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not attempt underhanded measures with the object of misleading the Commissioners into the belief that the views he entertains as to our immigration and labour systems which views he communicated to the Secretary of State are just and well founded. It would be most improper, most unjust, that isolated cases of complaint against the planters and magistrates of the Colony should alone be placed by the Governor under the eyes of the Royal Commissioners. All and everything, every iota of evidence connected with their inquiry, every reliable document, every established fact, should be communicated to them. It would be most improper, most unjust, that Government agents should seek out persons who can be induced to give inculpatory evidence, and that these be instructed as to the nature and extent of the evidence they are required to give. Nor bribes nor menaces should be employed to bring about a verdict against the Colony. All should be above-board and straightforward, by which we mean that now the Royal Commissioners are here, the field should be left open to all comers, that no one should be reminded that his present position depends on the Government, or that his future prospects hang upon what he may depose to before the Commission. We do not affirm that either promises or threats have been used, but we cannot disguise from ourselves the possibility of their being employed by persons not actually authorized, but who may consider themselves authorised. To guard against this eventuality we think it necessary to point out that, whatever the means adopted to deceive the Royal Commissioners upon the matters laid before them, they will most surely become known to the general public, and, for our part, we shall not hesitate to give the fullest circulation in our power to every particular that may come to our knowledge of any endeavour to intimidate or entice persons to give false evidence before the Commissioners, be they who they may, who follow so detestable a course.

Inclosure 2 in No. 27.

Extracts from the "Cernéen" of April 8, 10, 13, and 19, 1872.

ICI, tout au contraire, la partie est engagée entre le pays et le Gouverneur; si le pays a gain de cause, il deviendra impossible au Gouverneur de rester à sa tête. Il n'est donc pas étonnant que nous manifestions la crainte que Sir A. Gordon ne fasse jouer toutes sortes d'influences pour triompher, et que les commissaires ne se laissent aller à céder à ces influences.

Sir A. Gordon s'est présenté à nous en ami; on l'a accueilli comme tel, et ce ne sont

pas les fleurs qui, à son arrivée, ont manqué sur son passage. Toutes ses belles assurances masquaient des projets hostiles; il a déclaré la guerre à la Colonie; la Colonie s'est vue forcée de l'accepter.-Plus de compromis !

Tout cela, c'est de l'histoire coloniale.

Mais les temps ont changé, et les hommes aussi,

et aussi les Gouver neurs; car, soyons justes: quelques reproches que l'on ait été en droit d'adresser aux prédécesseurs de Sir A. Gordon, jamais l'on n'aurait pu imaginer qu'un chef en vint vis-à-vis du pays confié à ses soins, à cet excès d'antagonisme auquel nous assistons, et nous ne sommes pas convaincu que, en pareille circonstance, l'ancienne Chambre, toute disposée qu'elle fût à la déférence, cût abdiqué tout droit de remonstrances. Seulement, ce que nous croyons, c'est que, sous l'influence qui la guidait, elle eût adoptó le système båtard des compromis, et eût considéré comme un triomphe d'avoir réussi à amener un accommodement entre la Chèvre et le Chou.

Nous vous demandons où nous en serions si, aujourd'hui, une pareille politique eût été suivie.

La Chambre actuelle a compris excellemment sa position comme représentant le Corps agricole, contre qui toutes les armes semblent bonnes pour l'atteindre au cœur. Elle a pris résolument en mains la défense de la Colonie ainsi menacée; et, du premier coup, elle a conquis une autorité que le Ministre lui-même a reconnue en acceptant ce Corps comme l'adversaire désigné du Gouverneur. D'après la dépêche de Lord Kimberley du 19 Janvier, il est avéré que c'est la Chambre d'Agriculture que la Commission d'Enquête devra s'attendre à rencontrer comme portant la parole au nom du pays. Et le Ministre, assurément, est dans le vrai quand il a cotte opinion de la

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Chambre d'Agriculture; car c'est à elle qu'il incombe de rédiger un contre-Memo- randum, de répondre au réquisitoire que vous savez, de faire entendre la voix accusatrice de la Colonie à ceux qui n'ont encore entendu que la voix accusatrice de Sir A. Gordon.

Remettons-nous, pour un moment, en présenca de l'ancienne Chambre dont nous parlions tout à l'heure: comme elle eût été effarée si elle avait pu apercevoir dans l'avenir le rôle dévolu à ses successeurs, si alle ont pu prévoir la lutte ardente, sans merci, engagée contre le Gouverneur

un Gouverneur !

Tant il est vrai qu'il est maintes airconstances où les énergiques résolutions sont les meilleures conseillères, et où les chances de succès sont pour celui qui ne sait pas reculer.

Après le pamphlet signé du Sieur de Plévita viendra le tour des Mémorandums de son Excellence le Gouverneur. Lorsque les Commissaires auront pu apprécier ce que c'est que le Sieur de Plévitz, ils comprendront la profonde répugnance avec laquelle nous nous voyons contraint de mettre à côté de son nom celui du Représentant de Sa Majesté dans cette tle; mais ce n'est pas notre faute si l'acte d'accusation rédigé contra les Mauriciens se compose d'un pamphlet et de deur Memorandums, moins notre faute si ces Memorandums contiennent des informations inexactes, dont il C'est encore est de notre devoir de demander la rectification.

Nous n'avons pas à rechercher pour le moment quelles ont été les intentions de Sir A. Gordon. Nous avons simplement à enregistrer les faits, et nous regrettons d'avoir à constater qu'ils portent, tout au moins, le caractère de l'imprévoyance et de la légèreté.

Or, la Colonie ne donne pas 7,0001. par an à un Gouverneur pour qu'il se montre imprévoyant et léger. Ce sont précisément les qualités contraires qu'elle entend payer.

Nous regrettons d'avoir à le dire, mais nous répétons ici la conviction que nous avons déjà exprimée que le résultat de l'enquête sera de rendre le séjour de Maurice impossible à Sir A. Gordon.

Ce n'est pas comme à Démérura.—Un point fondamentale distingue l'enquête que nous allons voir se dérouler devant nous de celle qui a été poursuivie à Démérara.

A Démérara c'est bien du Gouvernement Métropolitain que vint l'ordre d'ouvrir une enquête, et c'est lui aussi qui désigns les Commissaires auxquels devait être confiée cette mission; mais c'est du Gouverneur même de la Colonie que ceux-ci regurent leurs pouvoirs, et c'est à lui qu'ils adressèrent leur rapport. Par cela seul la situation du pays était très nettement dessinée, et nous voyons ainsi suffissament indiquées leg relations diverses qui existaient entre les habitants, leur Gouverneur, et les Commis, saires. Les accusations partaient d'une initiative privée, et le Gouverneur était com- plètement désintéressé entre les parties. Son rôle était d'entendre les suggestions qui lui seraient faites par les Commissaires, d'exercer à cet égard un contrôle ressortissant naturellement à ses attributions, et de se livrer, en en référant au Ministre, à un' examen aussi approfondi qu'impartial de l'état de choses, tel qu'il lui était signalé par l'onquête.

On comprend sur le champ toute la distance qui sépare la position de Maurice de celle de Dómérara. Ce n'est plus à un Gouverneur désintéressé que la Commission a affaire, c'est à un Gouverneur partie en cause, des appréciations de qui il a été fait appel. Si le pamphlet du Sieur Plévitz est le point de départ apparent du procès qui nous est intenté, il n'en est pas moins vrai que c'est bien notre Gouverneur qui est notre principal accusateur, que ce sont les rapports faits par lui au Ministre qui ont servi de bases à toutes les réformes qui avaient fait l'objet de la dépêche de Lord Kimberley du 16 Décembre, réformes qui en raison de la demande de la Chambre d'Agriculture, ont été subordonnées aux résultats de l'enquête.

Le Gouverneur est donc ici plaignant, et le rôle qu'il a adopté n'a pas permis que, comme à Démérara, les Commissaires reçussent de lui leurs pouvoirs. Aussi est-ai une Commisson Royale qui a été envoyée à Maurice, et c'est au Gouvernement de la Reine que le Rapport devra être soumis. En pareil conjoncture le Gouverneur ne devient plus qu'un simple témoin, dont la déposition ne pourra être acceptée que sous toute réserve, attendu qu'il s'est déjà prononcé à l'avance sur tous les points principaux qui formeront la matière de l'enquête, et que c'est réellement entre lui et la Coloniç qu'a lieu le débat.

Nous avons cru devoir établir cette distinction capitale entre les deux Colonies; d'un côté, un Gouverneur appelé à recueillir les dires de l'enquête, sans parti-pris

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