2,844 et une fraction par an, tandis que le reste de la population ne s'est augmentée que de 80 et une fraction par an. Il est donc à supposer d'après la marche des choses que les indiens possèderont un jour des intérêts beaucoup plus considérables que le reste des habitants du pays; mais actuellement, d'après mes calculs, il y a plus de personnes appartenant à la population générale qui gagnent 840 par mois ou possèdent $2,500 que d'Indiens, et cependant je crois qu'il est admis qu'il y a beaucoup plus d'Indiens
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propriétaires fonciers que d'autres. Les Indiens peu favorisés par l'éducation ont amassé sou sur sou afin de pouvoir se créer une position indépendante, et pen ont encore pu atteindre le chiffre imposant de $2,500 de fortune ou $40 de revenus mensuels.
Un jour viendra sans doute où les Indiens obtiendront le chiffre voulu pour être électeurs et éligibles. Leur position deviendra alors puissante, car leur nombre s'augmentant d'année en année, ils seront forcément les maîtres du pays mais avant cette époque, bien des années s'écouleront—(Je puis cependant me tromper).
En tous les cas nous nous trouvons en présence d'un dilemme, savoir:
La majorité des personnes susceptibles d'être électeurs ou éligibles appartient, soit à la population générale, soit aux Indiens.
Il me semble que les mœurs, usages et religions de ces deux classes sont distinctes et que pour un pays où le système électif serait admis, il serait dangereux de s'exposer à blesser les sentiments de l'une ou de l'autre classe de la population. Si la population générale a la majorité d'électeurs de son côté, il est probable que les électeurs voteront pour ceux de leur race.
Qu'adviendra-t-il ?
Les membres élus et les inofficiels étant créoles, l'Indien sera traité comme une race secondaire et le proverbe charité bien ordonnée commence par soi-même se fera sentir dans toute sa force; c'est-à-dire que le créole sacrifiera les intérêts de l'Indien en s'occupant l'Indien engagé que principalement des siens. Peut-être même ira-t-il jusqu'à vouloir
se réengage (voir Progrès Colonial, retourne dans l'Inde après son engagement ou 25 Septembre 1882) ce qui serait attenter à la liberté d'un sujet anglais. Je crois qu'en cherchant il ne serait point difficile de trouver d'autres intentions d'abus.
L'Indien est-il considéré comme enfant du sol ou un intrus contre lequel la population créole est hostile? Je réfère mes lecteurs. pour la réponse, lo. à la lettre de l'honorable Antelme, dans le Cernéen du 14 Septembre 1882; 2o. à l'article intitulé "Le Futur Meeting" dans le Progrès Colonial du 14 Septembre 1883; 30. à l'article de M. de Coriolis intitulé “Prenons garde " dans le Plantere du 30 Septembre, et à leur connais- sance personnelle de l'opinion générale à cet égard.
Toutes ces considérations doivent donner à réfléchir au créole, car dans le siècle où nous vivons, la justice doit être égale pour tous et je ne crois point que l'Indien. malgré la part d'autorité que conserverait la couronne, serait suffisamment protégé si le suffrage restreint était admis.
Il arriverait donc que cette distinction que fait le créole envers l'Indien serait la cause, sans cesse renouvelée, de récriminations et de luttes entre les deux classes de la population.
Une autre question aussi importante est celle-ci : le créole sera-t-il heureux, lorsqu'il sera relégué au second rang? admettant qu'un jour vienne où l'Indien aurà la majorité des électeurs de son côté et par conséquent la majorité des élus-car il ne faut point se faire illusion: les Indiens, le jour où ils sentiront leur force, n'hésiteront point à se saisir du pouvoir; s'ils oubliaient de le faire, ils trouveraient des gens assez avancés les
pour pousser en avant.
Envisageant donc la question en faveur de l'Indien et en faveur des Créoles, il me semble qu'aucun principe de liberté, d'égalité et d'union ne peut se trouver dans le système restreint tel qu'il est proposé par le sous-comité.
En touchant à la question de l'union qui doit exister dans une petite population comme celle-ci, je ne puis m'empêcher de toucher à une question brûlante, c'est celle des préjugés. Il est triste de constater que la race blanche à Maurice est encore assez arriérée pour regarder l'habit plutôt que celui qui le porte. Quelle que soit la dis- tinction de l'homme de couleur, le blanc, infatué de ce que le ciel l'ait fait naître d'aïeux occupant une certaine position, oublie toujours que la vraie noblesse se trouve dans l'intelligence et dans le cœur, et quoique fort bien dans les affaires avec les hommes de couleur, ils ne sont jamais assez intimes (sauf de rares exceptions) pour secouer le joug des préjugés, et donner l'exemple de cette fraternité qui est nécessaire pour que l'union existe parfaitement dans une communauté.
La plus grande harmonie, dit le rapport du sous-comité, règne entre toutes les classes de la population. Oui, actuellement, parce qu'il n'y a point de conflit. entre les différentes classes de la société ; mais je crains qu'avec les préjugés qui existent à Maurice la lutte pour arriver au pouvoir ne soit le sujet de dissensions perpétuelles.
Le suffrage restreint, tel qu'il est proposé par le sous-comité est-il logique ?
Je n'hésite point à dire qu'il ne l'est pas, et voici quelles sont mes raisons pour Arriver à cette conclusion;
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Il est un fait certain, c'est que le ministre des colonies peut faire sanctionner ou rejeter une loi passée ici en Conseil. Exemple: Nomination d'un 4me juge. Or, nous ne pouvons faire des lois qu'autant que le ministre veuille bien les faire accepter par Sa Majesté. Par conséquent sous ce rapport le conseil électif ne pourrait rien faire de plus que les membres inofficiels.
A quoi servirait-il donc ?
A faire peut-être connaître les désirs de la population et à empêcher qu'on ne lui fasse du mal.
De deux choses, l'une les membres inofficiels nous sont ou hostiles ou indifférents ou sont du côté du peuple.
lo. S'ils ont généralement pris la part du gouvernement contre la population, pourquoi demander à les conserver, et dans quel but avoir dix membres élus contre vingt appartenant corps et âmes au gouvernement.
20. S'ils sont tièdes à l'égard des intérêts du pays, il me semble qu'ils sont plutôt à craindre qu'à être recherchés comme un élément pondérateur entre le gouvernement et les membres issus de l'élection. Les personnes tièdes lorsqu'il s'agit des intérêts de leur pays sont pour la plupart égoïstes, et comme tels, ils rechercheront toujours leurs intérêts personnels. Tantôt penchant d'un côté, tantôt de l'autre, c'est-à-dire penchant toujours du côté qui leur est le plus profitable, ils peuvent faire le plus grand tort à la colonie et quelque soit l'opinion d'un gouvernement, je crois qu'un peuple demandant à sauvegarder ses droits, ne doit point hésiter à demander l'écartement de ceux qui lui sont nuisibles.
L'Angleterre est, dit-on, un pays de liberté, pourquoi le sujet craindrait-il de demander une chose juste parce que tel système est plus ou moins conforme aux traditions ou aux idées anglaises. Oui! j'eusse compris ce raisonnement, si nous avions les lois anglaises à Maurice; mais il ne faut point oublier que nous sommes régis par le Code et que ce qui peut convenir un pays essentiellement anglais ne peut nous convenir.
Nous touchons maintenant à la troisième question:
LES INOFFICIELS SONT-ILS OU NON LES AMIS DU PAYS?
S'ils le sont, je crois que les intérêts du pays sont entre des mains sûres, parce que ces messieurs sont tous choisis parmi les personnes les plus influentes et les plus expérimentées de la colonie; et aussi parce qu'ils ont le plus souvent une position de fortune qui garantit leur désintéressement.
Il pourrait m'être répondu: “Mais ils ne représentent pas la communauté, puisqu'elle ne les a pas choisis; et alors comment peuvent-ils faire connaître les désirs de la population?
Les membres inofficiels représentent la Colonie, en ce sens qu'ils sont chargés des intérêts créoles comme le gouvernement est chargé de l'intérêt de l'Indien.
Que fait le choix d'une population lorsque ses intérêts sont bien défendus et que les volontés de ce peuple sont faciles à connaitre comme je l'explique plus bas.
Je crois pouvoir dire que la Colonie ne tient point du tout à augmenter le nombre de par de ses honorables, pour avoir le plaisir d'être plus ou moins accablée de lois hardis réformateurs, qui, une fois au Conseil, trouveront que tout a besoin d'être changé. Je sais bien, il est vrai, que les trois quarts de leurs réformes ne seront point sanction- nées en Angleterre; mais elles seront cause de longues et stériles discussions, qui entraveront la marche du Conseil. Le pays a, je crois, assez de lois, et il me semble qu'il serait bien satisfait, si nous pouvions empêcher que des lois injustes ne soient
votées en Conseil.
Maintenant à l'égard de la façon par laquelle les désirs de la Colonie peuvent être connus, je crois que les membres inofficiels, étant les amis du pays, s'intéresseront toujours à lui et sauront tout ce qui se rattache au bien-être et à la prospérité de la Colonie. Je puis même affirmer qu'il serait très difficile de me prouver de quelle façon les membres élus seraient plus avancés.
"
LES MEMBRES INOFFICIELS DOIVENT-ILS ÊTRE INAMOVIBLES?
Je n'en vois point la nécessité. Ils sont honnêtes ou ils ne le sont pas. L'inamo- vibilité ne changera en rien leur façon de voir ni leur conscience.
DOUTE BUR LA VALEUR DES FUTURS ÉLUS.
Je lis les lignes suivantes dans le rapport du sous-comité, page 20.
"Parmi ceux
qui sont partisans d'une réforme de notre constitution, il y en a un assez grand
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